Description
Fouilles archélologiques L’aqueduc gallo-romain d’Arthon-en-Retz est connu depuis les années 1840. François Verger (1800-1871) est le premier à en faire mention, dans son Recueil de documents sur l'arrondissement de Paimboeuf. L'archéologue et érudit Louis-Jacques-Marie Bizeul (1785-1861) reprend ses propos, dans son article publié en 1856, ainsi que ceux de Benjamin Fillon (1819-1881) qui effectua des fouilles en 1850. A partir de sa prise d'eau, située vers la Fontaine-Bonnet, au nord du village de La Poitevinière, l'aqueduc achemine celle-ci sur plus de 3km, pour aboutir, au niveau de l'église actuelle du bourg d'Arthon, à un ensemble de constructions antiques intégrant des thermes (découverts dans les années 1960). Trois modes de construction ont été utilisés pour la réalisation de cet ouvrage, estimée au IIème siècle après JC. Dans sa première partie (partiellement visible à l'entrée du village de la Poitevinière), l'aqueduc est composé d'une adduction d'eau sur mur bahut (mur de soutènement) et sur piliers.
Ensuite, afin de traverser une dépression, il reposait sur des arcades successives, dont seules subsistent les bases (20 ont été retrouvées sur les 74 reconnus au XIXème siècle).
Enfin, pour franchir une petite colline, c'est un système souterrain qui avait été choisi en installant le conduit au fond d'une tranchée. L'aqueduc se poursuit en partie souterraine jusqu'à l'école Jean Monnet, puis sur mur bahut, rue des Chaumes. La fin du tracé rejoignant les thermes reste encore méconnue. Cet aqueduc a fait l’objet de plusieurs études et fouilles, notamment : en 1995-1996, lors de la réalisation de la déviation de la route départementale 751 Nantes-Pornic, Arthon/Chéméré (Christophe Devals et Éric Ducher). Des portions d'aqueduc ont été prélevées à cette occasion.
en 2006-2007, dans le cadre d’un mémoire universitaire (Stéphane Le Biannic),
en 2009-2010, dans le cadre d'une prospection thématique, coordonnée par Martial Monteil et Jimmy Mouchard (université de Nantes), qui a permis de définir la longueur de l'ouvrage à 3 150 mètres environ. C'est durant les vacances de la Toussaint 2009, que cette nouvelle prospection a été mise en œuvre avec pour objectifs principaux le relevé précis des portions encore visibles de l’aqueduc. et la réalisation d’une prospection pédestre destinée à mieux cerner l’emprise du site auquel il aboutit.
et, plus récemment, en juin 2019, les fouilles préventives réalisées durant quatre semaines ont permis de mettre à jour 77 mètres de l'aqueduc gallo-romain, en parfait état de conservation, sous l'ancien stade de football, à l'emplacement du futur collège public (devant ouvrir en septembre 2024). A cette occasion, l'équipe d'archéologues a pu constater le côté soigné de cet édice, fort rare en milieu rural, et approfondir les connaissances sur l'ouvrage. Si le lieu précis d'approvisionnement en eau ou source n'est toujours pas identifié, les différents diagnostiques et fouilles ont été révélateurs et ont permis de constater l'excellent état de l'ouvrage au moment de ceux-ci. Le trajet de l'aqueduc et son point d'arrivée sont connus. Villa du bourg d'Arthon et ses thermes L'hypothèse répandue s'appuie sur le fait que l'aqueduc était en lien avec une "villa", c'est-à-dire un domaine rural combinant bâtiments à usage résidentiel et espaces liés à la production agricole, plutôt qu'avec une agglomération. Déjà, François Verger, à son époque, avait remarqué "les vestiges de construction romaine dans le bourg d'Arthon, notamment dans le verger du presbytère".
Benjamin Fillon avait, en septembre 1850, envoyé à Louis-Jacques-Marie Bizeul, un compte-rendu de sa visite de ces débris gallo-romains, également explorés précédemment par ce dernier. Tout deux s'accordent sur l'hypothèse d'une villa gallo-romaine importante à l'origine de l'aqueduc destiné à l'alimentation en eau des bains de celle-ci, à l'usage d'un riche particulier, au IIème ou IIIème siècle après JC.. En 1965 et 1966, M. Plouhinec de Nantes et Émile Boutin (1919-2013) des Moutiers-en-Retz, avec l'aide de bénévoles, entreprennent des fouilles dans le jardin du presbytère.
Celles-ci ont permis de mettre à jour les restes d'un établissement de bains, partielllement fouillé, comportant : deux bassins (piscines)
et deux salles chauffées sur hypocaustes (système de chauffage par le sol utilisé à l'époque romaine), c'est à dire des pièces de sudation. En 2013, une partie d'un mur de la façade de l'établissement thermal est découvert lors de fouilles préventives au moment de l'extension et l'aménagement de la maison de retraite, sous le parking de la résidence Saint-Joseph. Légende locale D'après la légende, l'aqueduc d'arthon aurait été construit par le diable lui-même en une seule nuit ! Un seigneur poursuivait de ses assiduités une jolie jeune fille du bourg d'Arthon, en vain. Cet ne pouvait réussir à s'en faire aimer. Fatiguée de ses instances, elle lui promit d'être à lui s'il parvenait à conduire l'eau de la fontaine Bonnet au bourg d'Arthon. Le seigneur invoqua le diable et s'engagea à le servir s'il satisferait à la demande de la belle. Une variante de cette tradition, fort ancienne, attribue à Barbe Bleue (surnom donné à Gilles de Rais) la construction de l'aqueduc, comme en fait référence François Verger. Le saviez-vous ?
Une coupe du conduit de l'aqueduc est visible au Musée du Pays de Retz à Villeneuve-en-Retz, ainsi que dans le hall de la mairie de Chaumes-en-Retz à Arthon-en-Retz. Le petit plus :
Ce site peut-être découvert lors d'une randonnée qui passe à proximité de la Poitevinière, le circuit Haute-Perche à Chaumes-en-Retz (Arthon-en-Retz). Sources : "De Rezay et du Pays de Retz" de L.J.M. Bizeul (Revue des provinces de l'Ouest, t.4, 1856), compte-rendu réalisé en 2010, suite à la campagne de fouilles pilotée par Martial Monteil et Jimmy Mouchard (université de Nantes), articles de presse locale (dont le Courrier du Pays de Retz du 21 novembre 2014), notices archéologiques …
English
Archaeological excavations The Gallo-Roman aqueduct at Arthon-en-Retz has been known since the 1840s. François Verger (1800-1871) was the first to mention it, in his Recueil de documents sur l'arrondissement de Paimboeuf. Archaeologist and scholar Louis-Jacques-Marie Bizeul (1785-1861) echoed his comments in an article published in 1856, as well as those of Benjamin Fillon (1819-1881), who carried out excavations in 1850. From its intake at Fontaine-Bonnet, north of the village of La Poitevinière, the aqueduct carries water for more than 3km, ending at the level of the present-day church in the village of Arthon, in a complex of ancient buildings including a thermal bath (discovered in the 1960s). Three construction methods were used to build this structure, estimated to date from the 2nd century AD. In its first section (partially visible at the entrance to the village of La Poitevinière), the aqueduct consists of a water conveyance system built on a retaining wall and pillars.
Then, to cross a depression, it rested on successive arches, of which only the bases remain (20 have been found out of the 74 identified in the 19th century).
Finally, to cross a small hill, an underground system was chosen, with the conduit installed at the bottom of a trench. The aqueduct continues partly underground as far as the Jean Monnet school, then on a retaining wall in rue des Chaumes. The end of the route to the thermal baths remains unknown. This aqueduct has been the subject of several studies and excavations, including : in 1995-1996, when the 751 Nantes-Pornic, Arthon/Chéméré bypass was built (Christophe Devals and Éric Ducher). Portions of the aqueduct were sampled on this occasion.
in 2006-2007, as part of a university dissertation (Stéphane Le Biannic),
in 2009-2010, as part of a thematic survey coordinated by Martial Monteil and Jimmy Mouchard (Nantes University), which put the length of the structure at around 3,150 metres. The new survey was carried out during the All Saints' Day vacation in 2009, with the main aims of accurately surveying the still-visible portions of the aqueduct and carrying out a walking survey to better define the site it reaches.
and, more recently, in June 2019, a four-week preventive excavation uncovered 77 metres of the perfectly preserved Gallo-Roman aqueduct? beneath the former soccer stadium, on the site of the future public secondary school (due to open in September 2024). The team of archaeologists were able to see for themselves how well cared for this building, which is extremely rare in a rural environment, is, and to learn more about it. While the precise location of the water supply or spring has yet to be identified, the various diagnostics and excavations were revealing, revealing the excellent condition of the structure at the time. The route of the aqueduct and its point of arrival are known. Villa in the village of Arthon and its thermal baths The common assumption is that the aqueduct was linked to a "villa", i.e. a rural estate combining residential buildings and agricultural production areas, rather than a settlement. In his time, François Verger had already noted "the remains of Roman construction in the village of Arthon, notably in the presbytery orchard".
In September 1850, Benjamin Fillon had sent Louis-Jacques-Marie Bizeul a report on his visit to these Gallo-Roman remains, which the latter had also previously explored. Both agree on the hypothesis of an important Gallo-Roman villa at the origin of the aqueduct designed to supply water for its baths, for the use of a wealthy private individual, in the 2nd or 3rd century A.D.. In 1965 and 1966, Mr. Plouhinec of Nantes and Émile Boutin (1919-2013) of Moutiers-en-Retz, with the help of volunteers, undertook excavations in the presbytery garden.
These uncovered the remains of a bathhouse, partially excavated, comprising : two pools
and two rooms heated by hypocausts (an underfloor heating system used in Roman times), i.e. sweating rooms. In 2013, part of a wall of the spa's façade was uncovered during preventive excavations carried out at the time of the extension and development of the retirement home, under the parking lot of the Saint-Joseph residence. Local legend According to legend, the Arthon aqueduct was built by the devil himself in a single night! A lord was pursuing a pretty young girl from the village of Arthon, but to no avail. He couldn't win her over. Tired of his entreaties, she promised to be his if he could bring water from the Bonnet fountain to Arthon. The lord invoked the devil and promised to serve him if he could satisfy her request. A very old variant of this tradition attributes the construction of the aqueduct to Bluebeard (nickname given to Gilles de Rais), as referred to by François Verger. Did you know?
A cross-section of the aqueduct conduit can be seen at the Musée du Pays de Retz in Villeneuve-en-Retz, as well as in the hall of the Chaumes-en-Retz town hall in Arthon-en-Retz. A little extra :
This site can be discovered on a hike that passes close to La Poitevinière, the Haute-Perche circuit in Chaumes-en-Retz (Arthon-en-Retz). Sources: "De Rezay et du Pays de Retz" by L.J.M. Bizeul (Revue des provinces de l'Ouest, t.4, 1856), report produced in 2010, following the excavation campaign led by Martial Monteil and Jimmy Mouchard (University of Nantes), local press articles (including the Courrier du Pays de Retz of November 21, 2014), archaeological notes…
Deutsch
Archäologische Ausgrabungen Das gallo-römische Aquädukt von Arthon-en-Retz ist seit den 1840er Jahren bekannt. François Verger (1800-1871) erwähnte es als Erster in seiner Sammlung von Dokumenten über den Bezirk Paimboeuf. Der Archäologe und Gelehrte Louis-Jacques-Marie Bizeul (1785-1861) übernahm seine Ausführungen in seinem 1856 veröffentlichten Artikel sowie die von Benjamin Fillon (1819-1881), der 1850 Ausgrabungen durchführte. Von der Wasserentnahmestelle bei Fontaine-Bonnet, nördlich des Dorfes La Poitevinière, leitete das Aquädukt das Wasser über mehr als 3 km und endete auf der Höhe der heutigen Kirche des Dorfes Arthon in einer Reihe von antiken Gebäuden, zu denen auch Thermen gehörten (die in den 1960er Jahren entdeckt wurden). Jahrhundert n. Chr. geschätzt wird, wurden drei verschiedene Bauweisen angewandt. Im ersten Teil (teilweise sichtbar am Dorfeingang von La Poitevinière) bestand das Aquädukt aus einer Wasserleitung auf einer Mauer (Stützmauer) und auf Pfeilern.
Um eine Senke zu überqueren, stützte es sich auf aufeinanderfolgende Arkaden, von denen nur noch die Basen erhalten sind (20 wurden von den 74 im 19. Jahrhundert erkannten gefunden).
Um einen kleinen Hügel zu überwinden, wurde ein unterirdisches System gewählt, bei dem die Leitung in einem Graben verlegt wurde. Das Aquädukt verläuft teilweise unterirdisch bis zur Schule Jean Monnet und dann auf einer Mauer in der Rue des Chaumes. Das Ende der Trasse, das zu den Thermen führt, ist noch unbekannt. Das Aquädukt war Gegenstand mehrerer Studien und Ausgrabungen, insbesondere : 1995-1996, als die Umleitung der Departementsstraße 751 Nantes-Pornic, Arthon/Chéméré gebaut wurde (Christophe Devals und Eric Ducher). Bei dieser Gelegenheit wurden Teile des Aquädukts entnommen.
2006-2007 im Rahmen einer Universitätsarbeit (Stéphane Le Biannic),
2009-2010 im Rahmen einer thematischen Prospektion, die von Martial Monteil und Jimmy Mouchard (Universität Nantes) koordiniert wurde und bei der die Länge des Bauwerks auf etwa 3150 Meter festgelegt wurde. Während der Allerheiligenferien 2009 wurde eine neue Prospektion durchgeführt, deren Hauptziele die genaue Vermessung der noch sichtbaren Teile des Aquädukts und die Durchführung einer Fußprospektion waren, um das Gelände, an dem es endet, besser zu erfassen.
im Juni 2019 wurden bei einer vierwöchigen Präventivgrabung 77 Meter des gallo-römischen Aquädukts in perfektem Erhaltungszustand freigelegt… unter dem ehemaligen Fußballstadion, an der Stelle des künftigen öffentlichen Gymnasiums (das im September 2024 eröffnet werden soll). Bei dieser Gelegenheit konnte das Archäologenteam feststellen, wie gepflegt dieses Bauwerk ist, das in ländlichen Gegenden sehr selten ist, und die Kenntnisse über das Bauwerk vertiefen. Zwar ist der genaue Ort der Wasserversorgung oder Quelle noch immer nicht identifiziert, doch die verschiedenen Diagnosen und Ausgrabungen waren aufschlussreich und zeigten, dass das Bauwerk zum Zeitpunkt der Ausgrabungen in einem ausgezeichneten Zustand war. Der Verlauf des Aquädukts und sein Endpunkt sind bekannt. Villa des Dorfes Arthon und seine Thermen Die verbreitete Hypothese stützt sich auf die Tatsache, dass das Aquädukt eher mit einer "Villa" in Verbindung stand, d. h. einem ländlichen Anwesen, das Wohngebäude und mit der landwirtschaftlichen Produktion verbundene Flächen kombinierte, als mit einer Siedlung. Bereits François Verger hatte zu seiner Zeit "die Überreste römischer Bauten in der Ortschaft Arthon, insbesondere im Obstgarten des Pfarrhauses" bemerkt.
Benjamin Fillon hatte Louis-Jacques-Marie Bizeul im September 1850 einen Bericht über seinen Besuch dieser gallo-römischen Überreste geschickt, die dieser zuvor ebenfalls erkundet hatte. Beide waren sich einig, dass es sich um eine bedeutende gallo-römische Villa handelte, die im 2. oder 3. Jahrhundert n. Chr. von einem reichen Privatmann mit Badewasser versorgt wurde. In den Jahren 1965 und 1966 unternahmen M. Plouhinec aus Nantes und Émile Boutin (1919-2013) aus Les Moutiers-en-Retz mit Hilfe von Freiwilligen Ausgrabungen im Garten des Pfarrhauses.
Dabei wurden die Überreste eines teilweise ausgegrabenen Badehauses freigelegt: zwei Becken (Schwimmbäder)
und zwei Räume, die mit Hypokausten beheizt wurden (ein in der Römerzeit verwendetes Fußbodenheizungssystem), d. h. Schwitzräume. Im Jahr 2013 wurde bei Präventivgrabungen während der Erweiterung und Einrichtung des Altenheims unter dem Parkplatz der Residenz Saint-Joseph ein Teil einer Mauer an der Fassade des Thermalbads entdeckt. Örtliche Legende Der Legende nach wurde das Aquädukt von Arthon vom Teufel selbst in einer einzigen Nacht gebaut! Ein Herr verfolgte vergeblich ein hübsches junges Mädchen aus dem Dorf Arthon. Es gelang ihm nicht, sich bei ihr beliebt zu machen. Als sie seines Drängens müde war, versprach sie ihm, ihm zu gehören, wenn er das Wasser aus dem Brunnen Bonnet in den Ort Arthon leiten würde. Der Herr rief den Teufel an und verpflichtete sich, ihm zu dienen, wenn er die Bitte der Schönen erfülle. Eine Variante dieser sehr alten Überlieferung schreibt Blaubart (Spitzname für Gilles de Rais) den Bau des Aquädukts zu, wie François Verger berichtet. Was wissen Sie darüber?
Ein Schnitt durch die Leitung des Aquädukts ist im Musée du Pays de Retz in Villeneuve-en-Retz sowie in der Eingangshalle des Rathauses von Chaumes-en-Retz in Arthon-en-Retz zu sehen. Das kleine Extra:
Diese Stätte kann bei einer Wanderung entdeckt werden, die in der Nähe von La Poitevinière verläuft, dem Haute-Perche-Rundweg in Chaumes-en-Retz (Arthon-en-Retz). Quellen: "De Rezay et du Pays de Retz" von L.J.M. Bizeul (Revue des provinces de l'Ouest, t.4, 1856), Bericht aus dem Jahr 2010 im Anschluss an die von Martial Monteil und Jimmy Mouchard (Universität Nantes) geleitete Ausgrabungskampagne, Artikel aus der Lokalpresse (u. a. Courrier du Pays de Retz vom 21. November 2014), archäologische Notizen …
Dutch
Archeologische opgravingen Het Gallo-Romeinse aquaduct van Arthon-en-Retz is al bekend sinds de jaren 1840. François Verger (1800-1871) vermeldde het als eerste in zijn Recueil de documents sur l'arrondissement de Paimboeuf. De archeoloog en geleerde Louis-Jacques-Marie Bizeul (1785-1861) herhaalde zijn opmerkingen in een artikel dat in 1856 werd gepubliceerd, evenals die van Benjamin Fillon (1819-1881), die in 1850 opgravingen uitvoerde. Vanaf de inlaat in Fontaine-Bonnet, ten noorden van het dorp La Poitevinière, voerde het aquaduct water over een afstand van meer dan 3 km, eindigend ter hoogte van de huidige kerk in de stad Arthon, in een complex van oude gebouwen waaronder een thermaal bad (ontdekt in de jaren 1960). Er werden drie bouwmethoden gebruikt om dit bouwwerk, dat naar schatting dateert uit de 2e eeuw na Christus, te bouwen. Het eerste deel van het aquaduct (gedeeltelijk zichtbaar bij de ingang van het dorp La Poitevinière) bestond uit een watertransportsysteem gebouwd op een steunmuur en pilaren.
Vervolgens rustte het, om een depressie over te steken, op opeenvolgende bogen, waarvan alleen de bases zijn overgebleven (er zijn er 20 gevonden van de 74 die in de 19e eeuw werden geïdentificeerd).
Om een kleine heuvel te doorkruisen werd gekozen voor een ondergronds systeem, waarbij de leiding op de bodem van een geul werd geïnstalleerd. Het aquaduct loopt gedeeltelijk ondergronds door tot aan de Jean Monnet school en vervolgens op een steunmuur in de rue des Chaumes. Het einde van het traject naar de thermen is nog onbekend. Dit aquaduct is het onderwerp geweest van verschillende studies en opgravingen, waaronder : in 1995-1996, tijdens de aanleg van de ringweg Nantes-Pornic, Arthon/Chéméré van departementale weg 751 (Christophe Devals en Éric Ducher). Bij deze gelegenheid werden delen van het aquaduct bemonsterd.
in 2006-2007, als onderdeel van een universitair proefschrift (Stéphane Le Biannic),
in 2009-2010, in het kader van een thematisch onderzoek gecoördineerd door Martial Monteil en Jimmy Mouchard (Universiteit van Nantes), waarbij de lengte van het bouwwerk op ongeveer 3.150 meter werd geschat. Dit nieuwe onderzoek werd uitgevoerd tijdens de feestdag van Allerheiligen in 2009, met als belangrijkste doelen een nauwkeurige inventarisatie van de nog zichtbare delen van het aquaduct en het uitvoeren van een wandelonderzoek om de site waar het naar toe leidt beter te definiëren.
meer recent, in juni 2019, legden vier weken van preventieve opgravingen 77 meter van het Gallo-Romeinse aquaduct bloot, in perfecte staat van bewaring, onder het oude voetbalstadion, op de plaats van de toekomstige openbare middelbare school (die in september 2024 opengaat). Het team van archeologen kon met eigen ogen zien hoe goed dit gebouw, dat uiterst zeldzaam is in een landelijke omgeving, wordt onderhouden en er meer over te weten komen. Hoewel de precieze locatie van de watervoorziening of bron nog moet worden geïdentificeerd, waren de verschillende diagnoses en opgravingen onthullend en onthulden ze de uitstekende staat van de structuur in die tijd. De route van het aquaduct en het punt van aankomst zijn bekend. Villa in de marktstad Arthon en zijn thermale baden De wijdverspreide veronderstelling is dat het aquaduct verbonden was met een "villa", d.w.z. een landelijk landgoed met woongebouwen en gebieden die werden gebruikt voor landbouwproductie, in plaats van met een bebouwd gebied. François Verger noteerde in zijn tijd al "de overblijfselen van Romeinse gebouwen in de marktplaats Arthon, met name in de boomgaard van de pastorie".
In september 1850 stuurde Benjamin Fillon aan Louis-Jacques-Marie Bizeul een verslag van zijn bezoek aan deze Gallo-Romeinse overblijfselen, die deze laatste ook al eerder had onderzocht. Beiden zijn het eens over de hypothese van een belangrijke Gallo-Romeinse villa aan de oorsprong van het aquaduct dat was ontworpen om water te leveren aan de baden daar, voor het gebruik van een rijke particulier, in de 2e of 3e eeuw na Christus… In 1965 en 1966 ondernamen de heer Plouhinec uit Nantes en Émile Boutin (1919-2013) uit Moutiers-en-Retz, met de hulp van vrijwilligers, opgravingen in de tuin van de pastorie.
Deze legden de overblijfselen bloot van een badinrichting, gedeeltelijk uitgegraven, bestaande uit : twee zwembaden
en twee ruimtes verwarmd door hypocaustes (een vloerverwarmingssysteem dat in de Romeinse tijd werd gebruikt), d.w.z. zweetruimtes. In 2013 werd een deel van een muur van de voorgevel van het kuuroord blootgelegd tijdens preventieve opgravingen in het kader van de uitbreiding en inrichting van het rusthuis, onder de parking van de residentie Saint-Joseph. Lokale legende Volgens de legende werd het aquaduct van Arthon in één nacht gebouwd door de duivel zelf! Een heer achtervolgde een mooi jong meisje uit het dorp Arthon, maar tevergeefs. Hij kon haar niet van hem laten houden. Moe van zijn smeekbeden, beloofde ze de zijne te worden als hij erin slaagde het water van de Bonnet fontein naar het dorp Arthon te brengen. De heer riep de duivel aan en beloofde hem te dienen als hij aan haar verzoek kon voldoen. Een zeer oude versie van deze traditie schrijft de bouw van het aquaduct toe aan Blauwbaard (de bijnaam van Gilles de Rais), zoals François Verger die noemt. Wist je dat?
Een doorsnede van de leiding van het aquaduct is te zien in het Musée du Pays de Retz in Villeneuve-en-Retz en in de hal van het gemeentehuis van Chaumes-en-Retz in Arthon-en-Retz. Een extraatje:
Je kunt deze site ontdekken tijdens een wandeling die vlak langs La Poitevinière loopt, de route Haute-Perche in Chaumes-en-Retz (Arthon-en-Retz). Bronnen: "De Rezay et du Pays de Retz" door L.J.M. Bizeul (Revue des provinces de l'Ouest, t.4, 1856), rapport van 2010 naar aanleiding van de opgravingscampagne onder leiding van Martial Monteil en Jimmy Mouchard (Universiteit van Nantes), artikelen in de lokale pers (waaronder de Courrier du Pays de Retz van 21 november 2014), archeologische aantekeningen…
Español
Excavaciones arqueológicas El acueducto galo-romano de Arthon-en-Retz se conoce desde la década de 1840. François Verger (1800-1871) fue el primero en mencionarlo, en su Recueil de documents sur l'arrondissement de Paimboeuf. El arqueólogo y erudito Louis-Jacques-Marie Bizeul (1785-1861) se hizo eco de sus comentarios en un artículo publicado en 1856, así como los de Benjamin Fillon (1819-1881), que realizó excavaciones en 1850. Desde su toma en Fontaine-Bonnet, al norte del pueblo de La Poitevinière, el acueducto conducía el agua a lo largo de más de 3 km y terminaba a la altura de la actual iglesia del pueblo de Arthon, en un complejo de edificios antiguos que incluían unas termas (descubiertas en los años sesenta). Para la construcción de esta estructura, cuya antigüedad se estima en el siglo II d.C., se utilizaron tres métodos de construcción. La primera parte del acueducto (parcialmente visible a la entrada del pueblo de La Poitevinière) consistía en un sistema de conducción de agua construido sobre un muro de contención y pilares.
Después, para atravesar una depresión, se apoyaba en arcos sucesivos, de los que sólo se conservan las bases (se han encontrado 20 de los 74 identificados en el siglo XIX).
Por último, para atravesar una pequeña colina, se optó por un sistema subterráneo, con el conducto instalado en el fondo de una zanja. El acueducto continúa en parte subterráneo hasta la escuela Jean Monnet, y después sobre un muro de contención en la rue des Chaumes. Aún se desconoce el final del recorrido hasta las termas. Este acueducto ha sido objeto de varios estudios y excavaciones, entre ellos : en 1995-1996, durante la construcción de la variante Nantes-Pornic, Arthon/Chéméré de la carretera departamental 751 (Christophe Devals y Éric Ducher). En esta ocasión se tomaron muestras de partes del acueducto.
en 2006-2007, en el marco de una tesis universitaria (Stéphane Le Biannic),
en 2009-2010, en el marco de una prospección temática coordinada por Martial Monteil y Jimmy Mouchard (Universidad de Nantes), que situó la longitud de la estructura en torno a los 3.150 metros. Esta nueva prospección se llevó a cabo durante la festividad de Todos los Santos de 2009, con los objetivos principales de realizar una prospección precisa de las partes del acueducto que aún eran visibles y realizar una prospección a pie para definir mejor el lugar al que conduce.
más recientemente, en junio de 2019, cuatro semanas de excavaciones preventivas sacaron a la luz 77 metros del acueducto galo-romano, en perfecto estado de conservación, bajo el antiguo estadio de fútbol, en el emplazamiento del futuro instituto público de enseñanza secundaria (cuya inauguración está prevista para septiembre de 2024). El equipo de arqueólogos pudo comprobar por sí mismo lo bien cuidado que está este edificio, extremadamente raro en un entorno rural, y aprender más sobre él. Aunque aún no se ha identificado la ubicación exacta del acueducto o manantial, los diversos diagnósticos y excavaciones fueron reveladores, poniendo de manifiesto el excelente estado de conservación de la estructura en aquella época. Se conoce el trazado del acueducto y su punto de llegada. Villa en la ciudad mercado de Arthon y sus termas La hipótesis más extendida es que el acueducto estaba vinculado a una "villa", es decir, a un conjunto rural que combinaba edificios residenciales y zonas dedicadas a la producción agrícola, y no a una zona edificada. En su época, François Verger ya había observado "restos de construcciones romanas en la ciudad mercado de Arthon, en particular en el huerto del presbiterio".
En septiembre de 1850, Benjamin Fillon había enviado a Louis-Jacques-Marie Bizeul un informe sobre su visita a estos restos galo-romanos, que este último también había explorado anteriormente. Ambos coinciden en la hipótesis de una importante villa galo-romana en el origen del acueducto destinado a abastecer de agua a las termas allí existentes, para uso de un rico particular, en el siglo II o III d.C…. En 1965 y 1966, el Sr. Plouhinec de Nantes y Émile Boutin (1919-2013) de Moutiers-en-Retz, con la ayuda de voluntarios, realizaron excavaciones en el jardín del presbiterio.
En ellas se descubrieron los restos de un balneario, parcialmente excavado, compuesto por : dos piscinas
y dos salas calentadas por hipocaustos (sistema de calefacción por suelo radiante utilizado en la época romana), es decir, salas de sudación. En 2013, parte de un muro de la fachada del balneario quedó al descubierto durante las excavaciones preventivas realizadas con motivo de la ampliación y el acondicionamiento de la residencia de ancianos, bajo el aparcamiento de la residencia Saint-Joseph. Leyenda local Cuenta la leyenda que el acueducto de Arthon fue construido por el mismísimo diablo en una sola noche Un señor perseguía a una hermosa joven del pueblo de Arthon, pero sin éxito. No conseguía que se enamorara de él. Cansada de sus súplicas, ella le prometió ser suya si conseguía llevar el agua de la fuente de Bonnet a la ciudad de Arthon. El señor invocó al diablo y prometió servirle si conseguía satisfacer su petición. Una versión muy antigua de esta tradición atribuye la construcción del acueducto a Barba Azul (apodo dado a Gilles de Rais), según refiere François Verger. ¿Lo sabía?
Una sección transversal del conducto del acueducto puede verse en el Museo del País de Retz, en Villeneuve-en-Retz, así como en el vestíbulo del ayuntamiento de Chaumes-en-Retz, en Arthon-en-Retz. Un pequeño extra :
Este lugar se puede descubrir en una excursión que pasa cerca de La Poitevinière, el sendero Haute-Perche en Chaumes-en-Retz (Arthon-en-Retz). Fuentes: "De Rezay et du Pays de Retz" de L.J.M. Bizeul (Revue des provinces de l'Ouest, t.4, 1856), informe elaborado en 2010 tras la campaña de excavación dirigida por Martial Monteil y Jimmy Mouchard (Universidad de Nantes), artículos de prensa local (entre ellos el Courrier du Pays de Retz del 21 de noviembre de 2014), notas arqueológicas…
Italiano
Scavi archeologici L'acquedotto gallo-romano di Arthon-en-Retz è noto fin dagli anni Quaranta del XIX secolo. François Verger (1800-1871) fu il primo a citarlo, nel suo Recueil de documents sur l'arrondissement de Paimboeuf. L'archeologo e studioso Louis-Jacques-Marie Bizeul (1785-1861) fece eco ai suoi commenti in un articolo pubblicato nel 1856, così come a quelli di Benjamin Fillon (1819-1881), che effettuò degli scavi nel 1850. Dalla presa di Fontaine-Bonnet, a nord del villaggio di La Poitevinière, l'acquedotto portava l'acqua per più di 3 km, terminando all'altezza dell'attuale chiesa della città di Arthon, in un complesso di edifici antichi che comprendeva un bagno termale (scoperto negli anni '60). Per la costruzione di questa struttura, che si stima risalga al II secolo d.C., sono stati utilizzati tre metodi di costruzione. La prima parte dell'acquedotto (parzialmente visibile all'ingresso del villaggio di La Poitevinière) consisteva in un sistema di convogliamento dell'acqua costruito su un muro di sostegno e su pilastri.
Poi, per attraversare una depressione, poggiava su archi successivi, di cui rimangono solo le basi (ne sono stati trovati 20 dei 74 individuati nel XIX secolo).
Infine, per attraversare una piccola collina, si scelse un sistema sotterraneo, con il condotto installato sul fondo di una trincea. L'acquedotto prosegue in parte interrato fino alla scuola Jean Monnet, poi su un muro di contenimento in rue des Chaumes. La fine del percorso verso le terme è ancora sconosciuta. Questo acquedotto è stato oggetto di numerosi studi e scavi, tra cui : nel 1995-1996, durante la costruzione della circonvallazione Nantes-Pornic, Arthon/Chéméré della strada dipartimentale 751 (Christophe Devals e Éric Ducher). In questa occasione sono state campionate porzioni dell'acquedotto.
nel 2006-2007, nell'ambito di una tesi universitaria (Stéphane Le Biannic),
nel 2009-2010, nell'ambito di un'indagine tematica coordinata da Martial Monteil e Jimmy Mouchard (Università di Nantes), che ha stimato la lunghezza della struttura in circa 3.150 metri. Questa nuova indagine è stata effettuata durante la festività di Ognissanti del 2009, con l'obiettivo principale di effettuare un rilievo preciso delle parti dell'acquedotto ancora visibili e di effettuare un'indagine a piedi per definire meglio il sito a cui conduce.
più recentemente, nel giugno 2019, quattro settimane di scavi preventivi hanno portato alla luce 77 metri di acquedotto gallo-romano, in perfetto stato di conservazione, sotto il vecchio stadio di calcio, sul sito della futura scuola secondaria pubblica (la cui apertura è prevista per settembre 2024). Il team di archeologi ha potuto constatare di persona il buono stato di conservazione di questo edificio, estremamente raro in un ambiente rurale, e saperne di più. Anche se la posizione precisa dell'acquedotto o della sorgente non è ancora stata identificata, le varie diagnosi e gli scavi sono stati rivelatori, rivelando le ottime condizioni della struttura all'epoca. Il percorso dell'acquedotto e il suo punto di arrivo sono noti. Villa nella città mercato di Arthon e le sue terme L'ipotesi diffusa è che l'acquedotto fosse collegato a una "villa", cioè a una tenuta rurale che combinava edifici residenziali e aree destinate alla produzione agricola, piuttosto che a un centro abitato. A suo tempo, François Verger aveva già notato "i resti di edifici romani nella città mercato di Arthon, in particolare nel frutteto del presbiterio".
Nel settembre del 1850, Benjamin Fillon aveva inviato a Louis-Jacques-Marie Bizeul una relazione sulla sua visita a questi resti gallo-romani, che anche quest'ultimo aveva precedentemente esplorato. Entrambi concordano sull'ipotesi di un'importante villa gallo-romana all'origine dell'acquedotto progettato per fornire acqua alle terme, ad uso di un ricco privato, nel II o III secolo d.C…. Nel 1965 e nel 1966, il signor Plouhinec di Nantes e Émile Boutin (1919-2013) di Moutiers-en-Retz, con l'aiuto di volontari, intrapresero degli scavi nel giardino del presbiterio.
Questi hanno portato alla luce i resti di uno stabilimento balneare, parzialmente scavato, comprendente: due piscine
e due ambienti riscaldati da ipocausti (un sistema di riscaldamento a pavimento utilizzato in epoca romana), cioè sale di sudorazione. Nel 2013, durante gli scavi preventivi effettuati in occasione dell'ampliamento e dell'allestimento della casa di riposo, sotto il parcheggio della residenza Saint-Joseph, è stata riportata alla luce una parte del muro di facciata delle terme. Leggenda locale Secondo la leggenda, l'acquedotto di Arthon fu costruito dal diavolo in persona in una sola notte! Un signore inseguiva una bella ragazza del villaggio di Arthon, ma senza successo. Non riusciva a farsi amare da lei. Stanca delle sue suppliche, lei promise di essere sua se fosse riuscito a portare l'acqua della fontana di Bonnet alla città di Arthon. Il signore invocò il diavolo e promise di servirlo se fosse riuscito a soddisfare la sua richiesta. Una versione molto antica di questa tradizione attribuisce la costruzione dell'acquedotto a Barbablù (il soprannome dato a Gilles de Rais), come riferito da François Verger. Lo sapevate?
Una sezione trasversale del condotto dell'acquedotto è visibile al Musée du Pays de Retz di Villeneuve-en-Retz e nella sala del municipio di Chaumes-en-Retz ad Arthon-en-Retz. Un piccolo extra:
Questo sito può essere scoperto durante un'escursione che passa vicino a La Poitevinière, il sentiero della Haute-Perche a Chaumes-en-Retz (Arthon-en-Retz). Fonti: "De Rezay et du Pays de Retz" di L.J.M. Bizeul (Revue des provinces de l'Ouest, t.4, 1856), relazione prodotta nel 2010 a seguito della campagna di scavo condotta da Martial Monteil e Jimmy Mouchard (Università di Nantes), articoli di stampa locale (tra cui il Courrier du Pays de Retz del 21 novembre 2014), note archeologiche…