Description
La Maison Diamantée.
Après avoir été édifiée par de riches commanditaires d'origine espagnole et italienne, la Maison Diamantée sera habitée par de grandes familles marseillaises, puis sera morcelée à la Révolution. Parfait exemple du maniérisme en Provence, la Maison Diamantée est exceptionnelle par le décor de bossage en pointe de diamants de sa façade et les décorations de son escalier à caissons, unique à Marseille. Classée Monument Historique en 1925, elle est sauvée des destructions de 1943, et a abrité le Musée du Vieux Marseille de 1967 à 2009. Le Pavillon Daviel.
Le Palais de Justice de Marseille a été édifié au milieu du XVIIIe siècle par les frères Gérard, architectes marseillais, sur l'emplacement d'une ancienne Maison de Justice du XVIe siècle. Le bâtiment est construit en pierre rose des carrières de la Couronne et présente une façade relativement étroite mais merveilleusement harmonieuse qui emprunte " l'ordonnance simple et heureuse des maisons provençales du XVIIIe siècle ". L'avant-corps, en faible saillie, est couronné d'un fronton allégorique, l'étage noble est orné d'un splendide balcon en ferronnerie constituée de panneaux dits " à la marguerite " typiques de l'art des artisans marseillais du XVIIIe siècle. C'est depuis ce balcon qu'étaient rendues les sentences révolutionnaires, en contrebas, la guillotine était dressée sur la place. Le bâtiment est actuellement occupé par l'annexe de l'Hôtel de Ville.
La Grand'Rue marque le tracé de la principale voie antique qui est encore visible dans le Port Antique et que l'on peut suivre jusqu'à la Place de Lenche, ancienne agora. Le niveau de la voie grecque se situe à 3 mètres en dessous du niveau de la rue actuelle. Au VIe siècle avant J.C elle était déjà très animée puisqu'elle desservait les principaux édifices publics et accueillait des marchés et des activités commerciales et artisanales. Il est d'ailleurs amusant de noter que sa fonction a finalement peu changé en 26 siècles ! Différentes rues portant le nom de corporations partaient de la Grand'rue en direction du Port, lieu de toutes les activités économiques de la ville. L'Hôtel de Cabre.
A l'angle de la rue Bonneterie et de la Grand'rue se trouve l'Hôtel de Cabre. Cet hôtel particulier construit en 1535 dans un curieux mélange de styles gothique et Renaissance pour Louis Cabre, négociant et consul, est l'une des maisons les plus anciennes de Marseille. Lors de la destruction des vieux quartiers en 1943, elle a été épargnée mais pour des raisons d'urbanisme, elle fut déplacée d'un seul bloc sur vérins et tournée à 90° pour être dans l'alignement des rues actuelles. Les façades sont classées Monument Historique depuis 1941. L'Hôtel Dieu.
L'hôpital du Saint-Esprit, créé au XIIe siècle, a été agrandi au cours des siècles et regroupé avec l'hôpital Saint-Jacques de Galice au XVIe siècle. Il devient Hôtel Dieu un siècle plus tard. Sa reconstruction est alors entreprise par un neveu du célèbre architecte Hardouin-Mansart, son vaste projet ne fut que partiellement réalisé et c'est sous le Second Empire que l'Hôtel Dieu adopte sa physionomie actuelle. En effet, comme dans tous les édifices hospitaliers du XVIIIe siècle, le bâtiment était fermé sur 4 côtés et partagé en deux cours principales, une pour les femmes et une pour les hommes. L'architecte Blanchet décida d'ouvrir l'hôpital au sud et termina les deux ailes par des pavillons. Les trois étages sont ouverts par des galeries de circulation, typiques aussi de l'architecture hospitalière. Les escaliers sont l'oeuvre de Joseph-Esprit Brun et là aussi comme à l'Hôtel de Ville la stéréotomie des voûtes est remarquable et les rampes en fer forgé sont un bel exemple de la ferronnerie marseillaise du XVIIIe siècle. L'Hôtel Dieu est inscrit à l'Inventaire Supplémentaire des Monuments Historiques depuis 1963.
Depuis l'Antiquité, Marseille a toujours occupé une place importante dans la pratique médicale et la recherche scientifique et aujourd'hui encore la médecine est un des secteurs de pointe de la ville.
Sur la terrasse de l'Hôtel Dieu se trouve un buste en bronze représentant Jacques Daviel. Il était oculiste et s'illustra à Marseille pendant la peste de 1720. En 1745 il réalisa pour la première fois, à l'Hôtel Dieu, l'opération de la cataracte par extraction du cristallin. Trois ans plus tard, il était nommé oculiste du roi Louis XV. L'Eglise des Accoules.
Depuis le XIe siècle s'élève ici une petite église paroissiale dédiée à Notre-Dame des Accoules l'origine de ce nom est encore incertaine et viendrait soit des petites ancres déposées en guide d'ex-voto, soit des arceaux soutenant l'édifice. L'église fut reconstruite au XIIIe siècle ainsi que le clocher de la Tour Sauveterre qui sonnait le tocsin et convoquait le Conseil de Ville. L'ensemble fut rasé en 1794 et l'église fut rebâtie sur plan centré peu avant la Monarchie de Juillet. Sur l'emplacement de l'église primitive a été édifié un golgotha en pierre " en expiation de tous les crimes commis pendant la Révolution ". C'est également au cours du XIXe siècle qu'a été remaniée la flèche du clocher, inscrite à l'Inventaire Supplémentaire des Monuments Historiques en 1964. Le Préau des Accoules.
Au début du XVIIe siècle, les Jésuites créent l'église de Sainte-Croix et un grand collège où la jeunesse marseillaise qui se destine au négoce est formée aux langues orientales : le Collège des quatre langues. En 1701, sur décision de Louis XIV et conformément à ses volontés de développer le commerce à Marseille, l'école devient Observatoire Royal.
L'observatoire est marqué par de grands directeurs, Saint-Jacques de Silvabelle, Pezenas, Pons qui par la découverte de 37 comètes, allait donner à l'observatoire un rayonnement européen. En 1863, l'observatoire devenu trop petit fut transféré sur le plateau de Longchamp. Depuis une école s'est installée dans les anciens locaux de l'observatoire tandis que le Préau des Accoules a été aménagé dans la salle de l'Académie des Belles Lettres, Sciences et Arts, réalisée par Joseph-Esprit Brun. Ce musée est entièrement dédié aux enfants et présente des activités culturelles en relation avec les grandes expositions présentées dans les musées de Marseille.
A côté, se trouve la rue Fonderie Vieille où se trouvaient dans un premier temps les fonderies royales puis de nombreuses confréries et congrégations. En descendant " la montée des Accoules " on se rend compte du parcellaire étroit d'ancien Régime qui obligeait les propriétaires à construire leurs immeubles tout en hauteur pour compenser le manque de largeur des pièces. A remarquer la très belle ferronnerie des grilles dites " de conversation ". La Place de Lenche.
La place de Lenche est située sur l'ancienne agora grecque depuis laquelle les citoyens pouvaient surveiller les activités du port. A l'origine la place était fermée des quatre côtés et c'est au sud qu'au Ve siècle Saint-Cassien fonda le couvent des religieuses de Saint-Sauveur faisant ainsi face au monastère de Saint-Victor sur l'autre rive du port. Au VIIIe siècle, ces religieuses se coupèrent le nez pour faire horreur aux Sarrazins et échapper à leur lubricité, elles furent ainsi surnommées " desnarado ". Sous la place se trouvent les caves Saint-Sauveur qui seraient en fait les citernes de la ville grecque du IIIe siècle avant J.C, classées Monument Historique en 1840, elles sont considérées comme un monument antique intact.
Le nom de Lenche vient d'une famille corse, Lincio, qui au XVIe siècle, marqua fortement la place en y installant un atelier de corail, des magasins et en se faisant construire un somptueux hôtel particulier. En 1553, Thomas Lenche fonde la Compagnie du Corail pour exploiter le corail sur les côtes d'Algérie, et en 1561 la compagnie fonda le Bastion pour servir de base à ses opérations maritimes et commerciales (établissement qui fut à l'origine de la présence française en Algérie). Devenue l'une des plus riches familles de négociants marseillais, la famille fit par la suite de brillantes alliances qui lui valurent même en 1660 d'accueillir Louis XIV pendant son séjour à Marseille.
Sans être au centre des destructions des vieux quartiers pendant la deuxième guerre mondiale, la partie sud de la place a été démolie selon les plans des autorités allemandes durant l'hiver 1943 et des immeubles ont été reconstruits par les architectes du béton. Des échappées visuelles vers le Vieux-Port ont été ménagées et partout des sculptures témoignent de la vocation portuaire du quartier. La Vieille Charité
En 1640 le Conseil de Ville décide, selon la politique royale de " grand renfermement des pauvres " de " renfermer dans un lieu propre et choisi les pauvres natifs de Marseille ". En 1670, une association caritative au sein du Conseil des Echevins confie à Pierre Puget, architecte du roi et enfant du quartier, la réalisation d'un Hôpital Général pour accueillir les mendiants et les pauvres. Le projet piétine et c'est seulement en 1671 qu'est posée la première pierre de ce qui sera une des plus belles réalisations architecturales de Pierre Puget, mais l'ensemble ne sera terminé qu'en 1749.
Il se compose de quatre ailes de bâtiments fermés sur l'extérieur et ouverts par une galerie à 3 niveaux sur une cour rectangulaire intérieure. Les 3 niveaux rythment également la vie à l'intérieur de l'édifice en desservant de vastes espaces collectifs de travail et de vie, séparant les femmes des hommes. Au centre de la cour, la chapelle construite entre 1679 et 1707 est l'oeuvre d'architecture la plus remarquable que Pierre Puget ait pu réaliser dans sa ville natale. Cette chapelle à dôme ovoïde est le parfait exemple du pur baroque italien. La façade actuelle, laissée en attente depuis le XVIIIe siècle date de 1863, et reprend le thème de la Charité accueillant les enfants indigents, entourée des deux pélicans nourrissant leurs petits. Après la Révolution et jusqu'à la fin du XIXe siècle, la Charité devint un hospice réservé aux vieillards et aux enfants. En 1905, le bâtiment fut occupé par l'armée et servira plus tard d'abri aux plus démunis. Après la deuxième guerre mondiale, l'architecte Le Corbusier, remarque l'édifice et dénonce son état d'abandon. Voué à la démolition, il sera finalement classé Monument Historique en 1951. A partir de 1968, grâce aux lois Malraux, il sera remarquablement restauré depuis 1986, la Vieille Charité est devenue un centre pluridisciplinaire à vocation scientifique et culturelle. En effet, elle abrite le Musée d'Archéologie Méditerranéenne, le Musée des Arts Africains, Océaniens, Amérindiens (M.A.A.O.A), la Cinémathèque Le Miroir, ainsi que des salles d'expositions temporaires. Le Centre International de la Poésie de Marseille (C.I.P.M) y a également ses locaux. Située au coeur du Panier, la Vieille Charité est devenue un lieu de visite incontournable pour les touristes. La Place des Moulins.
Le site de la place des Moulins est connu depuis l'Antiquité et forme le point culminant de la vieille ville. Cette partie haute de la ville jouait un rôle défensif et des canons y étaient installés pour faire face aux agressions maritimes et terrestres. Parallèlement, la place a longtemps été occupée par des moulins dont les ailes étaient animées par le vent. En 1596, on comptait une quinzaine de moulins qui donnaient à Marseille une physionomie si particulière. Mais l'utilisation de l'eau comme force motrice allait petit à petit obliger les moulins à vent à cesser toute activité. Au XIXe siècle seuls trois moulins subsistaient dont les bases sont encore visibles de nos jours. Au milieu du XIXe siècle la ville fit raser les bâtiments existants afin de créer une place architecturalement homogène avec ses arbres, ses bancs, son jeu de boules, et plus tard son école lui conférant un caractère villageois. Sous la place, ont été créées en 1851 des citernes qui alimentaient en eau la ville. Depuis 1983, la ville de Marseille, aidée de la Commission Européenne, a entrepris la réhabilitation du Panier.
English
Behind of the City Hall, the heart of the city’s old quarter is called “The Panier” (The basket). It’s name apparently derives from the sign of the 17th century inn “Le Logis du Panier” located there. The Maison Diamantée was built by rich Spanish and Italian trading partners. It was then lived in by well-established Marseille families before it was divided up into apartments during the Revolution. The Maison Diamantée is a perfect example of Provençal mannerism with its unusual façade decorated with raised diamond-shaped tips and the decorated panelled staircase that is unique in Marseille.
At the end of the 19th Century the Maison Diamantée housed port workers and Italian immigrants. At the beginning of the 20th Century it was in a dilapidated state and set to be demolished. In 1922 it was bought by the "Art and Charity" foundation who then made the Committee of Old Marseille its owner. The Maison Diamantée became a National Heritage building in 1925 it was spared from being blown up in 1943 and since 1967 has housed the Musée de Vieux Marseille (Museum of Old Marseille). The museum undertakes to bring to the fore the city's unique qualities and historic traditions using theme-based exhibitions such as the King's galley ships, the 1720 plague, the model of the city centre built by Mr. Lavastre, traditional Marseille costume, interior decoration and furniture, santons and playing cards.
Today, the Maison Diamantée is one of the few remaining souvenirs of the old city that no longer exists, of its aristocratic dwellings in the rich quarter of the city centre that was so dependent on the sea and on commerce. Pavillon Daviel
The Palais de Justice de Marseille (Marseille Courthouse) was built in the middle of the 18th Century by the Gérard brothers who were Marseille architects. It was built on the site where a 16th Century courthouse had originally stood. The building is built in the pinkish stone from the Couronne quarries and has a façade that is relatively narrow yet perfectly harmonious and that evokes the simple and pleasant architecture of 18th Century Provençal houses. The front section of the building projects slightly outwards and is decorated with an allegorical pediment. The upper floor has a splendid wrought iron balcony comprising panels built in the "marguerite" (daisy) style that was so popular among Marseille craftsmen in the 18th Century. The sculptures of the hand of justice and the torch of Themis, the angels carrying the King's arms (damaged during the Revolution) and children carrying the Tables of the Law and the coat of arms of Marseille are all the work of the sculptor Verdiguier
During the Revolution, sentences were delivered from this balcony, under which stood the guillotine in the square below.
In the Second Empire a new Courthouse was built. From 1875 to 1893 the new building was used by the School of Medicine before it eventually became a Town Hall annexe.(Partially listed as a National Heritage Site in 1945). The Grand'Rue.
The Grand'Rue follows the ancient road that may still be seen today in the Jardin des Vestiges (Garden of Greek Remains) and that eventually opens into the Place de Lenche, the ancient Greek market place. The original Greek road lies 3 metres under the modern street level. In the 6th Century B.C. it was already a busy street that connected the various public buildings with one another and provided space for markets and local craft and business transactions. It is amusing to realise that in fact very little has changed over 26 Centuries! Various side streets named after guilds led from the Grand'Rue to the port, the centre of the city's commerce. The Hôtel de Cabre.
The Hôtel de Cabre is on the corner of Rue Bonneterie and the Grand'Rue. This private residence, that was built in 1535 in an unusual mixture of gothic and renaissance styles for the trader and Consul Louis Cabre, is one of the oldest houses in Marseille. When the old quarter was blown up in 1943 the house was saved but later lifted in one piece on jacks and rotated through 90° in order to align it with the present streets to meet with town-planning requirements. The façades have been listed as National Heritage Sites since 1941. The Hôtel Dieu
The original Saint-Esprit hospital was founded in the 12th Century. It was extended over the centuries and was joined to the Saint-Jacques de Galice hospital in the 16th Century. It eventually became the Hôtel-Dieu a century later. A nephew of the famous architect Hardouin-Mansart then undertook its reconstruction but his ambitious project was only partially completed and the Hôtel-Dieu did not attain its present appearance until the Second Empire. Like all 18th Century hospital buildings it was enclosed on all 4 sides and divided into two main courtyards, one for women and one for men. The architect Blanchet decided to open the southern façade of the hospital to create two wings that end in square pavilions. The three arcades are open to the air and form the walking galleries that are also typical features of hospital architecture of this period. The stairway is the work of Joseph-Esprit Brun and, like that of the Hôtel de Ville, is a fine example of stone vaulting. The handsome wrought iron hand-rail demonstrates the quality of ironmongers' work in Marseille in the 18th Century. The Hôtel Dieu has been included in the Inventory of Additional National Heritage Sites since 1963.
Since Antiquity Marseille has always occupied an important place in medical practice and scientific research. Medicine is still today one of the city's most technologically advanced sectors.
A bronze bust of Jacques Daviel stands in the Hôtel-Dieu forecourt. He was an eye surgeon and practised in Marseille during the 1720 plague. In 1745, while practising at the Hôtel Dieu, he carried out the world's first cataract operation involving removal of the crystalline lens. Three years later he became Louis XV's eye specialist. Accoules church.
All that has survived of the original church is the bell tower and some remains of the nave. The present church, with its circular architecture, dates from the 19th century. The parish of Accoules is one of the oldest in Marseille.
Le preau des accoules
At the beginning of the 17th Century the Jesuits founded the Eglise de Sainte-Croix (Church of the Holy Cross) and the Collège des quatre langues (School of Four Languages). The school specialised in teaching oriental languages to the young marseillais who were destined to become traders. In 1701 the school became the Royal Observatory in compliance with orders from Louis XIV and also in keeping with the King's wish to develop commerce in Marseille.
The observatory had a series of famous directors including Saint-Jacques de Silvabelle, Pezenas and Pons who discovered the existence of 37 comets and thus set the observatory on a European footing. By 1863 the observatory was considered too small and was moved to the Longchamp Palace gardens. A school has since taken over the old observatory premises while the Preau des Accoules has moved to the great hall of the Academy of Literature, Science and the Arts designed by Joseph-Esprit Brun. This museum is entirely consecrated to children and hosts theme-based cultural activities that are linked to the major exhibitions held in museums throughout Marseille.
Nearby lies the Fonderie Vieille street where originally the Royal foundries were established and later housed various guilds and monastic communities.
When you go down the Montée des Accoules, you may notice that the houses are unusually tall and narrow. This is because people were only allocated a very limited area of land on which to build they therefore had to build upwards. An unusual feature is the fine hand rail that divides the street and that was known as the "conversation" rail, so called because it enabled people to lean on the rail while chatting to the person opposite. The Place de Lenche.
The Place de Lenche is on the site of the ancient Greek market place, from which the townspeople could keep an eye on events in the port. The square was originally enclosed on all four sides and in the 6th Century Saint Cassien founded the convent of Saint-Sauveur that was built facing the Saint-Victor monastery on the opposite side of the port. In the 8th Century the nuns cut off their noses in order to disgust the Saracen invaders who were intent on raping them. They became known as desnardo (no noses) !. The Saint-Sauveur cellars that lie under the square were, in fact, the water-tanks of the Greek city in the 3rd Century B.C. . They were declared National Heritage Sites in 1840 and are considered to be ancient constructions that have remained in their original condition.
The name "Lenche" comes from that of a Corsican family, Lincio, who left their mark on the square in the 16th Century by establishing a coral-working studio and shops, and by building a sumptuous private residence. In 1553 Thomas Lenche founded the Coral Company to collect coral along the Algerian coastline and in 1561 the Bastion was founded, a company that was used as a base for the company's shipping and trading activities. The Bastion was the origin of the French presence in Algeria and the family became one of the richest in Marseille. They later married into the highest families, even earning the privilege of accommodating Louis XIV during his stay in Marseille in 1660.
Even though the square was not at the centre of the explosions that destroyed the old quarters during the Second World War, the German authorities ordered the South side to be blown up in the winter of 1943. Concrete buildings have since been built on this side of the square.
Streets leading down to the Vieux-Port have been rebuilt to provide view points and the sculptures scattered throughout the quarter are constant reminders of the area's links with the port. La Vieille Charité.
n 1640 the Town Council decided to "lock up the poor inhabitants of Marseille in a selected clean place", in compliance with the Royal policy of "enclosing the poor".
In 1670 a charity organisation within the Council of Aldermen commissioned Pierre Puget, the King's architect whose childhood was spent in the quarter, to design a Public Hospital intended to accommodate beggars and the poor. The plan was slow in taking shape and the first stone was not laid until 1671. It was to be one of Pierre Puget's most successful architectural achievements but was not, however, completed until 1749.
The building has four wings that are closed to the exterior but comprise a 3 floored-gallery on the inside that overlooks an inner rectangular courtyard. The 3 levels, forming passages between the large work and living areas, correspond to 3 floors inside the building that separated men and women.
The chapel in the centre of the courtyard was built between 1679 and 1707 and it proved to be the most remarkable piece of architecture that Pierre Puget was ever to create for his home town. This chapel with its egg-shaped dome is a perfect example of pure Italian baroque.
The present façade was not built in the 18th Century but dates from 1863. It depicts Charity taking in pauper children this group is flanked by two pelicans feeding their young.
After the Revolution, and until the end of the 19th Century, the Vieille Charité was used as a hospice for old people and children. In 1905 the building was occupied by the army and later became a shelter for the destitute. After the Second World War the architect Le Corbusier was struck by the building and called attention to its abandoned state. It had been scheduled for demolition but finally became a National Heritage building in 1951. The Malraux laws resulted in the beginning of remarkable restoration work on the Vieille Charité in 1968. Since 1986 the building has fulfilled a variety of scientific and cultural functions, housing museums and hosting temporary exhibitions. The Vieille Charité is in the heart of the Panier and is a must for every tourist visiting Marseille. The Place des Moulins
The location of the Place des Moulins has been known since Antiquity and lies at the highest point in the Panier overlooking the surrounding old town. This upper part of the town was used to defend Marseille against sea and land attacks and it was from here that the canons were fired.
For many years the square was also occupied by windmills whose sails were easily rotated by the wind in this exposed spot. In 1596, fifteen windmills could be seen, giving Marseille its characteristic appearance. However, the use of water to drive machinery gradually took over from the windmills and eventually caused them to close down. In the 19th Century only three windmills were still operating and their stone bases can still be seen today. In the middle of the 19th Century the city authorities ordered the buildings to be demolished in order to create a new square with all the buildings constructed in a more or less identical architectural style. The new Place des Moulins included trees, benches, an area for playing French bowls and, later, a school that gave it a more village-like atmosphere. In 1840 water tanks were built under the square to supply the city with water. A local organisation set up to promote the interests of the Panier is presently studying the possibility of opening a museum based around "The History of Water in Marseille".
Since 1983 the City of Marseille has been working towards rehabilitating the Panier and one of the initial phases of the plan is centred around restoring the friendly atmosphere of the Place des Moulins. The project is already well under way and the results can be seen in the buildings that have been restored, the apartments that have been rebuilt and the streets and squares that have been redesigned.
Deutsch
Le Panier ist der Name der Alter Stadt, der auf eine Herberge “Le Logis du Panier” zurückgehen soll, die sic him 17. Jarhunbdert in der heutigen “rue du Panier” befand. Das Diamantenhauses.
Den Auftrag zum Bau des Diamantenhauses (Maison Diamantée) haben reiche Italiener und Spanier gegeben. Bewohnt wurde es von einflussreichen Marseiller Familien, bis es während der Revolution aufgeteilt wurde. Das Diamantenhaus ist ein perfektes Beispiel für den provenzalischen Manierismus. Aufgrund seiner außergewöhnlichen Fassade aus roh, diamantenähnlich behauenen Steinen und den Verzierungen an seiner Treppe ist es einzigartig in Marseille. Ende des 19. Jahrhunderts wurden Hafenarbeiter und italienische Einwanderer in dem Gebäude untergebracht.
Anfang des 20. Jahrhunderts sollte das baufällig gewordene Haus abgerissen werden. Der Verein „Art et Charité“ (Kunst und Wohltätigkeit) ersteht es jedoch im Jahr 1922 und vermacht es dem „Comité du Vieux-Marseille“ (Altstadtkomitee).
Das 1925 unter Denkmalschutz gestellte Haus entgeht den Zerstörungen von 1943 und beherbergt seit 1967 das Musée du Vieux-Marseille (Museum des alten Marseille). Das Museum ist darum bemüht, die Identität und die Traditionen der Stadt anhand von bestimmten Themen, wie die Galeeren des Königs René, die Pest von 1720, der Plan von Lavastre, die Trachten von Marseille, Möbel, Santons und Spielkarten, zu vermitteln.
Das Diamantenhaus ist heute somit ein selten gewordener Zeuge vergangener Zeiten in Marseille und der reichen Patrizierhäuser dieses Seehändlerviertels.
er Pavillon Daviel (seit 1945 teilweise unter Denkmalschutz)
Der Justizpalast von Marseille wurde Mitte des 18. Jahrhunderts von den Marseiller Architektenbrüdern Gérard anstelle eines alten Gerichts aus dem 16. Jahrhundert errichtet. Das Gebäude wurde mit rosafarbenem Stein aus den Steinbrüchen von La Couronne erbaut und hat eine relativ schmale, aber dafür umso gelungenere Fassade im schlichten Stil der provenzalischen Häuser des 18. Jahrhunderts. Der schmale Vorbau ist von einem allegorischen Giebeldreieck gekrönt, die Belle Etage mit einem prächtigen Balkon aus Schmiedeeisen im für das Marseille des 18. Jahrhunderts typischen Margeritenstil verziert. Die von Verdiguier geschaffenen Skulpturen symbolisieren die Hand der Justitia (Göttin des Gerechtigkeit) und die Fackel der Themis (Göttin der Rechtsordnung), die Engel präsentieren die (während der Revolution beschädigten) Waffen des Königs und die Kinder die Tafeln des Gesetzes sowie das Stadtwappen.
Während der Revolution wurden die Urteile von diesem Balkon aus verkündet, unter dem die Guillotine wartete… Während des Second Empire (1850 – 1872) wurde ein neuer Justizpalast erbaut. Der alte Justizpalast beherbergte von 1875 bis 1893 die Medizinschule und wurde anschließend dem historischen Rathaus angegliedert.
Die Grand’Rue folgt dem Verlauf der antiken Hauptstraße, die man noch heute im Jardin des Vestiges (Ausgrabungspark) besichtigen kann, und die bis zum Place de Lenche führte, dem ehemaligen Marktplatz (der hellenistischen Agora). Die von den Phokäern gebaute Straße liegt etwa 3 Meter unter der heutigen Straße. Bereits im 6. Jahrhundert vor Christus war die Straße äußerst belebt, da sie die wichtigsten öffentlichen Einrichtungen miteinander verband, und an ihrem Rand Händler und Handwerker ihrer Beschäftigung nachgingen und Märkte abgehalten wurden. Das ist auch noch nach 2 600 Jahren so! Von der Grand'Rue führten Straßen, welche die Namen der verschiedenen Zünfte trugen, zum Hafen, dem wirtschaftlichen Zentrum der Stadt. Der Hôtel de Cabre.
An der Kreuzung der Rue Bonneterie und der Grand’Rue steht der Stadtpalast Hôtel de Cabre. Erbaut wurde er 1535 in einem kuriosen Stil, der Elemente der Gothik und der Renaissance miteinander vermischte, im Auftrag des Händlers und Konsuls Louis Cabre. Das Hôtel de Cabre zählt zu den ältesten Gebäuden von Marseille. Bei der Zerstörung der Altstadt im Jahr 1943 blieb der Stadtpalast zwar verschont, wurde aber später aus städtebaulichen Gründen mithilfe von Winden komplett um 90 ° verschoben, damit er parallel zum heutigen Straßenverlauf steht. Die Fassaden stehen seit 1941 unter Denkmalschutz. Das Hôtel Dieu
Das aus dem 12. Jahrhundert stammende Krankenhaus Hôpital du Saint-Esprit wurde im Laufe der darauffolgenden Jahrhunderte vergrößert, und im 16. Jahrhundert mit dem Krankenhaus Hôpital Saint-Jacques de Galice zusammengelegt, um ein Jahrhundert später zum Hôtel-Dieu zu werden, dem zentralen Krankenhaus der Stadt. Der Umbau wurde von einem Neffen des berühmten Architekten Hardouin-Mansart begonnen, dessen ehrgeiziges Projekt jedoch nur teilweise realisiert wurde. Das Hôtel-Dieu wie wir es heute kennen, entstand unter dem Second Empire (1852 – 1870). Vorher war es wie alle Krankenhäuser des 18. Jahrhunderts nach allen vier Außenseiten hin abgeschlossen und verfügte über 2 große, voneinander getrennte Innenhöfe, einen für Frauen und einen für Männer. Der Architekt Blanchet entschied, den Gebäudekomplex nach Süden hin zu öffnen und die Flügel im Osten und Westen mit Pavillons abzuschließen. Die drei Etagen verfügen über die für den Krankenhausbau dieser Epoche typischen Galerien. Die Treppen wurden von Joseph-Esprit Brun geschaffen. Genau wie beim historischen Rathaus auch, sind die Gewölbe bemerkenswert und die Schmiedearbeiten ein gelungenes Beispiel der Marseiller Schmiedekunst im 18. Jahrhundert. Das Hôtel-Dieu steht seit 1963 unter Denkmalschutz.
Marseille belegt heute wie auch bereits in der Antike eine Führungsposition in den Bereichen Forschung und Medizin.
Auf der Terrasse des Hôtel-Dieu steht eine Bronzebüste von Jacques Daviel, dem berühmten Augenarzt, der sich während der Pest im Jahr 1720 verdient gemacht hatte. 1745 operierte er im Hôtel-Dieu zum erst Mal den grauen Star durch die Entfernung der getrübten Linse. Drei Jahr später wurde er zum Augenarzt von Ludwig XV ernannt. Kirche Accoules
Seit dem 11. Jahrhundert steht an dieser Stelle eine kleine Gemeindekirche. Die Herkunft ihres Namens ist ungewiss einige behaupten er sei von den Votivgaben, kleinen Ankern, abgeleitet, andere meinen, er stamme von den Bögen, die den Kirchenbau trugen. Die Kirche wurde im 13. Jahrhundert neu erbaut, wie auch der Glockenturm Sauveterre, dessen Glocken vor Gefahr warnten und den Stadtrat einberiefen. Der Kirchenkomplex wurde im Jahr 1794 abgerissen und kurz vor der Julimonarchie (1830 – 1848) entstand eine neue Kirche. Anstelle der ehemaligen einfachen Kirche entstand ein Golgotha aus Stein zur „Sühne aller während der Revolution begangenen Sünden“. Im Laufe des 19. Jahrhunderts wurde ebenfalls die Spitze des Glockenturms überholt, welcher 1964 unter Denkmalschutz gestellt wurde.
Observatorium – Préau des Accoules
Anfang des 17. Jahrhunderts gründeten die Jesuiten die Kirche Sainte-Croix sowie ein großes Kollegium, in dem sie die Marseiller Jugend in Sprachen ausbildeten, welche diese für den Handel mit dem Orient brauchten – das Collège des quatre langues (Kollegium der vier Sprachen). 1701 wurde die Schule gemäß der Entscheidung Ludwigs XIV., der den Handel in Marseille ausbauen wollte, außerdem zum Königlichen Observatorium (Observatoire Royal).
Das Königliche Observatorium wurde von großen Direktoren geleitet, wie Saint-Jacques de Silvabelle, Pezenas und Pons, welcher 37 neue Kometen entdeckte und so dem Observatorium europäischen Ruf schenkte. Die Räumlichkeiten des Observatoriums reichten im Jahre 1863 nicht mehr aus, so dass es auf die Anhöhe von Longchamp verlegt wurde. Das ehemaligen Observatorium wurde unter der Leitung von Joseph-Esprit Brun zum Sitz der Académie des Belles Lettres, Sciences et Arts verwandelt, in dem sich heute das Museum Préau des Accoules befindet. Dieses Museum ist ausschließlich den Kindern gewidmet und organisiert kulturelle Aktivitäten, die auf die Ausstellungen der anderen Museen von Marseille abgestimmt sind.
Gleich nebenan, in der Rue Fonderie Vieille, befanden sich ehemals die königlichen Eisengießereien sowie zahlreiche Zünfte und Orden.
Wenn Sie die steile Gasse der „Montée des Accoules“ heruntergehen, wird Ihnen auffallen, wie das Ancien Régime die Grundeigentümer dazu gezwungen hatte, in die Höhe zu bauen, da ihnen jeweils nur sehr wenig Platz zugeteilt war. Achten Sie auch auf die schönen Kunstschmiedearbeiten. Der Place de Lenche
An der Stelle des heutigen Platzes befand sich ehemals der Marktplatz der griechischen Stadt, von dem aus die Einwohner das Geschehen im Hafen mitverfolgen konnten. Ursprünglich war der Platz zu allen vier Seiten hin geschlossen. Im 5. Jahrhundert gründete der Heilige Johannes Cassianus an der Südseite ein Nonnenkloster, das somit der Abtei von Saint-Victor auf der anderen Seite des Hafens genau gegenüber lag. Im 8. Jahrhundert schnitten sich die Nonnen ihre Nasen ab, um den Sarazenen Furcht einzuflößen und deren Lüsternheit zu entgehen und wurden daher im Volksmund "desnarado" (die ohne Nasen) genannt. Unter dem Platz liegen die Gewölbe von Saint-Sauveur, bei denen es sich eigentlich um aus dem 3. Jh. v. Chr. stammenden Zisternen der altgriechischen Stadt handeln soll, die seit 1840 unter Denkmalschutz stehen und als intaktes Denkmal aus der Antike gelten.
Der Platz wurde nach einer korsischen Familie benannt, Lincio, die das Leben des Platzes im 16. Jahrhundert durch die Eröffnung von Geschäften und einer Werkstatt, in der Korallen verarbeitet wurden, sowie den Bau eines prunkvollen Stadtpalastes weitgehend bestimmte. 1553 gründete Thomas Lenche die Compagnie du Corail, die die Korallenvorkommen vor der Küste Algeriens ausbeutete. 1561 gründete diese Compagnie eine Bastion in Algerien, die als Basis für ihre Aktivitäten diente (diese Bastion begründete die französische Präsenz in Algerien). Zu einer der reichsten Händlerfamilien aufgestiegen, die zudem vorteilhafte Verbindungen knüpfte, wurde ihr 1660 sogar die Ehre zuteil, Ludwig XIV. bei seinem Besuch in Marseille zu empfangen.
Zwar lag der Platz nicht im Zentrum der während des zweiten Weltkriegs zerstörten Altstadtviertel, die Südseite des Platzes wurde im Winter 1943 aber dennoch nach den Plänen der deutschen Behörden demoliert, um Platz für moderne Betonbauten zu machen. Die Durchblicke auf den Alten Hafen, wie auch zahlreiche Skulpturen zeugen vom maritimen Charakter dieses Stadtviertels. Die Vieille Charité
1640 entschied der Stadtrat, dem königlichen Beispiel der „großen Einschließung der Armen“ zu folgen und die Armen von Marseille in einem dazu bestimmten Ort einzuschließen.
1670 wurde der Architekt des Königs, Pierre Puget, der im Marseiller Viertel Le Panier aufgewachsen ist, von einer wohltätigen Gemeinschaft von Magistratsbeamten mit dem Bau eines Armenhauses beauftragt. Das Projekt stockte jedoch und der Grundstein zu dem Bauwerk, das zu den schönsten Werken von Pierre Puget zählt, wurde erst im darauffolgenden Jahr gelegt. Fertiggestellt wurde das Gebäude erst 1749.
Die „Vieille Charité“, wie das Armenhaus später benannt wurde, besteht aus vier Gebäudeflügeln. Nach außen hin bilden sie eine geschlossene Einheit, zum rechteckigen Innenhof hin öffnen sie sich jedoch mit einer dreistöckigen Galerie. Die drei Stockwerke spiegelten gleichzeitig das Leben der Insassen des Armenhauses wieder: ein Männer- und ein Frauentrakt, sowie ein Bereich mit großen Arbeits- und Aufenthaltsräumen.
In der Mitte des Innenhofs steht eine Kapelle, die zwischen 1679 und 1707 erbaut wurde und das architektonische Werk von Pierre Puget in Marseille krönt. Die Kapelle mit der ellipsenförmigen Kuppel ist im reinsten italienischen Barockstil erbaut. Die Fassade aus dem 18. Jahrhundert blieb bis 1863 unvollendet. Sie behandelt das Thema der Caritas, die bedürftige Kinder aufnimmt und von zwei Pelikanen umgeben ist, die ihre Jungen füttern.
Nach der Revolution wurde die Charité bis zum Ende des 19. Jahrhunderts als Hospiz für bedürftige Alte und Kinder genutzt. 1905 wurde das Gebäude von der Armee genutzt und diente später den Bedürftigen als Obdach. Nach dem zweiten Weltkrieg bemerkte der Architekt Le Corbusier das Gebäude und prangerte den traurigen Zustand des ungenutzten Gebäudes an. 1951 wurde die zum Abriss bestimmte Vieille Charité gerettet und unter Denkmalschutz gestellt. Dank der von Malraux erlassenen Gesetze wurde sie ab 1968 restauriert. 1986 wurde die Vieille Charité zu einem interdisziplinären Zentrum der Kultur und Wissenschaft, in dem nicht nur Museen beherbergt sind, sondern auch Sonderausstellungen gezeigt werden. Im Herzen des alten Stadtviertels Le Panier gelegen, ist die Vieille Charité heute außerdem eine unumgängliche Sehenswürdigkeit. Der Place des Moulins.
Die Anhöhe des heutigen Place des Moulins, der höchste Punkt der Altstadt, ist seit der Antike ein Begriff. Sie spielte eine wichtige Rolle bei der Verteidigung gegen Angriffe vom Meer und vom Land, und zeitweise waren dort Kanonen aufgestellt.
Gleichzeitig standen auf diesem Platz Windmühlen, woran sein Name auch heute noch erinnert. 1596 zählte man hier 15 Mühlen, die der Stadt Marseille eine unverwechselbare Physiognomie verliehen. Bedingt durch das Aufkommen von mit Wasser betriebenen Mühlen mussten die Windmühlen jedoch nach und nach den Betrieb einstellen. Im 19. Jahrhundert gab es nur noch drei Windmühlen, deren Fundamente bis heute sichtbar sind. Mitte des 19. Jahrhunderts wurden die alten Gebäude komplett abgerissen, und ein Platz mit architektonisch homogenen Gebäuden, Bäumen, Bänken und Boule-Platz wurde angelegt, dem später noch eine Schule hinzugefügt wurde, wodurch er seinen Dorfplatzcharakter erhielt. 1840 wurden unter dem Platz Zisternen angelegt, welche die Stadt mit Wasser versorgten. Die Stadtviertelinitiative "Comité d'Intérêt de Quartier" des Panier plant gegenwärtig ein Museum zur Geschichte des Wassers in Marseille.
Seit 1983 wird das Stadtviertel Le Panier saniert, und ein guter Teil des Lebens spielt sich inzwischen wieder auf dem Place des Moulins ab.
Dutch
De oude stad, de Panier-wijk.
In deze wijk van smalle, kronkelige straatjes, aan de noordkant van de Vieux-Port, bevinden zich de oudste monumenten van Marseille vanaf de Grieks-Romeinse tijd tot nu (Maison Diamantée, la Vieille Charité, l’Hôtel Dieu…). De wijk, die op dit moment gerenoveerd wordt, trekt veel ambachtslieden aan en beleeft een nieuwe bloei (Santons ateliers, zeepwinkeltjes, chocolaterieën, pottenbakkerijen…).
Vieille Charité.
Dit 17de eeuwse gebouwencomplex was bestemd voor onderdak aan de armen. in het midden hiervan staat een barokke, neoklassieke kapel ontworpen door de architect Pierre Puget. De gebouwen zijn gerenoveerd en vormen nu een polycultureel centrum met meerdere musea.
Español
El centro de la ciudad antigua se llama "Le Panier". Esta denominación viene del nombre de una fonda, " Le Logis du Panier " que estaba situada en el siglo XVII en la actual calle del Panier.. Maison Diamantée.
Después de haber sido construida por ricos propietarios de origen español e italiano, la Maison Diamantée pasó a estar habitada por grandes familias marsellesas más tarde se dividió, durante la Revolución. Ejemplo perfecto del manierismo en Provenza, la Maison Diamantée es excepcional tanto por el decorado de almohadillados en forma de punta de diamante de su fachada, como por las decoraciones en forma de artesonado de su escalera, única en Marsella. A finales del siglo XIX, acogerá a los trabajadores del puerto y a inmigrantes italianos.
A comienzos del siglo XX, la casa estaba en muy mal estado, y parecía que su destino no podía ser otro que la demolición. La asociación “Art et Charité” la recompra en 1922, y la dona a la Comisión de la Vieja Marsella. Declarada Monumento Histórico en 1925, se salvó de las destrucciones de 1943, y desde 1967 acoge el Museo de la Vieja Marsella. Alrededor de algunos grandes temas –las galeras del rey, la peste de 1720, el plan Lavastre, el traje marsellés, el mobiliario, las figuritas de Navidad y los naipes, el Museo se dedica a evocar la identidad y las tradiciones de la ciudad en diferentes épocas.
La Maison Diamantée es hoy uno de los raros símbolos de la ciudad vieja que desapareció, y de las viviendas patricias del rico barrio del Corps de Ville, dedicado al mar y a los negocios. El Pabellón Daviel (Parcialmente declarado Monumento Histórico en 1945)
El Palacio de Justicia de Marsella fue edificado a mediados del siglo XVIII por los hermanos Gérard, arquitectos marselleses, sobre el antiguo emplazamiento de una vieja Casa de Justicia del siglo XVI. El edificio está construido a base de piedra rosada, procedente de las canteras de la Corona, y presenta una fachada relativamente estrecha, pero maravillosamente armoniosa, que toma prestado “el orden sencillo y feliz de las casas provenzales del siglo XVIII”. El saledizo, de poca profundidad, se ve coronado por un frontón alegórico, mientras que la planta noble está adornada con un espléndido balcón de forja constituido por paneles de los denominados “en margarita”, típicos del arte de los artesanos marselleses del siglo XVIII. Las esculturas, que representan la mano de la justicia y la antorcha de Temis, los angelotes que presentan las armas del rey (que fueron destrozados durante la Revolución Francesa) y los niños que presentan las Tablas de la Ley y el escudo de Marsella son obra del escultor Verdiguier.
Es desde ese balcón desde donde se proclamaban las sentencias revolucionarias abajo, la guillotina se alzaba sobre la plaza… En la época del Segundo Imperio se construyó un nuevo Palacio de Justicia, y a partir de 1875, y hasta el año 1893, la Escuela de Medicina ocupó el edificio, que más tarde pasó a ser un anexo del Ayuntamiento. Grand Rue.
La Grand’Rue marca el trazado de la principal vía antigua, que todavía es visible en el Jardín de los Vestigios, y que se puede seguir hasta la Plaza de Lenche, donde se encontraba el ágora. El nivel de la vía griega se sitúa a 3 metros por debajo del nivel de la calle actual. En el siglo VI a. C. esta vía ya era una calle muy animada, puesto que daba acceso a los principales edificios públicos, y acogía mercados y actividades comerciales y artesanales. Por otra parte, tiene gracia saber que su función ha cambiado poco en 26 siglos. Una serie de calles que llevaban el nombre de las corporaciones de la ciudad salían de la Grand’rue en dirección del Puerto, lugar donde se llevaban a cabo todas las actividades económicas de la ciudad.
Hôtel de Cabre.
En la esquina de la calle de la Bonneterie y la Grand’rue se encuentra el Hôtel de Cabre. Este palacete, construido en 1535 en una curiosa mezcla de estilos gótico y renacimiento, por Louis Cabre, negociante y cónsul, es una de las casas más antiguas de Marsella. Cuando se destruyeron los viejos barrios en 1943, esta casa se libró, pero por razones de urbanismo fue desplazada en una sola pieza sobre gatos hidráulicos, y se giró 90º para alinearla con las calles actuales. Las fachadas fueron declaradas Monumento Histórico en 1941. Hôtel Dieu
El hospital del Saint-Esprit, creado en el siglo XII, fue ampliado a lo largo de los siglos, y se unió al hospital Saint-Jacques de Galice en el siglo XVI. Se convirtió en el Hôtel-Dieu un siglo más tarde. Su reconstrucción fue llevada a cabo entonces por un sobrino del célebre arquitecto Hardouin-Mansart su vasto proyecto no se realizó más que de manera parcial, y no es hasta la época del Segundo Imperio cuando el Hôtel-Dieu adoptará su fisonomía actual. En efecto, como en todos los edificios hospitalarios del siglo XVIII, el edificio estaba cerrado por los cuatro lados, y repartido en dos patios principales, uno para las mujeres y otro para los hombres. El arquitecto Blanchet decidió abrir el hospital al sur, y terminó las dos alas con pabellones. Los tres pisos se abren a galerías de circulación, típicas también de la arquitectura de hospitales. Las escaleras son obra de Joseph-Esprit Brun y, como en el Ayuntamiento, es de admirar la estereotomía de las bóvedas, y las rampas en hierro forjado son un bello ejemplo de la forja marsellesa del siglo XVIII. El Hôtel-Dieu está inscrito en el Inventario Suplementario de los Monumentos Históricos desde 1963.
Desde la Antigüedad, Marsella ha venido ocupando siempre un lugar importante en la práctica médica y en la investigación científica, y todavía hoy la medicina es uno de los sectores punta de la ciudad.
Sobre la terraza del Hôtel-Dieu se encuentra un busto en bronce que representa a Jacques Daviel. Era un oculista que se hizo ilustre en Marsella durante la peste de 1720. En 1745 realizó por primera vez en el mundo, en el Hôtel-Dieu, una operación de cataratas por extracción del cristalino. Tres años más tarde fue nombrado oculista del rey Luis XV. Iglesia de los Accoules.
Desde el siglo XI se levanta aquí una pequeña iglesia parroquial dedicada a Notre-Dame des Accoules el origen de ese nombre todavía se desconoce, dándose la hipótesis de que provenga de las pequeñas anclas depositadas allí a guisa de exvoto, o bien de los arcos de bóveda que sostienen el edificio. En el siglo XIII se reconstruyó la iglesia, así como el campanario de la Tour Sauveterre, que tocaba a rebato y convocaba al Concejo de la Ciudad. El conjunto fue arrasado en 1794, y la iglesia se reconstruyó sobre una planta central poco antes de la época de la Monarquía de Julio. En el antiguo emplazamiento de la iglesia primitiva se edificó un gólgota de piedra “en expiación de todos los crímenes cometidos durante la Revolución”. Igualmente, durante el siglo XIX se rehizo la aguja del campanario, que se encuentra inscrita en el Inventario Suplementario de Monumentos Históricos en 1964.
Le Préau des Accoules.
En 1863 el observatorio, que se había quedado demasiado pequeño, fue trasladado a la cumbre de Longchamp. Desde entonces, se instaló en los antiguos locales del observatorio una escuela, mientras que el Préau des Accoules fue rehabilitado en la sala de la Academia de Bellas Artes, Letras y Ciencias, realizada por Joseph-Esprit Brun. Este museo está dedicado en su totalidad a los niños, y presenta una serie de actividades culturales relacionadas con las grandes exposiciones que se presentan en los museos de Marsella. La plaza de Lenche.
La plaza de Lenche está situada sobre el emplazamiento de la antigua ágora griega, desde la cual los ciudadanos podían vigilar las actividades del puerto. En su origen, la plaza estaba cerrada por sus cuatro lados, y en el siglo V San Casiano fundó en el lado sur un convento para las religiosas de San Salvador, dando de frente, así, con el monasterio de Saint Victor, en la otra orilla del puerto. En el siglo VIII, estas religiosas se cortaron la nariz para horrorizar a los sarracenos y poder escapar así de su lubricidad por este motivo recibieron el nombre de “desnarado”. Bajo la plaza están las cuevas de San Salvador, que serían de hecho las cisternas de la ciudad griega del siglo III a. C. declaradas como Monumento Histórico en 1840, están consideradas como un monumento intacto de la Antigüedad.
El nombre de Lenche viene de una familia corsa, los Lincio, que durante el siglo XVI dejó un fuerte rastro sobre la plaza, en donde instalaron un taller de coral, algunas tiendas y donde también se hicieron construir un suntuoso palacete. En 1553, Thomas Lenche funda la Compañía del Coral, para explotar el coral sobre las costas de Argelia, y en 1561 la Compañía fundó el Bastión, para servir de base a sus operaciones marítimas y comerciales (se trata de un establecimiento que puede considerarse el inicio de la presencia francesa en Argelia). Convertida en una de las más ricas familias de comerciantes marselleses, la familia estableció a continuación una serie de brillantes alianzas matrimoniales, que incluso le valieron en 1660 el honor de recibir a Luis XIV durante su estancia en Marsella.
Sin estar en el centro de las destrucciones de los Barrios Viejos ocurrida durante la segunda guerra mundial, la parte sur de la plaza fue demolida según los planes de las autoridades alemanas durante el invierno de 1943, y en su lugar se reconstruyeron inmuebles por los arquitectos del hormigón. Se abrieron perspectivas hacia el Puerto Viejo, y por todas partes se colocaron estatuas, para testimoniar la vocación portuaria del barrio. La antigua Charité
En 1640 el Concejo de la Ciudad decide, siguiendo la política real de “gran encierro de los pobres”, “encerrar en un lugar limpio y escogido a los pobres nativos de Marsella”.
En 1670, una asociación caritativa perteneciente al Consejo de los regidores confió a Pierre Puget, arquitecto del rey e hijo del barrio, la realización de un Hospital General para acoger a los mendigos y a los pobres. El proyecto no se llevará a cabo, y no es hasta 1671 cuando se pone la primera piedra de lo que terminará siendo una de las más bellas obras arquitectónicas de Pierre Puget, pero el conjunto no será terminado hasta 1749.
Se compone de cuatro alas de edificios cerradas al exterior y abiertos por una galería a 3 niveles sobre el patio rectangular del interior. Los tres niveles reparten también el ritmo de la vida en el interior del edificio, dando acceso a vastos espacios colectivos, tanto para trabajar como para vivir, separando siempre las mujeres de los hombres.
En el centro del patio, la capilla construida entre 1679 y 1707 constituye la obra arquitectónica de mayor importancia que Pierre Puget realizó nunca en su ciudad natal. Esta capilla de cúpula ovoidal es un ejemplo perfecto del más puro barroco italiano. La fachada actual, que quedó sin terminar desde el siglo XVIII, data de 1863, y retoma el tema de la Caridad acogiendo a los niños indigentes, rodeada por dos pelícanos que alimentan a sus crías.
Tras la Revolución Francesa, y hasta finales del siglo XIX, la Charité fue un hospicio reservado a los ancianos y a los niños. En 1905, el edificio fue ocupado por el ejército, y más tarde servirá de abrigo a los más pobres. Tras la segunda guerra mundial, el arquitecto Le Corbusier llama la atención sobre el edificio, y denuncia su estado de abandono. Destinado a la demolición, finalmente será declarado Monumento Histórico en 1951. A partir de 1968, gracias a las leyes Malraux, será restaurado de forma admirable desde 1986, la antigua Charité es un centro multidisciplinar de vocación científica y cultural, que alberga museos y que recibe exposiciones itinerantes. Situado en el centro mismo del barrio del Panier, se ha convertido en un lugar de visita imprescindible para los turistas. La plaza des Moulins.
El emplazamiento de la plaza des Moulins se conocía desde la Antigüedad, y forma el punto culminante de la vieja ciudad. Esta parte alta de la ciudad jugaba un papel defensivo, y en él se instalaron cañones para hacer frente a las agresiones marítimas y terrestres.
Paralelamente, la plaza fue ocupada durante mucho tiempo por molinos, cuyas aspas eran movidas por el viento. En 1596 todavía se contaban una quincena de molinos, que daban a Marsella una fisonomía muy particular. Pero la utilización del agua como fuerza motriz iba a obligar a los molinos a abandonar poco a poco su actividad. En el siglo XIX solamente tres molinos subsistían, cuyos cimientos todavía se pueden ver en nuestros días.
A mediados del siglo XIX, la ciudad hizo arrasar los edificios existentes, con el objeto de crear una plaza arquitectónicamente más homogénea, con sus árboles, su campo de bolos, y más tarde su escuela, que le confería un aspecto pueblerino. Bajo la plaza fueron creadas, en 1849, unas cisternas que suministraban agua a la ciudad. La Comisión de Interés por el Barrio del Panier estudia actualmente un proyecto de Museo sobre “la Historia del agua en Marsella”.
Desde 1983, la ciudad de Marsella ha emprendido la rehabilitación del Barrio del Panier, y una fase inicial de los trabajos se ha dedicado a devolver a la plaza des Moulins su aspecto amable.
Italiano
È sulla riva nord del Vecchio Porto che si trova il sito di fondazione di Marsiglia, dove i Focei si insediarono nel 600 a.C. su tre collinette: Saint-Laurent, Les Moulins e Les Carmes. Il cuore del centro storico si chiama "Panier": tale nome proviene dall'insegna di un albergo, "Le Logis du Panier ", situato nel XVII°secolo nell'attuale Rue du Panier. Partite alla scoperta del quartiere più antico della Francia seguendo il tracciato rosso segnato a terra: tale percorso, costellato di lastre in lava smaltata, consente di scoprire il fascino e l'atmosfera di questo angolo così pittoresco di Marsiglia.
La "Casa dei Diamanti"
Dopo essere stata fatta costruire da ricchi committenti di origine italiana e spagnola, la Maison Diamantée – la "Casa dei Diamanti" – sarà abitata da grandi famiglie marsigliesi, poi sarà frazionata durante la Rivoluzione. Perfetto esempio del manierismo in Provenza, la Maison Diamantée è eccezionale per il decoro di bugnato a punte di diamanti della sua facciata e le decorazioni della scala a cassettoni, unica a Marsiglia.
Alla fine del XIX° secolo, ospiterà i lavoratori del porto e gli immigrati italiani. All’inizio del XX° secolo, è in grave degrado e prossima alla demolizione. L’associazione «Arte e Carità» l'acquista nel 1922 e lascia in donazione al Comitato della Vecchia Marsiglia. Classificata Monumento Storico nel 1925, è salvata dalle distruzioni del 1943, e ospita dal 1967 il Museo della Vecchia Marsiglia. Attorno a grandi temi, le galere del Roy, la peste del 1720, il piano urbanistico Lavastre, i costumi marsigliesi, il mobilio, i presepi e le carte da gioco, il museo ha l'obbiettivo di rievocare l’identità e le tradizioni della città in diverse epoche.
La Maison Diamantée è di fatto, oggi, uno dei rari simboli dell’antica città scomparsa e delle dimore patrizie del ricco quartiere del cuore della città, votato al mare e al commercio.
Padiglione Daviel (Classificato parzialmente Monumento Storico nel 1945).
Il Palazzo di Giustizia di Marsiglia è stato edificato nella metà del XVIII° secolo dai fratelli Gérard, architetti marsigliesi, sul luogo di un’antica Casa di Giustizia del XVI° secolo. L’edificio è costruito in pietra rosa delle cave della Couronne e presenta una facciata relativamente stretta ma meravigliosamente armonica che richiama «l’ordine semplice e felice delle case provenzali del XVIII° secolo». L’avancorpo, leggermente sporgente, è sormontato da un frontone allegorico, il piano nobile è ornato da uno splendido balcone in ferro battuto costituito da pannelli detti «a margherita» tipici dell’arte degli artigiani marsigliesi del XVIII° secolo. Le sculture che rappresentano la mano della giustizia e la Torcia di Thémis, i putti che porgono le insegne del re (danneggiate durante la Rivoluzione) e i bambini che presentano la tavola della legge e lo stemma di Marsiglia sono l’opera dello scultore Verdiguier.
E’ da questo balcone che venivano rese note le sentenze rivoluzionarie, mentre la ghigliottina sorgeva sulla piazza …. Sotto il Secondo Impero un nuovo Palazzo di Giustizia fu costruito a partire dal 1875 e fino al 1893 la Scuola di Medicina occupò l’edificio che più tardi fu annesso al Municipio.
La Grand’Rue segue il tracciato della principale strada antica che è ancora visibile nel Giardino delle Vestigia e che si può seguire fino alla Place de Lenche, l'antica agorà, ovvero la piazza della città greca. Il livello della via greca si trova 3 m. al di sotto del livello della strada attuale. Nel VI secolo a. C. era già molto animata poiché collegava i principali edifici pubblici ed era luogo di mercati e attività commerciali e artigianali. Ed è davvero divertente notare che la sua funzione non è molto cambiata nel corso di 26 secoli! Diverse vie portano il nome delle corporazioni, partendo dalla Grand'Rue in direzione del Porto, centro di tutte le attività economiche della città.
L’Hôtel de Cabre.
All’angolo della Rue Bonneterie e della Grand’Rue si trova l’Hôtel de Cabre. Questo palazzo costruito nel 1535 in un curioso mix di stile gotico e rinascimentale da Louis Cabre, mercante e console, è una delle abitazioni più antiche di Marsiglia. Durante la distruzione dei vecchi quartieri nel 1943, è stata risparmiata, ma, per ragioni di urbanistica, essa fu spostata in un solo blocco su martinetti e ruotata di 90° per essere allineata con le vie attuali. Le facciate sono classificate Monumento Storico dal 1941.
L'Hôtel Dieu
L’Ospedale della sante spirite, creato nel XII° secolo, è stato ingrandito nel corso dei secoli e unito all’ospedale di San Giacomo di Galizia nel XVI° secolo diviene Hôtel-Dieu, ovvero ospedale maggiore, un secolo più tardi. La sua ricostruzione è intrapresa all'epoca dal nipote del celebre architetto Hardouin-Mansart, il suo vasto progetto fu realizzato solo parzialmente ed è sotto il Secondo Impero che l’ospedale maggiore adotta la sua fisionomia attuale. Infatti, come tutti gli edifici ospedalieri del XVIII° secolo, la costruzione era chiusa su quattro lati e divisa in due settori principali, uno per le donne e uno per gli uomini. L’architetto Blanchet decise di aprire l’ospedale a sud e completò le due ali con dei padiglioni. I tre piani sono aperti su gallerie di collegamento e passaggio, anch'esse tipiche dell’architettura ospedaliera dell'epoca. Le scale sono opera di Joseph-Esprit Brun e qui come per il municipio la spazialità delle volte è notevole e le scale in ferro battuto sono un bell’esempio dell'arte marsigliese del ferro del XVIII° secolo. L'Hôtel-Dieu è iscritto nell’inventario Supplementare dei Monumenti Storici dal 1963.
Fin dall’Antichità, Marsiglia ha sempre occupato un posto importante nella pratica della medicina e la ricerca scientifica e ancora oggi la medicina è uno dei settori di punta della città.
Sulla terrazza dell'Hôtel-Dieu si trova un busto in bronzo che rappresenta Jacques Daviel. Era oculista e si distinse a Marsiglia durante la Grande Peste del 1720. Nel 1745 realizzò per la prima volta, all’Ospedale Maggiore, l’operazione di cataratta con estrazione del cristallino. Tre anni più tardi, fu nominato oculista del Re Luigi XV.
La Chiesa degli "Accoules"
Dal XI° secolo si eleva qui una piccola chiesa parrocchiale dedicata a Nostra Signora "degli Accoules" l’origine di questo nome è ancora incerta e verrebbe o dalle piccole ancore deposte come ex-voto, o dagli archetti che sostengono l’edificio. La chiesa fu ricostruita nel XIII° secolo così come il campanile della Torre Sauveterre che suonava la campana e convocava il Consiglio della Città. Il complesso fu raso al suolo nel 1794 e la chiesa fu ricostruita a una pianta centrale poco dopo la Monarchia di Luglio. Sul luogo della chiesa primitiva è stato costruito un Golgota in pietra «in espiazione di tutti i crimini commessi durante la Rivoluzione». Nel corso del XIX° secolo che fu risistemata anche la guglia del campanile, iscritta nell’Inventario Supplementare dei Monumenti Storici nel 1964.
L’Osservatorio – Préau des Accoules.
All’inizio del XVII° secolo, i Gesuiti creano la Chiesa di Santa Croce e un grande collegio dove i giovani marsigliesi che volevano entrare nel commercio venivano istruiti sulle lingue orientali: il Collegio delle Quattro Lingue. Nel 1701, su decisione di Luigi XIV e in conformità alla sua volontà di incrementare lo sviluppo del commercio a Marsiglia, la scuola diviene Osservatorio Reale.
L’osservatorio è caratterizzato dalla presenza di grandi direttori, Saint-Jacques de Silvabelle, Pezenas, Pons che con la scoperta di 37 comete, dona all’osservatorio grande rilevanza a livello europeo. Nel 1863, l’osservatorio, divenuto troppo piccolo fu trasferito sulle alture di Longchamp. Da quel momento una scuola si insedia negli antichi locali dell’osservatorio mentre il Préau des Accoules viene sistemato nella sala dell’ Accademia delle Belle Lettere, Scienze e Arti, realizzata da Joseph-Esprit Brun. Questo museo è interamente dedicato ai bambini e presenta attività culturali in relazione alle grandi esposizioni presentate nei musei di Marsiglia..
Accanto, si può trovare l’Antica Fonderia, dove avevano sede in un primo tempo le fonderie reali, poi numerose confraternite e congregazioni. Scendendo per la "montée des Accoules" ci si rende conto della parcellizzazione ridotta dell’Antico Regime che obbligava i proprietari a costruire i loro immobili in altezza per compensare la mancanza di spazio. Da notare gli splendidi ferri artistici delle cancellate dette "di conversazione".
La Place de Lenche.
La Place de Lenche è situata sull’antica agorà greca dalla quale i cittadini potevano sorvegliare le attività del porto. All’origine la piazza era chiusa dai quattro lati ed è a sud che nel V° secolo San Cassiano fondò il convento delle religiose di Saint-Sauveur proprio in faccia al monastero di Saint-Victor sull’altra riva del porto. Nel VIII° secolo, queste religiose si tagliarono il naso per fare orrore ai saraceni e sfuggire alla loro lascivia, e furono così soprannominate "desnarado"! Sotto la piazza si trovano le cave di Saint-Sauveur che sarebbero di fatto le cisterne della città greca del III° secolo a.C. classificate Monumento Storico nel 1840, considerate come un monumento antico intatto.
Il nome di Lenche viene da una famiglia corsa, i Lincio, che nel XVI° secolo segnò fortemente la piazza con la propria presenza, aprendo qui un laboratorio di lavorazione del corallo, dei magazzini e facendosi costruire una sontuosa residenza privata. Nel 1553, Thomas Lenche fondò la Compagnia del Corallo per poter andare alla ricerca del corallo lungo le coste dell’Algeria, e nel 1561 la compagnia fonda il Bastione per utilizzarlo come base delle operazioni marittime e commerciali (e ciò fu all’origine della presenza francese in Algeria). Divenuta una delle più ricche famiglie di mercanti marsigliesi, la famiglia strinse in seguito di brillanti alleanze che le valsero nel 1660 l'onore di ospitare Luigi XIV durante il suo soggiorno a Marsiglia.
Senza essere al centro delle distruzioni dei vecchi quartieri durante la Seconda Guerra Mondiale, la parte sud della piazza è stata demolita secondo i piani dell’autorità tedesca durante l’inverno 1943 e gli immobili sono stati ricostruiti dagli architetti del cemento. Sono stati realizzati qui scorci panoramici verso il Vecchio Porto e in ogni punto delle sculture testimoniano la vocazione portuale del quartiere.
La "Vieille Charité"
Nel 1640 il Consiglio della Città decide, secondo la politica reale del "grande concentramento dei poveri", di ”richiudere in un luogo pulito e scelto i poveri nativi di Marsiglia”.
Nel 1670, un’associazione di carità in seno al Consiglio degli Assessori Comunali affida a Pierre Puget, architetto del re e nato in quel quartiere, la realizzazione di un Ospedale Generale per accogliere mendicanti e poveri. Il progetto arranca ed è soltanto nel 1671 che viene posata la prima pietra di quella che sarà una delle più belle realizzazioni di Pierre Puget, ma il complesso non sarà terminato che nel 1749.
Si compone di un edificio a quattro ali chiuse all’esterno e aperte con una galleria a 3 livelli su un cortile rettangolare interno. I 3 livelli scandiscono l’attività all’interno dell’edificio mettendo in comunicazione vasti spazi collettivi di lavoro e vita, e separando gli uomini dalle donne.
Al centro del cortile, la cappella costruita tra il 1679 e il 1707 è l’opera architettonica più importante che Pierre Puget ha potuto realizzare nella sua città natale. Questa cappella a cupola ovoidale è il perfetto esempio del puro barocco italiano. La facciata attuale, lasciata incompiuta dal XVIII° secolo risale al 1863, e riprende il tema della Carità che accoglie i bambini indigenti, circondata da due pellicani che nutrono i loro piccoli.
Dopo la rivoluzione e fino alla fine del XIX° secolo, "La Charité" diventa un ospizio riservato a bambini ed anziani. Nel 1905, l’edificio fu occupato dall’esercito e servì più tardi come ricovero per i più disperati. Dopo la Seconda Guerra Mondiale, l’architetto Le Corbusier, nota l’edificio e denuncia il suo stato di abbandono. Destinato alla demolizione sarà finalmente classificato Monumento Storico nel 1951. A partire dal 1968, grazie alle leggi Malraux, verrà notevolmente restaurato dal 1986, la "Veille Charité" è diventato un centro pluridisciplinare a vocazione scientifica e culturale, che ospita musei e accoglie esposizioni temporanee. Situata nel cuore del Panier, è diventata un luogo di visita imperdibile per i turisti.
La place des Moulins.
Il sito della Place des Moulins è conosciuto fin dall’Antichità e rappresenta il punto culminante della vecchia città. Questa parte alta della città svolgeva un ruolo difensivo e vi erano installati dei cannoni per difendersi da aggressioni dal mare e dalla terra.
Parallelamente, la piazza è stata per lungo tempo occupata da mulini le cui pale erano mosse dal vento. Nel 1596, si contavano una quindicina di mulini che donavano a Marsiglia una fisionomia assai particolare. Ma l’uso dell’acqua come forza motrice portava a poco a poco i mulini a vento a cessare la loro attività. Nel XIX° secolo, rimanevano solo tre mulini , i cui basamenti sono ancora visibili ai giorni nostri. A metà del XIX° secolo la città fece rasare al suolo le costruzioni esistenti al fine di creare una piazza di architettura omogenea con gli alberi, le panchine, il gioco delle bocce, e più tardi la scuola, elementi tutti che le conferivano il carattere di un villaggio. Sotto la piazza, furono create nel 1840 cisterne che alimentavano la città di acqua. Il Comitato del Quartiere del Panier studia attualmente il progetto di un Museo su «La Storia dell’Acqua a Marsiglia».
Dal 1983 la città di Marsiglia ha intrapreso la riabilitazione del Panier e una prima fase dei lavori si è adoperata a ridare alla Place des Moulins il suo aspetto conviviale.