Description
Artiste invité en résidence de création au printemps 2025 dans le cadre du programme Sillages.* Né en 1971, Andreas Kressig vit et travaille à Genève. Il est diplômé de l’Ecole Supérieure d’Art Visuel de Genève et est Docteur en Media Art de la Kyoto City University of Arts, au Japon. L’œuvre d’Andreas Kressig est de celles qui s’habitent, se donnent à vivre autant qu’à voir. À partir d’assemblages de matériel de récupération et d’objets aux provenances plurielles (pièces de charpente, structures métalliques et circuits électroniques sont autant d’œuvres en devenir), il crée des espaces dans lesquels on est conviés à entrer, tels que les véhicules, terriens ou volants… Leurs structures sont ainsi activées par l’expérience physique du public. Les travaux d’Andreas Kressig se parcourent tels les éléments d’un jeu de piste, la réutilisation des matériaux qu’il découpe, désassemble, puis réunit et reconstruit, servant de fil rouge entre les pièces. En toile de fond, son travail révèle une constante conscience écologique. Ses œuvres se nourrissent également de jeux de lumière de bougies aux surfaces réfléchissantes, de paillettes ou panneaux solaires, révélant les clairs-obscurs et les scintillements du site qui les accueille. Omen Omen est une œuvre qui se situe au croisement de deux axes principaux présents dans la région : les technologies de communication et l’héritage mégalithique. L’installation est en plus intégrée dans le paysage typique de la presqu’île Renote entre forêt maritime et chaos de granite. La présence dans les environs de grandes antennes satellites (Radome et câble sousmarin Apollo South) ainsi que de tombes funéraires (dolmen et allées funéraires) conduit notre attention vers l’infini céleste et les abysses de la Terre et des mers, un axe vertical. Le paysage lui se rattache à un champ de vision horizontal familier mais tout aussi impressionnant dû à la transfiguration de ses formes de bois ou de pierres par le vent et l’érosion. Le titre « Omen », présage une fin indéfinie, à venir. Le titre découle de sa lecture à rebours « nemO ». Un mot que l’artiste tire du « Point Nemo », un point qui définit le pôle maritime d’inaccessibilité, le point le plus éloigné de toute terre émergée. Nom inspiré du capitaine Nemo, luimême inspiré du nom que donne Ulysse au Cyclope, dont la traduction en latin est Nemo et signifie « personne ». Cette zone où justement il n’y a personne à l’horizon sert de vaste cimetière aux vaisseaux spatiaux obsolètes encore contrôlables (la station Mir y a déjà été précipitée). La pratique artistique d’Andreas Kressig se nourrit souvent de chutes industrielles, de matériaux obsolètes démontés et recomposés pour en prolonger la vie et créer un nouvel objet souvent hybride, héritage de sa mixité. L’œuvre qui consiste en un dispositif qui permet une expérience spatiotemporelle, est une installation intimement liée à son contexte de monstration et de création. Pour créer un tel dispositif sur le site choisi, une installation en plusieurs pièces épouse le terrain accidenté du site entre rochers et racines. La multiplicité d’œuvres pousse notre imagination à tisser des liens entre elles pour tenter d’apporter un sens à cet univers. Des œuvres qui retracent l’histoire de notre étrange civilisation. *Sillages est un dispositif de coopération interrégionale favorisant la résidence, la production et la diffusion multi-sites d’œuvres. Il est produit avec le concours de Lannion-Trégor Communauté, le Réseau documents d’artistes, Documents d’artistes La Réunion, Documents d’artistes Bretagne, La Station Culturelle, Finis terrae – Centre d’art insulaire, le cneai = Centre d’art et bénéficiant du soutien du ministère de la Culture.”
English
Guest artist in creative residency in spring 2025 as part of the Sillages program* Born in 1971, Andreas Kressig lives and works in Geneva. He is a graduate of the Ecole Supérieure d?Art Visuel de Genève and holds a doctorate in Media Art from Kyoto City University of Arts, Japan. Andreas Kressig?s work is one of those that can be lived in, experienced as much as seen. Using assemblies of salvaged materials and objects of various origins (structural parts, metal structures and electronic circuits are all works in progress), he creates spaces that we are invited to enter, such as vehicles, whether land or airborne? Their structures are activated by the public?s physical experience. Andreas Kressig?s works are like the elements of a treasure hunt, with the reuse of materials that he cuts up, disassembles, reassembles and rebuilds serving as a common thread between the pieces. In the background, his work reveals a constant ecological awareness. His works are also fuelled by the play of light from candles with reflective surfaces, sequins or solar panels, revealing the chiaroscuro and sparkle of the site that hosts them. Omen Omen is a work at the crossroads of two main themes in the region: communication technologies and megalithic heritage. The installation is also integrated into the typical Renote peninsula landscape of maritime forest and granite chaos. The nearby presence of large satellite antennas (Radome and Apollo South submarine cable) and funerary tombs (dolmen and funerary aisles) draws our attention to the celestial infinity and abysses of the earth and seas, a vertical axis. The landscape, on the other hand, is linked to a familiar but equally impressive horizontal field of vision, due to the transfiguration of its wooden or stone forms by wind and erosion. The title "Omen" foreshadows an indefinite end, yet to come. The title derives from its backwards reading "nemO". A word the artist takes from "Point Nemo", a point that defines the maritime pole of inaccessibility, the furthest point from any land surface. A name inspired by Captain Nemo, himself inspired by Ulysses? name for the Cyclops, whose Latin translation is Nemo and means "nobody". This zone, where there is precisely no one on the horizon, serves as a vast graveyard for obsolete spacecraft that can still be controlled (the Mir space station has already been thrown into the sea). Andreas Kressig?s artistic practice often feeds on industrial offcuts, obsolete materials dismantled and recomposed to extend their life and create a new, often hybrid object, a legacy of his mixed-use approach. The work, which consists of a device that enables a spatiotemporal experience, is an installation intimately linked to its context of display and creation. To create such a device on the chosen site, a multi-piece installation hugs the site?s uneven terrain between rocks and roots. The multiplicity of works pushes our imagination to weave links between them in an attempt to make sense of this universe. Works that trace the history of our strange civilization. *Sillages is an inter-regional cooperative program promoting residency, production and multi-site distribution of works. It is produced with the support of Lannion-Trégor Communauté, Réseau documents d?artistes, Documents d?artistes La Réunion, Documents d?artistes Bretagne, La Station Culturelle, Finis terrae ? Center d?art insulaire, cneai = Centre d?art and supported by the French Ministry of Culture.?
Deutsch
Eingeladener Künstler mit kreativem Wohnsitz im Frühjahr 2025 im Rahmen des Programms Sillages.* Andreas Kressig, geboren 1971, lebt und arbeitet in Genf. Er ist Absolvent der Ecole Supérieure d'Art Visuel in Genf und hat einen Doktortitel in Medienkunst von der Kyoto City University of Arts, Japan. Andreas Kressigs Werke sind Werke, die man bewohnen, erleben und sehen kann. Ausgehend von der Zusammenstellung von Altmaterial und Objekten unterschiedlicher Herkunft, wie Holzteilen, Metallstrukturen und elektronischen Schaltkreisen, schafft er Räume, in die wir eingeladen werden, einzutreten, wie zum Beispiel Fahrzeuge, auf der Erde oder in der Luft Ihre Strukturen werden durch die physische Erfahrung des Publikums aktiviert. Andreas Kressigs Arbeiten lassen sich wie die Elemente einer Schnitzeljagd durchlaufen, wobei die Wiederverwendung von Materialien, die er zerschneidet, zerlegt, dann wieder zusammensetzt und neu konstruiert, als roter Faden zwischen den Stücken dient. Im Hintergrund seiner Arbeit steht ein stetiges Umweltbewusstsein. Seine Werke werden auch durch das Lichtspiel von Kerzen mit reflektierenden Oberflächen, Glitter oder Solarpaneelen genährt, die das Hell-Dunkel und das Glitzern des Ortes, an dem sie entstehen, offenbaren. Omen Omen ist ein Werk, das zwei Hauptachsen in der Region verbindet: Kommunikationstechnologien und das megalithische Erbe. Die Installation ist außerdem in die typische Landschaft der Renote-Halbinsel zwischen Seewald und Granitfelsen eingebettet. Die Anwesenheit von großen Satellitenantennen (Radom und Apollo South Submarine Cable) sowie von Körpergräbern (Dolmen und Grabstraßen) in der Umgebung lenkt unsere Aufmerksamkeit auf die himmlische Unendlichkeit und die Abgründe der Erde und der Meere, eine vertikale Achse. Die Landschaft hingegen ist mit einem vertrauten, aber ebenso beeindruckenden horizontalen Blickfeld verbunden, da ihre Formen aus Holz oder Stein durch Wind und Erosion verklärt werden. Der Titel "Omen" deutet auf ein unbestimmtes Ende hin, das noch kommen wird. Der Titel leitet sich aus der Rückwärtslesung "nemO" ab. Ein Wort, das der Künstler von "Point Nemo" ableitet, einem Punkt, der den maritimen Pol der Unerreichbarkeit definiert, den am weitesten entfernten Punkt von jedem Land, das sich auf der Erde befindet. Der Name wurde von Kapitän Nemo inspiriert, der wiederum von Odysseus' Namen für den Zyklopen inspiriert wurde, dessen Übersetzung ins Lateinische Nemo ist und "niemand" bedeutet. Dieses Gebiet, in dem niemand am Horizont zu sehen ist, dient als großer Friedhof für veraltete Raumschiffe, die noch kontrolliert werden können (die Mir-Station wurde dort bereits abgestürzt). Andreas Kressigs künstlerische Praxis basiert oft auf Industrieabfällen, veralteten Materialien, die zerlegt und neu zusammengesetzt werden, um ihr Leben zu verlängern und ein neues, oft hybrides Objekt zu schaffen, das ein Erbe seiner Mischung ist. Das Werk, das aus einer Vorrichtung besteht, die eine raum-zeitliche Erfahrung ermöglicht, ist eine Installation, die eng mit ihrem Ausstellungs- und Entstehungskontext verbunden ist. Um eine solche Vorrichtung an dem gewählten Ort zu schaffen, wurde eine mehrteilige Installation errichtet, die sich an das zerklüftete Gelände zwischen Felsen und Wurzeln anpasst. Die Vielzahl der Werke regt unsere Vorstellungskraft an, Verbindungen zwischen ihnen herzustellen, um zu versuchen, einen Sinn in dieses Universum zu bringen. Die Werke erzählen die Geschichte unserer seltsamen Zivilisation. *Sillages ist ein interregionales Kooperationsprojekt, das den Aufenthalt, die Produktion und die Verbreitung von Werken an mehreren Orten fördert. Es wird mit der Unterstützung von Lannion-Trégor Communauté, dem Réseau documents d'artistes, Documents d'artistes La Réunion, Documents d'artistes Bretagne, La Station Culturelle, Finis terrae? Centre d'art insulaire, le cneai = Centre d'art und wird vom französischen Kulturministerium unterstützt
Dutch
Gastkunstenaar in creatieve residentie in het voorjaar van 2025 als onderdeel van het Sillages-programma* Andreas Kressig, geboren in 1971, woont en werkt in Genève. Hij is afgestudeerd aan de Ecole Supérieure d?Art Visuel de Genève en heeft een doctoraat in mediakunst van de Kyoto City University of Arts, Japan. Het werk van Andreas Kressig is er een om in te leven, te ervaren en te zien. Met behulp van assemblages van afgedankte materialen en objecten uit een breed scala aan bronnen (structurele onderdelen, metalen structuren en elektronische circuits zijn allemaal werken in uitvoering), creëert hij ruimtes die we worden uitgenodigd om te betreden, zoals voertuigen, zowel op het land als vliegend? Hun structuren worden geactiveerd door de fysieke ervaring van het publiek. Het werk van Andreas Kressig is als de elementen van een schattenjacht, waarbij het hergebruik van materialen die hij verknipt, uit elkaar haalt, weer in elkaar zet en reconstrueert als een rode draad door de stukken loopt. Op de achtergrond verraadt zijn werk een constant ecologisch bewustzijn. Zijn werken worden ook gevoed door het spel van licht van kaarsen met reflecterende oppervlakken, pailletten en zonnepanelen, die het clair-obscur en de schittering van de locatie waar ze staan onthullen. Omen Omen is een werk op het kruispunt van twee belangrijke thema's in de regio: communicatietechnologieën en megalithisch erfgoed. De installatie is ook geïntegreerd in het typische landschap van het schiereiland Renote, met zijn maritieme bos en granieten chaos. De aanwezigheid van grote satellietantennes (Radome en de onderzeese kabel Apollo South) en graftombes (dolmen en dodengangen) in de omgeving vestigt onze aandacht op de hemelse oneindigheid en de afgronden van de aarde en de zeeën, een verticale as. Het landschap is op zijn beurt verbonden met een vertrouwd maar even indrukwekkend horizontaal gezichtsveld, door de transfiguratie van de houten of stenen vormen door wind en erosie. De titel 'Omen' kondigt een onbepaald einde aan dat nog moet komen. De titel is afgeleid van het achterstevoren gelezen "nemO". Een woord dat de kunstenaar ontleent aan "Point Nemo", een punt dat de maritieme pool van ontoegankelijkheid definieert, het verste punt van enig landoppervlak. De naam is geïnspireerd door kapitein Nemo, zelf geïnspireerd door de naam die Odysseus aan de Cycloop gaf, waarvan de Latijnse vertaling Nemo is en "niemand" betekent. Deze zone, waar precies niemand aan de horizon te zien is, dient als een enorm kerkhof voor verouderde ruimtevaartuigen die nog bestuurd kunnen worden (het ruimtestation Mir is al in zee gegooid). De artistieke praktijk van Andreas Kressig wordt vaak gevoed door industrieel afval, verouderde materialen die worden ontmanteld en opnieuw samengesteld om hun levensduur te verlengen en een nieuw, vaak hybride, object te creëren, een erfenis van zijn gemengde erfenis. Het werk, dat bestaat uit een apparaat dat een ruimtelijk-temporele ervaring mogelijk maakt, is een installatie die nauw verbonden is met de context waarin het wordt tentoongesteld en gecreëerd. Om een dergelijk apparaat op de gekozen locatie te creëren, omarmt een installatie in verschillende delen het oneffen terrein tussen rotsen en wortels. Alleen al het aantal werken in de tentoonstelling stimuleert onze verbeelding om verbanden te leggen in een poging dit universum te begrijpen. Werken die de geschiedenis van onze vreemde beschaving traceren. *Sillages is een interregionaal samenwerkingsproject dat residentie, productie en de verspreiding van werken over verschillende locaties stimuleert. Het wordt geproduceerd met de steun van de Lannion-Trégor Communauté, het Réseau documents d'artistes, Documents d'artistes La Réunion, Documents d'artistes Bretagne, La Station Culturelle, Finis terrae ? Centre d'art insulaire, cneai = Centre d'art en ondersteund door het Franse Ministerie van Cultuur
Español
Artista invitado en residencia creativa en primavera de 2025 dentro del programa Sillages* Nacido en 1971, Andreas Kressig vive y trabaja en Ginebra. Se graduó en la Escuela Superior de Arte Visual de Ginebra y es doctor en Media Art por la Universidad de las Artes de la Ciudad de Kioto (Japón). La obra de Andreas Kressig es de esas que se viven, se experimentan tanto como se ven. Utilizando ensamblajes de materiales recuperados y objetos de muy diversa procedencia (piezas estructurales, estructuras metálicas y circuitos electrónicos son obras en curso), crea espacios en los que se nos invita a entrar, como vehículos, ya sean terrestres o voladores? Sus estructuras se activan con la experiencia física del público. La obra de Andreas Kressig es como los elementos de una búsqueda del tesoro, en la que la reutilización de los materiales que trocea, desmonta, vuelve a montar y reconstruye sirve de hilo conductor entre las piezas. En el fondo, su obra revela una constante conciencia ecológica. Sus obras también se nutren del juego de luces de velas con superficies reflectantes, lentejuelas y paneles solares, revelando el claroscuro y el brillo del lugar que las acoge. Presagio Omen es una obra que se sitúa en la encrucijada de dos temas principales de la región: las tecnologías de la comunicación y el patrimonio megalítico. Además, la instalación se integra en el paisaje típico de la península de Renote, con su bosque marítimo y su caos granítico. La presencia de grandes antenas de satélite (Radome y el cable submarino Apollo South) y de tumbas funerarias (dolmen y callejones funerarios) en las inmediaciones atrae nuestra atención hacia el infinito celeste y los abismos de la Tierra y los mares, un eje vertical. El paisaje, por su parte, está vinculado a un campo de visión horizontal familiar pero igualmente impresionante, debido a la transfiguración de sus formas de madera o piedra por el viento y la erosión. El título "Presagio" presagia un final indefinido, aún por llegar. El título deriva de su lectura al revés, "nemO". Una palabra que el artista toma de "Point Nemo", un punto que define el polo marítimo de inaccesibilidad, el punto más alejado de cualquier superficie terrestre. El nombre está inspirado en el Capitán Nemo, inspirado a su vez en el nombre que Ulises dio al Cíclope, cuya traducción latina es Nemo y significa "nadie". Esta zona, donde precisamente no hay nadie en el horizonte, sirve de vasto cementerio de naves espaciales obsoletas que aún pueden controlarse (la estación espacial Mir ya ha sido arrojada al mar). La práctica artística de Andreas Kressig se nutre a menudo de chatarra industrial, materiales obsoletos desmontados y recompuestos para alargar su vida y crear un objeto nuevo, a menudo híbrido, herencia de su herencia mestiza. La obra, que consiste en un dispositivo que permite una experiencia espacio-temporal, es una instalación íntimamente ligada a su contexto de exhibición y creación. Para crear tal dispositivo en el lugar elegido, una instalación en varias partes abraza el terreno accidentado del sitio entre rocas y raíces. El gran número de obras de la exposición incita a nuestra imaginación a tejer vínculos entre ellas en un intento de dar sentido a este universo. Obras que trazan la historia de nuestra extraña civilización. *Sillages es un programa de cooperación interregional que promueve la residencia, la producción y la difusión de obras en varios lugares. Se realiza con el apoyo de la Comunidad de Lannion-Trégor, la Red de Documentos de Artistas, Documents d'artistes La Réunion, Documents d'artistes Bretagne, La Station Culturelle, Finis terrae ? Centre d'art insulaire, cneai = Centre d'art y con el apoyo del Ministerio de Cultura francés
Italiano
Artista ospite in residenza creativa nella primavera del 2025 nell'ambito del programma Sillages* Nato nel 1971, Andreas Kressig vive e lavora a Ginevra. Si è diplomato all'Ecole Supérieure d'Art Visuel de Genève e ha conseguito un dottorato in Media Art presso la Kyoto City University of Arts, in Giappone. Il lavoro di Andreas Kressig è uno di quelli che possono essere vissuti, sperimentati tanto quanto visti. Utilizzando materiali di recupero e oggetti di varia provenienza (parti strutturali, strutture metalliche e circuiti elettronici sono tutti lavori in corso), crea spazi in cui siamo invitati a entrare, come veicoli, sia terrestri che volanti Le loro strutture sono attivate dall'esperienza fisica del pubblico. Il lavoro di Andreas Kressig è come gli elementi di una caccia al tesoro, con il riutilizzo dei materiali che taglia, smonta, rimonta e ricostruisce come filo conduttore tra i pezzi. Sullo sfondo, il suo lavoro rivela una costante consapevolezza ecologica. Le sue opere sono inoltre alimentate dai giochi di luce di candele con superfici riflettenti, paillettes e pannelli solari, che rivelano il chiaroscuro e lo scintillio del luogo che le ospita. Omen Omen è un'opera all'incrocio di due temi principali della regione: le tecnologie della comunicazione e il patrimonio megalitico. L'installazione è inoltre integrata nel paesaggio tipico della penisola di Renote, con la sua foresta marittima e il caos granitico. La presenza di grandi antenne satellitari (Radome e il cavo sottomarino Apollo Sud) e di tombe funerarie (dolmen e vicoli funerari) nelle vicinanze attira la nostra attenzione verso l'infinito celeste e gli abissi della Terra e dei mari, un asse verticale. Il paesaggio, dal canto suo, è legato a un campo visivo orizzontale familiare ma altrettanto impressionante, grazie alla trasfigurazione delle sue forme in legno o pietra ad opera del vento e dell'erosione. Il titolo "Omen" prefigura una fine indefinita, ancora da venire. Il titolo deriva dalla sua lettura al contrario "nemO". Una parola che l'artista prende da "Point Nemo", un punto che definisce il polo marittimo dell'inaccessibilità, il punto più lontano da qualsiasi superficie terrestre. Il nome è stato ispirato dal Capitano Nemo, a sua volta ispirato dal nome dato ai Ciclopi da Ulisse, la cui traduzione latina è Nemo e significa "nessuno". Questa zona, dove non c'è proprio nessuno all'orizzonte, funge da vasto cimitero per i veicoli spaziali obsoleti ancora controllabili (la stazione spaziale Mir è già stata gettata in mare). La pratica artistica di Andreas Kressig si nutre spesso di scarti industriali, materiali obsoleti smontati e ricomposti per prolungarne la vita e creare un nuovo oggetto, spesso ibrido, eredità del suo patrimonio misto. L'opera, che consiste in un dispositivo che consente un'esperienza spazio-temporale, è un'installazione intimamente legata al suo contesto di esposizione e creazione. Per creare un dispositivo del genere sul sito scelto, un'installazione in più parti abbraccia il terreno irregolare del sito tra rocce e radici. L'enorme numero di opere in mostra incoraggia la nostra immaginazione a tessere legami tra di esse nel tentativo di dare un senso a questo universo. Opere che tracciano la storia della nostra strana civiltà. *Sillages è un programma di cooperazione interregionale che promuove la residenza, la produzione e la diffusione di opere in più siti. È realizzato con il sostegno della Comunità di Lannion-Trégor, del Réseau documents d'artistes, di Documents d'artistes La Réunion, di Documents d'artistes Bretagne, di La Station Culturelle, di Finis terrae? Centre d'art insulaire, cneai = Centre d'art e con il sostegno del Ministero della Cultura francese