Description
Bulles, qualifiée de ville jusqu’à la Révolution, est d’origine fort ancienne comme l’attestent, notamment, l’important cimetière mérovingien découvert à Saine fontaine, ainsi que sa destruction par un raid normand en 842. Bâti sur la rive gauche de la Brèche, son plan actuel témoigne encore de son importance passée, celui d’un bourg doté de fortifications et de deux châteaux au Moyen Age, dont rien, malheureusement, ne subsiste aujourd’hui. La butte du calvaire garde peut-être, pour sa part, le souvenir d’une première implantation castrale aux premiers temps de la féodalité. Le premier seigneur connu, Asselin de Bulles, usurpe vers 1030 les revenus dont bénéficiait jusqu’alors la puissante abbaye Saint-Lucien de Beauvais. Peu après, la seigneurie passe dans la maison de Dammartin, dont le comte Hugues restitue à Thibaut, abbé de Saint-Lucien, les biens usurpés grâce à l’action de l’évêque de Beauvais, Guy. A l’origine de la fondation du prieuré de Saint-Leu-d’Esserent, Hugues fonde à Bulles, en 1075, une collégiale transformée peu après en prieuré dédié à Sainte-Madeleine et bénéficiant de l’arrivée de moines en provenance de Vézelay. Quelques vestiges fort modestes en subsistent encore aujourd’hui. Bulles bénéficie d’une charte communale en 1181, preuve de son importance à l’époque. La seigneurie passe ensuite dans la maison de Mello puis, à partir de 1340 et par acquisitions successives jusqu’en 1425, devient la châtellenie la plus importante du comté de Clermont dont elle partagera désormais le sort et, à ce titre, appartiendra à la couronne de France à partir du 14ème siècle : Louise de Savoie, François 1er, Charles d’Orléans…en seront donc, parmi d’autres, les seigneurs jusqu’à la Révolution. Saint-Martin est un vaste édifice bâti en pierres crayeuses bien appareillées, dont la longue silhouette homogène que seuls rythment les contreforts est dominée par l’imposant clocher qui s’élève en façade. L’ensemble revendique le style gothique tardif mais son apparente homogénéité est trompeuse et son histoire est plus complexe qu’il n’y paraît au premier abord. La nef comporte sept travées aveugles flanquées de bas-côtés presque aussi hauts qu’elle et par lesquels pénètre la lumière. Une inscription sur le premier pilier gauche de la nef : « S Sanson Aubert a mis cette pierre le 17 nobre 1502 » fournit une date convaincante pour le début des travaux. Les voûtes à simples croisées d’ogives retombent par pénétration directe dans les hautes piles de plan ondulé, courantes à l’époque. Deux voûtes ont un dessin plus complexe. La première correspond à la travée du clocher et comporte des nervures supplémentaires venant buter contre l’oculus permettant de monter les cloches, et quatre clefs pendantes. La seconde couvre la cinquième travée et se renforce de liernes et de tiercerons. L’église ne comportant pas de transept, l’accent mis sur cette travée, plus large que celles qu’elle précède, est difficile à interpréter sauf à y voir le début du chœur liturgique. Le bas-côté nord est parfaitement homogène avec la nef et ses fenêtres aux réseaux flamboyants variés sont bien compatibles avec le début du 16ème siècle. Ses deux dernières travées comportent des voûtes au dessin plus complexe et une clef armoriée qui incitent à y voir une chapelle à usage seigneurial. Le bas-côté sud est plus tardif comme le montrent les culs-de-lampe délicatement ouvragés, de style renaissance, qui reçoivent ses voûtes et les fenêtres, qui adoptent un tracé en plein cintre propre à cette époque. L’église eut fortement à souffrir du passage des Espagnols, qu’ils incendièrent le 12 août 1636, et le chœur actuel, médiocre et non voûté, en porte encore témoignage. Si la paroisse, qui avait à charge l’entretien de la nef, s’était rapidement impliquée dans la remise en état de celle-ci, il n’en fût pas de même du chœur, qui dépendait du prieuré de Wariville et dont les religieuses ne firent exécuter que des travaux a minima. La façade et son puissant clocher constituent incontestablement la partie la plus remarquable de l’église, parfait exemple du style gothique flamboyant. Flanqué de puissants contreforts terminés en pinacles très ouvragés – celui de gauche correspond à l’escalier d’accès à la tour – le portail est malheureusement assez dégradé et a perdu une grande partie d’une décoration que l’on imagine avoir été d’un grand raffinement. Ce ne sont pas moins de quatre statues qui garnissaient les piédroits et le trumeau et trois le tympan : il n’en restent que les niches, dont les dais sont sculptés avec virtuosité. Les trois rangées de voussures encadrant le tympan, très dégradées, laissent cependant entrevoir successivement un décor de feuilles de houx, de festons et d’animaux fantastiques. Par son extrême qualité, le portail de Saint-Martin ne le cède en rien à d’autres réalisations contemporaines de première importance comme Marissel ou Saint-Pierre de Senlis, par exemple. Immédiatement au-dessus, un passage avec balustrade au réseau flamboyant relie les deux angles de la tour et, après une partie aveugle s’élève l’étage du beffroi proprement dit. De plan rectangulaire comme la première travée de la nef qu’il surmonte, il n’est ajouré que d’une seule baie par côté, le baies ouest et est étant logiquement plus larges. Leur réseau largement renforcé pénalise quelque peu ce niveau mais le couronnement avec ses pinacles aux angles et la balustrade au réseau flamboyant terminent avec élégance cette tour. L’église possède un mobilier de qualité au premier rang duquel il faut mentionner le lutrin en fer forgé et bois, du 17ème siècle, réputé provenir du prieuré de Wariville, et la cuve baptismale de la seconde moitié du 16ème siècle. Il faut remarquer également le curieux portique formant poutre de gloire, avec les statues de la Vierge et de saint Jean, qui introduit au chœur actuel (2020).
English
Bulles, known as a town until the French Revolution, is of ancient origin, as evidenced by the large Merovingian cemetery discovered at Saine fontaine, and its destruction by a Norman raid in 842. Built on the left bank of the river Brèche, its present-day layout still bears witness to its former importance as a fortified village with two castles in the Middle Ages, of which, unfortunately, nothing remains today. The butte du calvaire (calvary mound), for its part, is perhaps a reminder of the first castles built in the early days of feudalism. Around 1030, the first known lord, Asselin de Bulles, usurped the revenues previously held by the powerful Saint-Lucien Abbey in Beauvais. Shortly afterwards, the seigneury passed into the House of Dammartin, whose Count Hugues restored the usurped property to Thibaut, abbot of Saint-Lucien, thanks to the action of Guy, bishop of Beauvais. In 1075, Hugues founded the priory of Saint-Leu-d?Esserent in Bulles, a collegiate church which was soon transformed into a priory dedicated to Sainte-Madeleine, benefiting from the arrival of monks from Vézelay. A few modest vestiges remain today. Bulles was granted a communal charter in 1181, proof of its importance at the time. The seigneury then passed into the hands of the House of Mello, and from 1340 onwards, through successive acquisitions until 1425, became the most important châtellenie of the County of Clermont, whose fate it would share from then on, and as such, belonged to the Crown of France from the 14th century onwards: Louise de Savoie, François 1er, Charles d'Orléans and others were its lords until the French Revolution. Saint-Martin is a vast edifice built of well-coursed chalk stone, whose long, homogeneous silhouette, punctuated only by buttresses, is dominated by the imposing bell tower rising from the façade. Although the building claims to be in the late Gothic style, its apparent homogeneity is deceptive, and its history is more complex than it first appears. The nave comprises seven blind bays flanked by aisles almost as high as the nave, through which light enters. An inscription on the first left-hand pillar of the nave: "S Sanson Aubert a mis cette pierre le 17 nobre 1502" provides a convincing date for the start of construction. The simple ribbed vaults fall directly into the high, undulating piers common at the time. Two vaults have a more complex design. The first corresponds to the belfry bay and features additional ribs abutting the oculus used to mount the bells, and four hanging keys. The second covers the fifth bay and is reinforced with liernes and tiercerons. As the church has no transept, the emphasis on this bay, which is wider than those above it, is difficult to interpret except as the beginning of the liturgical choir. The north aisle is perfectly homogeneous with the nave, and its windows, with their varied flamboyant grids, are compatible with the early 16th century. The last two bays feature more complex vaulting and an emblazoned keystone, suggesting a seigniorial chapel. The south aisle is of later date, as evidenced by the delicately worked Renaissance-style culs-de-lampe on the vaults and the windows, which adopt a semicircular tracery typical of the period. The church suffered greatly from the Spanish, who set fire to it on August 12, 1636, and the present mediocre, un-vaulted choir still bears witness to this. While the parish, which was responsible for maintaining the nave, quickly got involved in restoring it, the same could not be said of the choir, which depended on the priory of Wariville, and for which the nuns carried out only minimal work. The façade and its powerful bell tower are undoubtedly the most remarkable part of the church, a perfect example of the flamboyant Gothic style. Flanked by powerful buttresses terminating in elaborate pinnacles – the one on the left corresponds to the staircase leading up to the tower – the portal is unfortunately quite dilapidated and has lost much of what was once a highly refined decoration. No less than four statues adorned the jambs and trumeau, and three the tympanum: all that remains are the niches, with their virtuously sculpted canopies. The three rows of voussoirs framing the tympanum are badly deteriorated, but reveal a succession of holly leaves, festoons and fantastical animals. The extreme quality of the Saint-Martin portal is second only to that of other major contemporary works, such as Marissel or Saint-Pierre de Senlis. Immediately above, a passageway with a flamboyant balustrade links the two corners of the tower, and after a blind section rises the belfry floor itself. Rectangular in plan, like the first bay of the nave it surmounts, the belfry has only one bay per side, the west and east bays being logically wider. The heavily reinforced grid of the windows somewhat penalizes this level, but the crown with its pinnacles at the corners and the flamboyant balustrade finish off the tower with elegance. The church boasts some fine furnishings, including a 17th-century lectern in wrought iron and wood, thought to have come from the priory of Wariville, and a baptismal font dating from the second half of the 16th century. Also noteworthy is the curious rood beam portico, with statues of the Virgin Mary and St. John, which leads to the present choir (2020).
Deutsch
Bulles, das bis zur Revolution als Stadt bezeichnet wurde, hat einen sehr alten Ursprung, wie der große merowingische Friedhof, der in Saine fontaine entdeckt wurde, und seine Zerstörung durch einen normannischen Überfall im Jahr 842 belegen. Der heutige Grundriss des am linken Ufer der Brèche gelegenen Ortes zeugt noch von seiner früheren Bedeutung als befestigter Ort mit zwei Schlössern im Mittelalter, von denen heute leider nichts mehr zu sehen ist. Der Hügel des Kalvarienbergs erinnert vielleicht noch an eine erste Burg aus der Frühzeit des Feudalismus. Der erste bekannte Herr, Asselin de Bulles, usurpierte um 1030 die Einkünfte, die bis dahin der mächtigen Abtei Saint-Lucien de Beauvais zustanden. Kurz darauf ging die Herrschaft an das Haus Dammartin über, dessen Graf Hugues dem Abt von Saint-Lucien, Thibaut, dank des Einsatzes des Bischofs von Beauvais, Guy, die usurpierten Güter zurückgab. Hugues gründete 1075 in Bulles eine Stiftskirche, die kurz darauf in ein der Heiligen Magdalena geweihtes Priorat umgewandelt wurde und von der Ankunft von Mönchen aus Vézelay profitierte, die das Priorat von Saint-Leu-d'Esserent gründeten. Einige bescheidene Überreste sind bis heute erhalten geblieben. Im Jahr 1181 erhielt Bulles eine Gemeindecharta, was seine damalige Bedeutung beweist. Jahrhundert zur französischen Krone gehörte: Louise von Savoyen, Franz I. und Charles d'Orléans waren bis zur Revolution unter anderem die Herrscher von Bulles. Saint-Martin ist ein großes Gebäude aus gut bearbeitetem Kreidegestein, dessen lange, homogene Silhouette, die nur von Strebepfeilern unterbrochen wird, von dem imposanten Glockenturm überragt wird, der sich an der Fassade erhebt. Die scheinbare Homogenität täuscht jedoch und die Geschichte ist komplexer, als es auf den ersten Blick scheint. Das Kirchenschiff besteht aus sieben blinden Jochen, die von Seitenschiffen flankiert werden, die fast genauso hoch sind wie das Kirchenschiff und durch die das Licht einfällt. Eine Inschrift auf dem ersten linken Pfeiler des Kirchenschiffs: "S Sanson Aubert a mis cette pierre le 17 nobre 1502" liefert ein überzeugendes Datum für den Beginn der Bauarbeiten. Die einfachen Kreuzrippengewölbe fallen durch direkte Penetration in die damals üblichen hohen Pfeiler mit wellenförmigem Grundriss. Zwei Gewölbe haben ein komplexeres Design. Das erste erstreckt sich über das Feld des Glockenturms und weist zusätzliche Rippen auf, die an die Öffnung für die Glocken anstoßen, sowie vier herabhängende Schlüssel. Die zweite deckt das fünfte Feld ab und wird durch Fensterbänke und Terzen verstärkt. Da die Kirche kein Querschiff hat, ist die Betonung dieses Jochs, das breiter ist als die davor liegenden, schwer zu interpretieren, es sei denn, man sieht darin den Beginn des liturgischen Chors. Das nördliche Seitenschiff ist vollkommen homogen mit dem Kirchenschiff und seine Fenster mit verschiedenen Flamboyantnetzen sind gut mit dem frühen 16. Die letzten beiden Joche weisen komplexere Gewölbe und einen Wappenschlüssel auf, die darauf hindeuten, dass es sich um eine Kapelle für herrschaftliche Zwecke handelt. Das südliche Seitenschiff ist später entstanden, wie die fein gearbeiteten, im Renaissancestil gehaltenen Kragsteine, die die Gewölbe aufnehmen, und die Fenster, die den für diese Epoche typischen Rundbogenverlauf aufweisen, zeigen. Die Kirche litt stark unter dem Durchzug der Spanier, die sie am 12. August 1636 in Brand steckten, und der heutige mittelmäßige, nicht gewölbte Chor zeugt noch davon. Die Gemeinde, die für die Instandhaltung des Kirchenschiffs zuständig war, hatte sich schnell um dessen Instandsetzung gekümmert, nicht aber um den Chor, der dem Priorat von Wariville unterstand und an dem die Nonnen nur minimale Arbeiten durchführen ließen. Die Fassade und der mächtige Glockenturm sind zweifellos der bemerkenswerteste Teil der Kirche und ein perfektes Beispiel für den gotischen Flamboyantstil. Das Portal, das von mächtigen Strebepfeilern flankiert wird, die in kunstvollen Fialen enden – die linke ist die Treppe zum Turm – ist leider ziemlich verfallen und hat einen Großteil der Verzierungen verloren, die vermutlich von großer Raffinesse waren. Die Sockel und der Türrahmen waren mit vier und das Tympanon mit drei Statuen geschmückt, von denen nur noch die Nischen mit ihren kunstvoll geschnitzten Baldachinen übrig geblieben sind. Die drei Reihen von Gewölben, die das Tympanon einrahmen, sind stark verwittert, lassen aber nacheinander ein Dekor aus Stechpalmenblättern, Festons und Fantasietieren erkennen. Das Portal von Saint-Martin steht in seiner Qualität anderen bedeutenden zeitgenössischen Bauwerken wie Marissel oder Saint-Pierre de Senlis in nichts nach. Unmittelbar darüber verbindet ein Durchgang mit einer Balustrade mit flamboyantem Netz die beiden Ecken des Turms, und nach einem blinden Teil erhebt sich das Stockwerk des eigentlichen Belfrieds. Er hat einen rechteckigen Grundriss wie das erste Joch des Kirchenschiffs, das er überragt, und ist nur mit einer Öffnung pro Seite versehen, wobei die West- und Ostöffnungen logischerweise breiter sind. Die Krönung mit ihren Fialen an den Ecken und die Balustrade mit dem flamboyanten Netz bilden jedoch einen eleganten Abschluss des Turms. Die Kirche verfügt über ein hochwertiges Mobiliar, zu dem vor allem das schmiedeeiserne und hölzerne Pult aus dem 17. Jahrhundert, das angeblich aus dem Priorat von Wariville stammt, und das Taufbecken aus der zweiten Hälfte des 16. Bemerkenswert ist auch der kuriose Glorienbalken mit den Statuen der Jungfrau Maria und des Heiligen Johannes, der zum heutigen Chor führt (2020).
Dutch
Bulles was een stad tot aan de Franse Revolutie, maar de oorsprong gaat heel ver terug, zoals blijkt uit de grote Merovingische begraafplaats die ontdekt is in Saine fontaine, en de verwoesting door een Normandische inval in 842. Gebouwd op de linkeroever van de rivier de Brèche, getuigt de huidige indeling nog steeds van het vroegere belang als marktstad met vestingwerken en twee kastelen in de Middeleeuwen, waarvan vandaag de dag helaas niets meer over is. De Calvarieberg herinnert misschien nog aan de eerste kastelen die in de begindagen van het feodalisme werden gebouwd. De eerste bekende heer, Asselin de Bulles, eigende zich rond 1030 de inkomsten toe van de machtige abdij Saint-Lucien in Beauvais. Kort daarna ging de heerlijkheid over naar het Huis van Dammartin, waarvan de graaf Hugues de toegeëigende bezittingen teruggaf aan Thibaut, abt van Saint-Lucien, dankzij het optreden van Guy, bisschop van Beauvais. In 1075 stichtte Hugues de priorij van Saint-Leu-d?Esserent in Bulles, een collegiale kerk die al snel werd omgevormd tot een priorij gewijd aan Sainte-Madeleine en profiteerde van de komst van monniken uit Vézelay. Enkele zeer bescheiden overblijfselen van deze kerk bestaan vandaag de dag nog. Bulles kreeg een gemeentelijk charter in 1181, een bewijs van het belang van de stad in die tijd. De heerlijkheid kwam vervolgens in handen van het Huis van Mello en werd vanaf 1340 en door opeenvolgende overnames tot 1425 de belangrijkste kastelein van het graafschap Clermont, waarvan het vanaf dat moment het lot zou delen en behoorde als zodanig vanaf de 14e eeuw tot de Franse kroon: Louise van Savoye, François I, Karel van Orléans en anderen waren er heer en meester tot aan de Franse Revolutie. Saint-Martin is een groot bouwwerk van goed bewerkte krijtsteen, met een lang, homogeen silhouet dat slechts door steunberen wordt onderbroken en wordt gedomineerd door de imposante klokkentoren die uit de gevel oprijst. Het gebouw beweert in laatgotische stijl te zijn, maar de ogenschijnlijke homogeniteit is bedrieglijk en de geschiedenis is complexer dan op het eerste gezicht lijkt. Het schip heeft zeven blinde traveeën geflankeerd door zijbeuken die bijna net zo hoog zijn als het schip en waardoor licht naar binnen valt. Een inscriptie op de eerste linker pilaar van het schip: "S Sanson Aubert a mis cette pierre le 17 nobre 1502" geeft een overtuigende datum voor de start van het werk. De eenvoudige geribde gewelven vallen direct in de hoge, golvende pijlers die in die tijd gebruikelijk waren. Twee gewelven hebben een complexer ontwerp. Het eerste komt overeen met de travee van de klokkentoren en heeft extra ribben die tegen de oculus stoten die werd gebruikt om de klokken te bevestigen, en vier hangende sleutels. De tweede beslaat de vijfde travee en is versterkt met liernes en tiercerons. Omdat de kerk geen dwarsschip heeft, is de nadruk op deze travee, die breder is dan die erboven, moeilijk te interpreteren, behalve als het begin van het liturgische koor. De noordelijke zijbeuk sluit perfect aan bij het schip en de ramen, met hun gevarieerde flamboyante roosters, passen bij het begin van de 16e eeuw. De laatste twee traveeën hebben gewelven met een complexer ontwerp en een versierde sluitsteen, wat erop wijst dat dit een kapel was die door de landsheren werd gebruikt. De zuidelijke zijbeuk is van latere datum, zoals te zien is aan de fijn bewerkte voussoirs in renaissancestijl die de gewelven ondersteunen en de ramen, die een halfronde boog hebben die typerend is voor die periode. De kerk heeft veel te lijden gehad van de Spanjaarden, die de kerk op 12 augustus 1636 in brand staken. Het huidige koor, dat middelmatig is en geen gewelven heeft, getuigt hier nog steeds van. Terwijl de parochie, die verantwoordelijk was voor het onderhoud van het schip, zich snel ging bezighouden met de restauratie ervan, kon hetzelfde niet worden gezegd van het koor, dat onder de verantwoordelijkheid viel van de priorij van Wariville en waarvoor de nonnen slechts minimale werkzaamheden uitvoerden. De voorgevel en de krachtige klokkentoren zijn ongetwijfeld het meest opmerkelijke deel van de kerk, een perfect voorbeeld van de flamboyante gotische stijl. Het portaal wordt geflankeerd door krachtige steunberen die eindigen in fraai bewerkte pinakels – die aan de linkerkant komt overeen met de trap die naar de toren leidt – en is helaas in vervallen staat en heeft veel verloren van wat we ons voorstellen als de zeer verfijnde decoratie. Niet minder dan vier beelden sierden de jamben en de bovenmantel en drie het timpaan: alles wat overblijft zijn de nissen, waarvan de luifels virtuoos gebeeldhouwd zijn. De drie rijen bogen die het timpaan omlijsten, die zwaar beschadigd zijn, laten niettemin opeenvolgende glimpen zien van een decoratie van hulstbladeren, festoenen en fantastische dieren. De extreme kwaliteit van het portaal van Saint-Martin doet niet onder voor die van andere grote contemporaine werken, zoals Marissel en Saint-Pierre de Senlis. Onmiddellijk daarboven verbindt een doorgang met een flamboyante balustrade de twee hoeken van de toren, en na een blind gedeelte rijst de klokkentorenvloer zelf op. Rechthoekig van plattegrond, net als de eerste travee van het schip waar het bovenuit steekt, heeft het slechts één travee per zijde, waarbij de traveeën aan de west- en oostkant logischerwijs breder zijn. Het zwaar versterkte rooster van de ramen maakt deze verdieping iets minder aantrekkelijk, maar de kroon met zijn pinakels op de hoeken en de balustrade met het flamboyante rooster maken de toren elegant af. De kerk heeft een aantal mooie meubels, waarvan de 17e-eeuwse lessenaar van smeedijzer en hout, vermoedelijk afkomstig van de priorij in Wariville, en de doopvont uit de tweede helft van de 16e eeuw de meest opvallende zijn. Ook opmerkelijk is het merkwaardige portiek dat een oksaal vormt, met beelden van de Maagd en Sint Jan, en dat leidt naar het huidige koor (2020).
Español
Bulles fue una ciudad hasta la Revolución Francesa, pero sus orígenes se remontan muy lejos, como demuestra el gran cementerio merovingio descubierto en Saine fontaine, y su destrucción por una incursión normanda en 842. Construida en la orilla izquierda del río Brèche, su trazado actual sigue siendo testigo de su antigua importancia como ciudad mercado con fortificaciones y dos castillos en la Edad Media, de los que, por desgracia, hoy no queda nada. El montículo del Calvario puede ser todavía un recuerdo de los primeros castillos construidos en los primeros tiempos del feudalismo. El primer señor conocido, Asselin de Bulles, usurpó hacia 1030 las rentas que hasta entonces poseía la poderosa abadía de Saint-Lucien de Beauvais. Poco después, el señorío pasó a la casa de Dammartin, cuyo conde Hugues restituyó la propiedad usurpada a Thibaut, abad de Saint-Lucien, gracias a la acción de Guy, obispo de Beauvais. En 1075, Hugues fundó en Bulles el priorato de Saint-Leu-d'Esserent, una colegiata que pronto se transformó en priorato dedicado a Sainte-Madeleine y se benefició de la llegada de monjes de Vézelay. De esta iglesia quedan hoy en día algunos restos muy modestos. En 1181, Bulles obtuvo un fuero comunal, prueba de su importancia en la época. El señorío pasó entonces a manos de la Casa de Mello y, a partir de 1340 y mediante sucesivas adquisiciones hasta 1425, se convirtió en la castellanía más importante del Condado de Clermont, cuyo destino compartiría a partir de entonces y, como tal, perteneció a la Corona de Francia a partir del siglo XIV: Luisa de Saboya, Francisco I, Carlos de Orleans y otros fueron sus señores hasta la Revolución Francesa. Saint-Martin es un vasto edificio construido en piedra caliza bien labrada, con una silueta alargada y homogénea puntuada únicamente por contrafuertes y dominada por el imponente campanario que se eleva sobre la fachada. El edificio pretende ser de estilo gótico tardío, pero su aparente homogeneidad es engañosa y su historia es más compleja de lo que parece a primera vista. La nave tiene siete tramos ciegos flanqueados por naves casi tan altas como la nave, por las que entra la luz. Una inscripción en el primer pilar izquierdo de la nave: "S Sanson Aubert a mis cette pierre le 17 nobre 1502" proporciona una fecha convincente para el inicio de las obras. Las sencillas bóvedas de crucería caen directamente sobre los altos pilares ondulados habituales en la época. Dos bóvedas tienen un diseño más complejo. La primera corresponde a la crujía del campanario y presenta nervios adicionales que hacen tope con el óculo utilizado para montar las campanas, y cuatro claves colgantes. La segunda cubre la quinta crujía y está reforzada con liernes y terceletes. Como la iglesia carece de crucero, el énfasis en esta crujía, más ancha que las anteriores, es difícil de interpretar, salvo como inicio del coro litúrgico. La nave norte es perfectamente coherente con la nave y sus ventanas, con sus variadas rejas flamígeras, son compatibles con principios del siglo XVI. Los dos últimos tramos presentan bóvedas de diseño más complejo y una clave blasonada, lo que sugiere que se trataba de una capilla utilizada por los señores. La nave sur es más tardía, como demuestran las dovelas renacentistas, delicadamente trabajadas, que sostienen las bóvedas y las ventanas, con un arco de medio punto típico de la época. La iglesia sufrió mucho a manos de los españoles, que la incendiaron el 12 de agosto de 1636, y el coro actual, mediocre y sin bóvedas, sigue siendo testigo de ello. Si bien la parroquia, encargada del mantenimiento de la nave, se implicó rápidamente en su restauración, no pudo decirse lo mismo del coro, que era responsabilidad del priorato de Wariville, y en el que las monjas sólo realizaron obras mínimas. La fachada y su poderoso campanario son sin duda la parte más notable de la iglesia, ejemplo perfecto del estilo gótico flamígero. Flanqueada por poderosos contrafuertes rematados en pináculos elaboradamente tallados -el de la izquierda corresponde a la escalera de acceso a la torre-, la portada se encuentra lamentablemente en mal estado y ha perdido gran parte de lo que imaginamos que fue su refinadísima decoración. No menos de cuatro estatuas adornaban las jambas y el sobremantel y tres el tímpano: sólo quedan los nichos, cuyos doseles están virtuosamente esculpidos. Las tres hileras de arcos que enmarcan el tímpano, muy deterioradas, dejan entrever sin embargo una decoración de hojas de acebo, festones y animales fantásticos. La extrema calidad del portal de Saint-Martin sólo es superada por la de otras grandes obras contemporáneas, como Marissel y Saint-Pierre de Senlis. Inmediatamente por encima, un pasadizo con una flamante balaustrada une los dos ángulos de la torre y, tras un tramo ciego, se eleva el piso del campanario propiamente dicho. De planta rectangular, al igual que la primera crujía de la nave a la que se superpone, sólo tiene una crujía por lado, siendo las crujías oeste y este lógicamente más anchas. La retícula fuertemente reforzada de las ventanas hace que este nivel sea un poco menos atractivo, pero la corona con sus pináculos en las esquinas y la balaustrada con su retícula flamígera rematan la torre con elegancia. La iglesia posee un bello mobiliario, entre el que destacan el atril de hierro forjado y madera del siglo XVII, que se cree que procede del priorato de Wariville, y la pila bautismal de la segunda mitad del siglo XVI. También destaca el curioso pórtico en forma de viga del tejado, con las estatuas de la Virgen y San Juan, que da acceso al coro actual (2020).
Italiano
Bulles è stata una città fino alla Rivoluzione francese, ma le sue origini risalgono a tempi molto lontani, come testimoniano il grande cimitero merovingio scoperto a Saine fontaine e la sua distruzione a causa di un'incursione normanna nell'842. Costruita sulla riva sinistra del fiume Brèche, l'assetto attuale testimonia ancora la sua antica importanza come città mercato con fortificazioni e due castelli nel Medioevo, di cui purtroppo oggi non rimane nulla. Il tumulo del Calvario può ancora ricordare i primi castelli costruiti agli albori del feudalesimo. Il primo signore di cui si ha notizia, Asselin de Bulles, usurpò le entrate precedentemente detenute dalla potente abbazia di Saint-Lucien a Beauvais intorno al 1030. Poco dopo, la signoria passò alla Casa di Dammartin, il cui conte Hugues restituì i beni usurpati a Thibaut, abate di Saint-Lucien, grazie all'azione di Guy, vescovo di Beauvais. Nel 1075, Hugues fondò il priorato di Saint-Leu-d'Esserent a Bulles, una collegiata che fu presto trasformata in un priorato dedicato a Sainte-Madeleine e che beneficiò dell'arrivo di monaci da Vézelay. Di questa chiesa esistono ancora oggi alcuni resti molto modesti. Bulles ottenne una carta comunale nel 1181, a riprova della sua importanza all'epoca. La signoria passò poi nelle mani della Casa di Mello e, dal 1340 e attraverso successive acquisizioni fino al 1425, divenne la più importante castellania della Contea di Clermont, di cui avrebbe condiviso il destino da allora in poi e, come tale, appartenne alla Corona di Francia a partire dal XIV secolo: Luisa di Savoia, Francesco I, Carlo d'Orléans e altri furono i suoi signori fino alla Rivoluzione francese. Saint-Martin è un vasto edificio costruito in pietra gessosa ben lavorata, con una silhouette lunga e omogenea scandita solo da contrafforti e dominata dall'imponente campanile che si erge dalla facciata. L'edificio dichiara di essere in stile tardo gotico, ma la sua apparente omogeneità è ingannevole e la sua storia è più complessa di quanto sembri. La navata centrale è composta da sette campate cieche affiancate da navate alte quasi quanto la navata centrale, attraverso le quali entra la luce. Un'iscrizione sul primo pilastro sinistro della navata: "S Sanson Aubert a mis cette pierre le 17 nobre 1502" fornisce una data convincente per l'inizio dei lavori. Le semplici volte a costoloni si inseriscono direttamente negli alti pilastri ondulati, comuni all'epoca. Due volte hanno un disegno più complesso. La prima corrisponde alla campata del campanile e presenta nervature aggiuntive che si appoggiano all'oculo utilizzato per montare le campane e quattro chiavi pendenti. La seconda copre la quinta campata ed è rinforzata con liernes e tiercerons. Poiché la chiesa è priva di transetto, l'enfasi di questa campata, più ampia di quelle sovrastanti, è difficile da interpretare se non come l'inizio del coro liturgico. La navata nord è perfettamente coerente con la navata centrale e le sue finestre, con le loro varie griglie sgargianti, sono compatibili con l'inizio del XVI secolo. Le ultime due campate hanno volte con un disegno più complesso e una chiave di volta blasonata, il che suggerisce che si trattava di una cappella utilizzata dai signori. La navata meridionale è più tarda, come dimostrano i voussoir in stile rinascimentale delicatamente lavorati che sostengono le volte e le finestre, che presentano un arco semicircolare tipico del periodo. La chiesa soffrì molto a causa degli spagnoli, che la incendiarono il 12 agosto 1636, e l'attuale coro, mediocre e privo di volte, lo testimonia ancora. Mentre la parrocchia, responsabile della manutenzione della navata, si impegnò rapidamente nel restauro, non si poté dire lo stesso del coro, che era di competenza del priorato di Wariville e per il quale le monache eseguirono solo lavori minimi. La facciata e il suo possente campanile sono senza dubbio la parte più notevole della chiesa, un perfetto esempio di stile gotico fiammeggiante. Fiancheggiato da poderosi contrafforti che terminano con pinnacoli riccamente scolpiti – quello a sinistra corrisponde alla scala che porta alla torre – il portale è purtroppo in stato di abbandono e ha perso gran parte di quella che immaginiamo essere stata la sua raffinatissima decorazione. Ben quattro statue ornavano gli stipiti e il sopralzo e tre il timpano: restano solo le nicchie, i cui baldacchini sono virtuosamente scolpiti. Le tre file di archi che incorniciano il timpano, gravemente danneggiate, lasciano tuttavia intravedere successivi scorci di una decorazione a foglie di agrifoglio, festoni e animali fantastici. L'estrema qualità del portale di Saint-Martin è seconda solo a quella di altre grandi opere contemporanee, come Marissel e Saint-Pierre de Senlis. Subito sopra, un passaggio con una sgargiante balaustra collega i due angoli della torre e, dopo una sezione cieca, si innalza il piano del campanile. A pianta rettangolare, come la prima campata della navata che sormonta, ha una sola campata per lato, mentre le campate ovest ed est sono logicamente più ampie. La griglia pesantemente rinforzata delle finestre rende questo livello un po' meno attraente, ma il coronamento con i suoi pinnacoli agli angoli e la balaustra con la sua griglia sgargiante concludono la torre in modo elegante. La chiesa vanta alcuni arredi di pregio, tra cui spiccano il leggio in ferro battuto e legno del XVII secolo, che si pensa provenga dal priorato di Wariville, e il fonte battesimale della seconda metà del XVI secolo. Da notare anche il curioso portico a forma di trave, con le statue della Vergine e di San Giovanni, che conduce all'attuale coro (2020).