Description
Au village de Dampierre, à quelques coudées d’une église monumentale, se dégage, hors des eaux vives et des bocages, un ensemble architectural et impressionnant, d’une élégance telle qu’il semblait ne pouvoir appartenir qu’aux bords de la Loire ou aux vallons de l’Ile-de-France. De ces constructions, il barre encore aujourd’hui une large esplanade bordée de futaies, et infléchie sur les côtés ». On y pénètre par une grille monumentale en fer forgé de l’Ecole de Nancy, au XVIII° siècle, à la manière de celle de l’Hôtel de Ville de Troyes. Dans ce vaste espace, à plus d’une centaine de mètres d’elle, se détache, haut vers le ciel, une tour carrée, cantonnée de 4 tourelles aux toits en poivrières ou en dôme. Elle a fort grand air et peut être considérée comme un des plus beaux spécimens de la fortification française du XV° siècle. Autrefois précédée d’un pont-levis sous lequel coulait l’eau des fossés entourant le château féodal, aujourd’hui comblés et démolis, elle en était l’entrée. Elle est traversée par un passage voûté qui accède à la cour d’honneur au fond de laquelle se détache, sur une longueur de 40 mètres et une hauteur de 28, une bâtisse en pierre à 2 étages percés de 11 ouvertures, dont 3 sur un avant-corps à peine saillant, le tout coiffé d’un toit à la Mansard à 3 lucarnes dont l’arcure de celle du centre, accolée de 2 vases flammés, fait allusion aux armes des Picot de Dampierre. Le contact de ces 2 architectures, l’une féodale et défensive, l’autre plaisante et accueillante, fait de ce domaine une résidence privilégiée caractéristique d’une époque sans austérité dont la majesté aurait paru plus puissante encore, si le formidable donjon du XII° siècle, démoli en 1810, le dominait encore de sa massive hauteur. Terre d’invasion, cette région a été dans tous les temps foulée par les pas des conquérants : les Romains s’y sont implantés, des bandes germaniques y ont pris pied, les Francs l’ont conquise, la féodalité en a fait une seigneurie de haut rang dont les comtes ont confié la garde aux plus valeureux de leurs vassaux. Elle relevait de la châtellenie de Rosnay, et était elle-même le chef-lieu d’une châtellenie dont dépendaient 70 fiefs. Elle a été possédée par des personnages importants, seigneurs de Saint-Dizier, vicomtes de Troyes, connétables de Champagne, d’où, par des alliances de haut lignage, sont issus plusieurs rois, empereurs et princes de France, d’Espagne, d’Autriche d’Allemagne et d’Angleterre. Plusieurs dynasties s’y sont succédé. Le fondateur de la première, celle des Dampierre-Saint-Dizier, est, en 980, Hildevent. Par son mariage avec Mahaud de Bourbon, son arrière petit-fils Gui II donna naissance à la branche des Dampierre-Bourbon. A la mort de son fils aîné Archambaud, survenue en 1219, dont une fille épousa Thibaud IV comte de Champagne, roi de Navarre, elle passa à son frère Guillaume II. En 1223, Guillaume prit pour femme Marguerite de Flandres qui hérita du comté en 1244, alors qu’il était décédé. Elle trépassa en 1280, laissant pour héritier un de ses fils, Gui III. Avec lui s’ouvrait la dynastie des Dampierre-Flandres. C’est sa petite fille Philippine, épouse du roi d’Angleterre Edouard, qui obtint de son mari la grâce des bourgeois de Calais en 1347. Le troisième fils de Marguerite de Flandres, Jean I était Seigneur de Dampierre en 1250. En 1258, il laissait la châtellenie à son frère Jean II qui la garda jusqu’en 1307. Elle échut alors à sa fille Marguerite, qui, depuis 1305 était la femme de Gaucher VI de Châtillon. Avec eux commença la dynastie des Dampierre-Châtillon qu’illustra Jacques 1er, Amiral de France, tué à la bataille d’Azincourt en 1415. Elle dura jusqu’en 1472 et disparut avec Valéran dont la fille aîné avait épousé en 1469 Philippe 1erde Lannoy, chevalier de la Toison d’or et chambellan de Charles V d’Allemagne, qui fonda la dynastie des Dampierre-Lannoy. Le dernier seigneur mâle de cette famille, Pierre II, mourut en 1522, sans laisser d’enfants. Il a été inhumé dans l’église de Dampierre, dont son tombeau est un des plus beaux ornements. Sa sœur Jeanne, et son mari François d’Haraucourt le vendent en 1526, à Louis Picot, seigneur de Pommeuse, 1er Président à la Cour des Aides de Paris. Ainsi se termine la filiation ininterrompue des détenteurs de la seigneurie et cesse de couler dans les veines du nouveau possesseur le sang de Champagne qui, depuis 500 ans, vivifiait les familles les plus illustres de France et d’Europe. Louis Picot introduit au XVI° siècle la dynastie des Picot de Dampierre. Louis II avait le titre de baron. C’est sous son fils Eustache, homme d’armes, que vers 1646 la baronnie fut érigée en marquisat : François Picot, maître de camp de cavalerie, Jean-Auguste, capitaine de vaisseau, Pierre, brigadier des armées du roi, capitaine des chasses et des plaisirs du roi se transmirent cette distinction jusqu’au fils de ce dernier, le comte Auguste-Henri-Marie, général des armées de la République, mort pour la France en 1793. Il avait 3 garçons et 1 fille. Le marquisat passa à son fils Charles, aide de camp du général Dessoles, sous Napoléon 1er, son beau-frère, pair de France, qui l’avait remplacé au Conseil général, et qui fut tué glorieusement, à la tête des Mobiles de l’Aube, au combat de Bagneux, en 1870. Il n’avait pas d’enfant. Le château et les biens de Dampierre entrèrent alors par filiation dans la famille de la Rochefoucauld, à cause de Louise Picot, fille du général de la Révolution, mère de la femme de Jules de la Rochefoucauld, duc d’Estissac. Son fils, Roger de la Rochefoucauld-Ségur, dernier marquis de Dampierre, le laissa à ses filles, les comtesses de Kergolay et Amélie de Mérode, qui s’en dessaisirent en 1907 pour le vendre au Viconte Beurret grand collectionneur de mobilier et d art du 18eme siècle et qui entrepris a Dampierre des travaux considérable de restauration et de décoration. Le château retrouva sa famille d'origine dans les années 30 puisqu' une branche des picot de Dampierre les Aligny, rachètent le château et le conservent jusqu'en 2021 . VISITES
• Du lundi au vendredi
• Du 1er juillet au 30 juillet puis du 1er septembre au 30 septembre 2025
• Le week-end des journées du patrimoine les 20 et 21 septembre 2025
• De 10h a 12h puis de 14h à 18h
• Au tarif de 10 euros par personne
A la visite : tous les extérieurs, intérieurs du Châtelet et escalier/cuisine du Château. Visite d'1 heure, réservation obligatoire pour les groupes (appeler Guillaume Delpech au +33 6 29 02 92 36), accessibilité mobilité réduite pour le parc uniquement.
English
In the village of Dampierre, a few cubits from a monumental church, emerges, out of the running waters and the groves, an architectural and impressive ensemble, of such elegance that it seemed to belong only to the banks of the Loire or the valleys of the Ile-de-France. From these buildings, it still blocks today a wide esplanade bordered by high forests, and inflected on the sides. It is entered through a monumental wrought iron gate from the School of Nancy, in the 18th century, in the style of that of the Town Hall of Troyes. In this vast space, more than a hundred meters from it, stands out, high towards the sky, a square tower, quartered by 4 turrets with pepperpot or domed roofs. It has a very grand appearance and can be considered as one of the most beautiful specimens of French fortification of the 15th century. Formerly preceded by a drawbridge under which flowed the water from the ditches surrounding the feudal castle, now filled in and demolished, it was the entrance. It is crossed by a vaulted passage which leads to the main courtyard at the end of which stands out, over a length of 40 meters and a height of 28, a stone building with 2 floors pierced by 11 openings, including 3 on a barely projecting avant-corps, the whole topped with a Mansard roof with 3 dormers whose arch of the central one, attached to 2 flamed vases, alludes to the arms of the Picot de Dampierre. The contact of these two architectures, one feudal and defensive, the other pleasant and welcoming, makes this domain a privileged residence characteristic of an era without austerity whose majesty would have seemed even more powerful, if the formidable keep of the 12th century, demolished in 1810, still dominated it from its massive height. Land of invasion, this region has been trodden by the steps of conquerors throughout time: the Romans settled there, Germanic bands took root there, the Franks conquered it, feudalism made it a high-ranking lordship whose counts entrusted the guard to the most valiant of their vassals. It came under the castellany of Rosnay, and was itself the chief town of a castellany on which 70 fiefs depended. It was owned by important figures, lords of Saint-Dizier, viscounts of Troyes, constables of Champagne, from whom, through high-lineage alliances, several kings, emperors and princes of France, Spain, Austria, Germany and England came. Several dynasties succeeded one another. The founder of the first, that of Dampierre-Saint-Dizier, was Hildevent in 980. Through his marriage to Mahaud of Bourbon, his great-grandson Gui II gave birth to the Dampierre-Bourbon branch. On the death of his eldest son Archambaud, in 1219, whose daughter married Thibaud IV, Count of Champagne, King of Navarre, it passed to his brother William II. In 1223, William took Margaret of Flanders as his wife, who inherited the county in 1244, after he had died. She died in 1280, leaving one of her sons, Gui III, as his heir. With him began the Dampierre-Flanders dynasty. It was her granddaughter Philippine, wife of the English King Edward, who obtained from her husband the pardon of the burghers of Calais in 1347. The third son of Margaret of Flanders, John I, was Lord of Dampierre in 1250. In 1258, he left the castellany to his brother John II, who kept it until 1307. It then fell to his daughter Margaret, who, since 1305, had been the wife of Gaucher VI of Châtillon. With them began the Dampierre-Châtillon dynasty, which was made famous by Jacques I, Admiral of France, killed at the Battle of Agincourt in 1415. It lasted until 1472 and disappeared with Valéran, whose eldest daughter had married in 1469 Philippe I de Lannoy, Knight of the Golden Fleece and Chamberlain of Charles V of Germany, who founded the Dampierre-Lannoy dynasty. The last male lord of this family, Pierre II, died in 1522, without leaving any children. He was buried in the church of Dampierre, of which his tomb is one of the most beautiful ornaments. His sister Jeanne, and her husband François d'Haraucourt sold it in 1526 to Louis Picot, Lord of Pommeuse, 1st President of the Court of Aids of Paris. Thus ended the uninterrupted line of descent of the holders of the seigneury and ceased to flow in the veins of the new possessor the blood of Champagne which, for 500 years, had invigorated the most illustrious families of France and Europe. Louis Picot introduced the Picot de Dampierre dynasty in the 16th century. Louis II held the title of baron. It was under his son Eustache, a man-at-arms, that around 1646 the barony was raised to a marquisate: François Picot, master of the cavalry camp, Jean-Auguste, ship captain, Pierre, brigadier of the king's armies, captain of the king's hunts and pleasures, passed this distinction down to the latter's son, Count Auguste-Henri-Marie, general of the armies of the Republic, who died for France in 1793. He had 3 boys and 1 girl. The marquisate passed to his son Charles, aide-de-camp to General Dessoles, under Napoleon I, his brother-in-law, peer of France, who had replaced him on the General Council, and who was gloriously killed, at the head of the Mobiles of the Aube, at the battle of Bagneux, in 1870. He had no children. The castle and the property of Dampierre then entered by descent into the Rochefoucauld family, because of Louise Picot, daughter of the general of the Revolution, mother of the wife of Jules de la Rochefoucauld, Duke of Estissac. Her son, Roger de la Rochefoucauld-Ségur, last Marquis of Dampierre, left it to his daughters, the Countesses of Kergolay and Amélie de Mérode, who parted with it in 1907 to sell it to the Viconte Beurret, a great collector of 18th century furniture and art, who undertook considerable restoration and decoration work in Dampierre. The castle returned to its original family in the 1930s when a branch of the Picot de Dampierre family, the Alignys, bought the castle and kept it until 2021. TOURS • Monday to Friday • From July 1st to July 30th then from September 1st to September 30th, 2025 • Heritage Days weekend on September 20th and 21st, 2025 • From 10am to 12pm then from 2pm to 6pm • At the rate of 10 euros per person Visits: all exteriors, interiors of the Châtelet and staircase/kitchen of the Château. 1-hour visit, reservation required for groups (call Guillaume Delpech at +33 6 29 02 92 36), reduced mobility accessibility for the park only.
Deutsch
Im Dorf Dampierre, nur wenige Schritte von einer monumentalen Kirche entfernt, erhebt sich aus den fließenden Gewässern und Wäldern ein beeindruckendes architektonisches Ensemble von solcher Eleganz, dass es nur an die Ufer der Loire oder in die Täler der Île-de-France zu gehören scheint. Von diesen Gebäuden aus versperrt es noch heute eine breite, von hohen Wäldern gesäumte und an den Seiten geschwungene Esplanade. Der Zugang erfolgt durch ein monumentales schmiedeeisernes Tor aus der Schule von Nancy aus dem 18. Jahrhundert, das dem des Rathauses von Troyes ähnelt. In diesem riesigen Raum, mehr als hundert Meter davon entfernt, ragt hoch in den Himmel ein quadratischer Turm, flankiert von vier Türmchen mit Spitz- oder Kuppeldächern. Es hat eine sehr imposante Erscheinung und kann als eines der schönsten Beispiele französischer Befestigungsanlagen des 15. Jahrhunderts angesehen werden. Früher befand sich dort eine Zugbrücke, unter der das Wasser aus den heute zugeschütteten und abgerissenen Wassergräben, die die feudale Burg umgaben, hindurchfloss und die den Eingang bildete. Es wird von einem gewölbten Gang durchquert, der zum Haupthof führt, an dessen Ende sich auf einer Länge von 40 Metern und einer Höhe von 28 Metern ein zweistöckiges Steingebäude mit 11 Öffnungen erhebt, darunter drei auf einem kaum hervorstehenden Risalit. Das Ganze wird von einem Mansarddach mit drei Dachgauben gekrönt, dessen Bogen des mittleren, an zwei geflammten Vasen befestigten Daches auf das Wappen des Picot de Dampierre anspielt. Der Kontakt dieser beiden Architekturen – die eine feudal und wehrhaft, die andere angenehm und einladend – macht dieses Anwesen zu einer privilegierten Residenz, charakteristisch für eine Ära ohne Strenge, deren Majestät noch mächtiger gewirkt hätte, wenn der beeindruckende Bergfried aus dem 12. Jahrhundert, der 1810 abgerissen wurde, sie noch immer mit seiner massiven Höhe dominiert hätte. Diese Region war ein Land der Invasionen und wurde im Laufe der Geschichte von Eroberern betreten: Die Römer ließen sich dort nieder, germanische Truppen fassten dort Fuß, die Franken eroberten sie und der Feudalismus machte sie zu einer hochrangigen Herrschaft, deren Bewachung die Grafen ihren tapfersten Vasallen anvertrauten. Es unterstand der Burgherrschaft von Rosnay und war selbst die Hauptstadt einer Burgherrschaft, von der 70 Lehen abhingen. Es war im Besitz bedeutender Persönlichkeiten, der Herren von Saint-Dizier, der Vizegrafen von Troyes und der Konstabler der Champagne, aus denen durch hochgeschlechtliche Allianzen mehrere Könige, Kaiser und Prinzen aus Frankreich, Spanien, Österreich, Deutschland und England hervorgingen. Mehrere Dynastien folgten dort aufeinander. Der Gründer der ersten, der von Dampierre-Saint-Dizier, war Hildevent im Jahr 980. Durch seine Heirat mit Mahaud de Bourbon begründete sein Urenkel Gui II. den Zweig Dampierre-Bourbon. Nach dem Tod seines ältesten Sohnes Archambaud im Jahr 1219, dessen Tochter Thibaud IV., Graf von Champagne, König von Navarra, heiratete, ging es an seinen Bruder Wilhelm II. über. Im Jahr 1223 heiratete Wilhelm Margarete von Flandern, die die Grafschaft im Jahr 1244 nach seinem Tod erbte. Sie starb im Jahr 1280 und hinterließ einen ihrer Söhne, Gui III., als Erben. Mit ihm begann die Dampierre-Flanders-Dynastie. Es war seine Enkelin Philippine, die Frau des englischen Königs Edward, die 1347 von ihrem Mann die Begnadigung der Bürger von Calais erwirkte. Johann I., der dritte Sohn von Margarete von Flandern, war 1250 Herr von Dampierre. 1258 überließ er die Kastellanei seinem Bruder Johann II., der sie bis 1307 behielt. Dann fiel sie an seine Tochter Margarete, die seit 1305 mit Gaucher VI. von Châtillon verheiratet war. Mit ihnen begann die Dynastie Dampierre-Châtillon, die durch Jacques I., Admiral von Frankreich, berühmt wurde, der 1415 in der Schlacht von Azincourt fiel. Sie bestand bis 1472 und verschwand mit Valéran, dessen älteste Tochter 1469 Philippe I. de Lannoy, Ritter des Goldenen Vlieses und Kammerherr von Karl V. von Deutschland, geheiratet hatte, der die Dynastie Dampierre-Lannoy begründete. Der letzte männliche Lord dieser Familie, Peter II., starb 1522 und hinterließ keine Kinder. Er wurde in der Kirche von Dampierre begraben, zu deren schönsten Schmuckstücken sein Grabmal zählt. Seine Schwester Jeanne und ihr Ehemann François d'Haraucourt verkauften es 1526 an Louis Picot, Lord von Pommeuse, 1. Präsident des Court of Aids von Paris. Damit endet die ununterbrochene Linie der Inhaber der Herrschaft und das Blut der Champagne, das 500 Jahre lang die berühmtesten Familien Frankreichs und Europas belebt hatte, fließt nicht mehr in den Adern des neuen Besitzers. Louis Picot begründete im 16. Jahrhundert die Dynastie Picot de Dampierre. Ludwig II. trug den Titel eines Barons. Unter seinem Sohn Eustache, einem Soldaten, wurde die Baronie um 1646 zur Marquise erhoben: François Picot, Meister des Kavallerielagers, Jean-Auguste, Schiffskapitän, Pierre, Brigadier der königlichen Armeen, Hauptmann der Jagd- und Vergnügungszüge des Königs, gaben diese Auszeichnung an dessen Sohn, Graf Auguste-Henri-Marie, General der Armeen der Republik, weiter, der 1793 für Frankreich fiel. Er hatte drei Söhne und eine Tochter. Die Marquise ging an seinen Sohn Charles über, der unter Napoleon I. Adjutant von General Dessoles war, seinem Schwager, Pair von Frankreich, der ihn im Generalrat abgelöst hatte und 1870 an der Spitze der Mobiles der Aube in der Schlacht von Bagneux einen ruhmreichen Tod fand. Er hatte keine Kinder. Das Schloss und der Besitz von Dampierre gingen dann durch Erbschaft in den Besitz der Familie Rochefoucauld über, und zwar über Louise Picot, die Tochter des Generals der Revolution und Mutter der Frau von Jules de la Rochefoucauld, Herzog von Estissac. Sein Sohn, Roger de la Rochefoucauld-Ségur, der letzte Marquis von Dampierre, vermachte es seinen Töchtern, den Gräfinnen von Kergolay und Amélie de Mérode, die es 1907 aufgaben, um es an Viscount Beurret zu verkaufen, einen großen Sammler von Möbeln und Kunst des 18. Jahrhunderts, der in Dampierre umfangreiche Restaurierungs- und Dekorationsarbeiten durchführte. In den 1930er Jahren gelangte das Schloss wieder in den Besitz seiner ursprünglichen Familie, als ein Zweig der Familie Picot de Dampierre, die Alignys, das Schloss kauften und es bis 2021 behielten. BESICHTIGUNGEN • Montag bis Freitag • Vom 1. bis 30. Juli und dann vom 1. bis 30. September 2025 • Das Wochenende der Tage des Kulturerbes am 20. und 21. September 2025 • Von 10 bis 12 Uhr und dann von 14 bis 18 Uhr • Zum Preis von 10 Euro pro Person Bei der Besichtigung: alle Außen- und Innenbereiche des Châtelets sowie das Treppenhaus/die Küche des Schlosses. 1-stündiger Besuch, Reservierung für Gruppen erforderlich (rufen Sie Guillaume Delpech unter +33 6 29 02 92 36 an), Zugänglichkeit nur für Personen mit eingeschränkter Mobilität im Park.
Dutch
In het dorp Dampierre, op slechts een paar el van een monumentale kerk, steekt een indrukwekkend architectonisch ensemble af tegen het witte water en de omheinde landbouwgrond, zo elegant dat het alleen maar leek te horen bij de oevers van de Loire of de valleien van Ile-de-France. Uit deze gebouwen steekt vandaag de dag nog steeds een brede esplanade op, omzoomd met bomen en aan de zijkanten gebogen". Je komt binnen via een monumentale smeedijzeren poort ontworpen door de Ecole de Nancy in de 18e eeuw, vergelijkbaar met die van het stadhuis van Troyes. In deze enorme ruimte, op meer dan honderd meter afstand, rijst een vierkante toren de lucht in, geflankeerd door 4 torentjes met gepeperde of koepeldaken. Het ziet er groots uit en kan worden beschouwd als een van de mooiste voorbeelden van 15e-eeuwse Franse fortificatie. Het was ooit de toegang tot het feodale kasteel, voorafgegaan door een ophaalbrug waaronder water stroomde uit de slotgrachten rond het kasteel, die nu gedempt en gesloopt zijn. Het wordt doorkruist door een gewelfde doorgang die leidt naar de grote binnenplaats, aan het einde waarvan zich, over een lengte van 40 meter en een hoogte van 28, een stenen gebouw van 2 verdiepingen bevindt met 11 openingen, waarvan 3 op een nauwelijks vooruitspringend voorplein, met daarboven een Mansardedak met 3 dakkapellen, waarvan de boog van de middelste, geflankeerd door 2 gevlamde vazen, verwijst naar het wapen van Picot de Dampierre. De combinatie van deze 2 architectonische stijlen, de ene feodaal en defensief, de andere aangenaam en gastvrij, maakt dit landgoed tot een bevoorrechte residentie die kenmerkend is voor een tijdperk zonder soberheid, waarvan de majesteit nog krachtiger zou hebben geleken als de formidabele 12e-eeuwse donjon, die in 1810 werd afgebroken, er nog bovenuit zou steken vanaf zijn enorme hoogte. Dit gebied is een land van invasies en is altijd door veroveraars betreden: de Romeinen vestigden zich hier, Germaanse bendes kregen voet aan de grond, de Franken veroverden het, het feodalisme maakte er een hooggeplaatste heerlijkheid van, waarvan de graven de bewaking toevertrouwden aan de dapperste van hun vazallen. Het maakte deel uit van de castellany van Rosnay en was zelf het administratieve centrum van een castellany waarvan 70 leengoederen afhankelijk waren. Het was in het bezit van belangrijke figuren zoals de Heren van Saint-Dizier, de Burggraven van Troyes en de Constables van Champagne, van wie verschillende koningen, keizers en prinsen van Frankrijk, Spanje, Oostenrijk, Duitsland en Engeland afstamden via hooggeplaatste allianties. Verschillende dynastieën hebben elkaar opgevolgd. De stichter van de eerste, de Dampierre-Saint-Dizier dynastie, was Hildevent in 980. Door zijn huwelijk met Mahaud de Bourbon, gaf zijn achterkleinzoon Gui II geboorte aan de Dampierre-Bourbon tak. Na de dood van zijn oudste zoon Archambaud in 1219, wiens dochter trouwde met Thibaud IV graaf van Champagne, koning van Navarra, ging deze over op zijn broer Willem II. In 1223 trouwde Guillaume met Marguerite de Flandres, die het graafschap in 1244, na zijn dood, erfde. Zij stierf in 1280 en liet een van haar zonen, Gui III, als erfgenaam achter. Dit was het begin van de dynastie Dampierre-Flandres. Het was haar kleindochter Philippine, de vrouw van koning Edward van Engeland, die in 1347 gratie verkreeg van haar man voor de burgers van Calais. De derde zoon van Marguerite de Flandres, Jean I, was heer van Dampierre in 1250 en liet het landgoed na aan zijn broer Jean II in 1258, die het in bezit had tot 1307. Daarna ging het over op zijn dochter Marguerite, die sinds 1305 de echtgenote was van Gaucher VI de Châtillon. Met hen begon de dynastie Dampierre-Châtillon, met als voorbeeld Jacques I, admiraal van Frankrijk, die in 1415 sneuvelde in de Slag bij Azincourt. Deze dynastie duurde tot 1472 en verdween met Valéran, wiens oudste dochter in 1469 trouwde met Philippe 1erde Lannoy, ridder van het Gulden Vlies en kamerheer van Karel V van Duitsland, die de dynastie Dampierre-Lannoy stichtte. De laatste mannelijke heer van deze familie, Pierre II, stierf in 1522 en liet geen kinderen na. Hij werd begraven in de kerk van Dampierre, waarvan zijn graftombe een van de mooiste ornamenten is. Zijn zus Jeanne en haar man François d'Haraucourt verkochten het in 1526 aan Louis Picot, Heer van Pommeuse, 1e President van het Hof van Hulp in Parijs. Zo kwam er een einde aan het ononderbroken geslacht van de heren van het landhuis en het Champagne-bloed dat 500 jaar lang de meest illustere families in Frankrijk en Europa had gevoed, stroomde niet langer door de aderen van de nieuwe eigenaar. Louis Picot introduceerde de Picot de Dampierre dynastie in de 16e eeuw. Louis II had de titel van Baron. Onder zijn zoon Eustache, een soldaat, werd de baronie rond 1646 verheven tot markgraafschap: François Picot, cavaleriekapitein, Jean-Auguste, zeekapitein, Pierre, brigadier in de legers van de koning, kapitein van de jacht en plezier gaf deze onderscheiding door aan zijn zoon, graaf Auguste-Henri-Marie, generaal in de legers van de Republiek, die in 1793 voor Frankrijk stierf. Hij had 3 zonen en 1 dochter. Het markgraafschap ging over op zijn zoon Charles, adjudant van generaal Dessoles onder Napoleon I, zijn zwager, een peer de France, die hem had vervangen in de Generale Raad en die glorieus sneuvelde aan het hoofd van de Mobiles de l'Aube in de slag bij Bagneux in 1870. Hij had geen kinderen. Het kasteel en de bezittingen in Dampierre kwamen vervolgens in de familie de la Rochefoucauld door afstamming, via Louise Picot, dochter van de Revolutionaire generaal en moeder van de vrouw van Jules de la Rochefoucauld, Duc d?Estissac. Zijn zoon, Roger de la Rochefoucauld-Ségur, de laatste markies van Dampierre, liet het na aan zijn dochters, de gravinnen van Kergolay en Amélie de Mérode, die het in 1907 verkochten aan Viconte Beurret, een groot verzamelaar van 18de-eeuws meubilair en kunst, die aanzienlijke restauratie- en decoratiewerken in Dampierre uitvoerde. Het kasteel werd in de jaren 1930 teruggegeven aan de oorspronkelijke familie toen een tak van de familie Picot de Dampierre, de familie Aligny, het kasteel kocht en het behield tot 2021. BEZOEK
maandag tot vrijdag
van 1 juli tot 30 juli en van 1 september tot 30 september 2025
tijdens het Open Monumentendagen weekend van 20 en 21 september 2025
van 10u tot 12u en van 14u tot 18u
10 euro per persoon
Bezoek: alle exterieurs, interieurs van het Châtelet en het trappenhuis/de keuken van het kasteel. Rondleidingen duren 1 uur en moeten vooraf worden gereserveerd voor groepen (bel Guillaume Delpech op +33 6 29 02 92 36). Toegang met beperkte mobiliteit alleen voor het park.
Español
En el pueblo de Dampierre, a pocos codos de una iglesia monumental, sobresale entre las aguas blancas y las tierras de labranza cercadas un impresionante conjunto arquitectónico, tan elegante que parecía pertenecer únicamente a las orillas del Loira o a los valles de Île-de-France. De estos edificios sobresale aún hoy una amplia explanada bordeada de árboles y curvada a los lados". Se entra por una puerta monumental de hierro forjado diseñada por la Escuela de Nancy en el siglo XVIII, similar a la del Ayuntamiento de Troyes. En este vasto espacio, a más de un centenar de metros, se eleva hacia el cielo una torre cuadrada flanqueada por 4 torrecillas con tejados salpicados o abovedados. Tiene un aspecto grandioso y puede considerarse uno de los mejores ejemplos de fortificación francesa del siglo XV. Antiguamente era la entrada al castillo feudal, precedida por un puente levadizo bajo el que corría el agua procedente de los fosos que rodeaban el castillo, hoy rellenados y demolidos. Está atravesado por un pasadizo abovedado que conduce al patio principal, al final del cual destaca, sobre una longitud de 40 metros y una altura de 28, un edificio de piedra de 2 plantas con 11 vanos, 3 de ellos en un antepatio apenas saliente, rematado por un tejado de mansarda con 3 ventanas abuhardilladas, el arco de la central, flanqueado por 2 jarrones flameados, alude al escudo de armas de los Picot de Dampierre. La combinación de estos 2 estilos arquitectónicos, uno feudal y defensivo, el otro agradable y acogedor, hace de esta finca una residencia privilegiada propia de una época sin austeridad, cuya majestuosidad habría parecido aún más poderosa si la formidable torre del homenaje del siglo XII, demolida en 1810, aún se alzara sobre ella desde su maciza altura. Tierra de invasiones, esta región siempre ha sido hollada por conquistadores: los romanos se instalaron aquí, las bandas germánicas se afianzaron, los francos la conquistaron, el feudalismo la convirtió en un señorío de alto rango cuyos condes confiaban su tutela a los más valientes de sus vasallos. Formaba parte de la castellanía de Rosnay y era a su vez el centro administrativo de una castellanía de la que dependían 70 feudos. Ha sido propiedad de importantes personajes, como los señores de Saint-Dizier, los vizcondes de Troyes y los condestables de Champaña, de los que han descendido, a través de alianzas de alto rango, varios reyes, emperadores y príncipes de Francia, España, Austria, Alemania e Inglaterra. Varias dinastías se han sucedido. El fundador de la primera, la dinastía Dampierre-Saint-Dizier, fue Hildevent en 980. A través de su matrimonio con Mahaud de Bourbon, su bisnieto Gui II dio origen a la rama Dampierre-Bourbon. A la muerte de su hijo mayor Archambaud en 1219, cuya hija se casó con Thibaud IV conde de Champaña, rey de Navarra, pasó a su hermano Guillermo II. En 1223, Guillaume se casó con Marguerite de Flandres, que heredó el condado en 1244, tras su muerte. Murió en 1280, dejando como heredero a uno de sus hijos, Gui III. Esto marcó el inicio de la dinastía Dampierre-Flandres. Fue su nieta Filipina, esposa del rey Eduardo de Inglaterra, quien obtuvo el perdón de su marido para los burgueses de Calais en 1347. El tercer hijo de Marguerite de Flandres, Jean I, fue señor de Dampierre en 1250, dejando el señorío a su hermano Jean II en 1258, quien lo mantuvo hasta 1307. A continuación, pasó a su hija Margarita, esposa de Gaucher VI de Châtillon desde 1305. Con ellos comenzó la dinastía Dampierre-Châtillon, ejemplificada por Jacques I, almirante de Francia, muerto en la batalla de Azincourt en 1415. Duró hasta 1472 y desapareció con Valéran, cuya hija mayor se casó en 1469 con Philippe 1erde Lannoy, caballero del Toisón de Oro y chambelán de Carlos V de Alemania, que fundó la dinastía Dampierre-Lannoy. El último señor varón de esta familia, Pierre II, murió en 1522, sin dejar descendencia. Fue enterrado en la iglesia de Dampierre, de la que su tumba es uno de los mejores ornamentos. Su hermana Jeanne y su marido François d'Haraucourt la vendieron en 1526 a Louis Picot, señor de Pommeuse, primer presidente de la corte de edecanes de París. Terminaba así el linaje ininterrumpido de los señores del señorío, y la sangre de Champaña que había nutrido durante 500 años a las familias más ilustres de Francia y Europa dejaba de correr por las venas del nuevo propietario. Louis Picot introdujo la dinastía Picot de Dampierre en el siglo XVI. Luis II ostentaba el título de barón. Fue bajo su hijo Eustache, hombre de armas, que hacia 1646 la baronía fue elevada al rango de marquesado: François Picot, maestro de campo de caballería, Jean-Auguste, capitán de marina, Pierre, brigadier de los ejércitos del rey, capitán de caza y placeres del rey transmitieron esta distinción al hijo de este último, el conde Auguste-Henri-Marie, general de los ejércitos de la República, muerto por Francia en 1793. Tuvo 3 hijos y 1 hija. El marquesado pasó a su hijo Charles, ayudante de campo del general Dessoles bajo Napoleón I, su cuñado, par de Francia, que le había sustituido en el Consejo General y que murió gloriosamente al frente de los Móviles del Aube en la batalla de Bagneux en 1870. No tuvo hijos. El castillo y las propiedades de Dampierre pasaron entonces a la familia de la Rochefoucauld por descendencia, a través de Louise Picot, hija del general revolucionario y madre de la esposa de Jules de la Rochefoucauld, duque de Estissac. Su hijo, Roger de la Rochefoucauld-Ségur, último marqués de Dampierre, lo legó a sus hijas, las condesas de Kergolay y Amélie de Mérode, que lo vendieron en 1907 a Viconte Beurret, gran coleccionista de muebles y obras de arte del siglo XVIII, quien emprendió importantes obras de restauración y decoración en Dampierre. El castillo fue devuelto a su familia original en la década de 1930, cuando una rama de la familia Picot de Dampierre, la familia Aligny, compró el castillo y lo conservó hasta 2021. VISITAS
? de lunes a viernes
del 1 al 30 de julio y del 1 al 30 de septiembre de 2025
? el fin de semana de las Jornadas del Patrimonio, 20 y 21 de septiembre de 2025
? de 10:00 a 12:00 y de 14:00 a 18:00
? 10 euros por persona
Visita: todos los exteriores, interiores del Châtelet y la escalera/cocina del Château. Las visitas duran 1 hora y deben reservarse con antelación para grupos (llamar a Guillaume Delpech al +33 6 29 02 92 36). Acceso para minusválidos sólo para el parque.
Italiano
Nel villaggio di Dampierre, a pochi cubiti da una chiesa monumentale, un imponente complesso architettonico si staglia tra le acque bianche e le siepi dei campi coltivati, così elegante che sembrava appartenere solo alle rive della Loira o alle valli dell'Ile-de-France. Da questi edifici si staglia ancora oggi un'ampia spianata alberata e curva ai lati". Si entra attraverso un monumentale cancello in ferro battuto progettato dall'Ecole de Nancy nel XVIII secolo, simile a quello del Municipio di Troyes. In questo vasto spazio, a più di cento metri di distanza, si erge verso il cielo una torre quadrata, fiancheggiata da 4 torrette con tetti a cupola o a peperoni. Ha un aspetto grandioso e può essere considerata uno dei migliori esempi di fortificazione francese del XV secolo. Un tempo era l'ingresso del castello feudale, preceduto da un ponte levatoio sotto il quale scorreva l'acqua dei fossati che circondavano il castello, oggi riempiti e demoliti. È attraversato da un passaggio a volta che conduce al cortile principale, in fondo al quale si staglia, su una lunghezza di 40 metri e un'altezza di 28, un edificio in pietra a 2 piani con 11 aperture, di cui 3 su un piazzale appena sporgente, sormontato da un tetto mansardato con 3 abbaini, l'arco di quello centrale, fiancheggiato da 2 vasi fiammati, allude allo stemma dei Picot de Dampierre. La combinazione di questi due stili architettonici, l'uno feudale e difensivo, l'altro piacevole e accogliente, fa di questa tenuta una residenza privilegiata caratteristica di un'epoca priva di austerità, la cui maestosità sarebbe apparsa ancora più potente se il formidabile mastio del XII secolo, demolito nel 1810, la sovrastasse ancora dalla sua imponente altezza. Terra di invasioni, questa regione è sempre stata calpestata dai conquistatori: i Romani vi si stabilirono, le bande germaniche vi si insediarono, i Franchi la conquistarono, il feudalesimo ne fece una signoria di alto rango i cui conti ne affidarono la tutela ai più valorosi tra i loro vassalli. Faceva parte della castellania di Rosnay ed era essa stessa il centro amministrativo di una castellania da cui dipendevano 70 feudi. È stato posseduto da personaggi importanti come i Signori di Saint-Dizier, i Visconti di Troyes e i Connestabili di Champagne, da cui sono discesi, attraverso alleanze di alto rango, diversi re, imperatori e principi di Francia, Spagna, Austria, Germania e Inghilterra. Diverse dinastie si sono succedute. Il fondatore della prima, la dinastia dei Dampierre-Saint-Dizier, fu Hildevent nel 980. Grazie al matrimonio con Mahaud de Bourbon, il pronipote Gui II diede vita al ramo Dampierre-Bourbon. Alla morte del primogenito Archambaud nel 1219, la cui figlia sposò Thibaud IV conte di Champagne, re di Navarra, il ramo passò al fratello Guglielmo II. Nel 1223, Guillaume sposò Marguerite de Flandres, che ereditò la contea nel 1244, dopo la sua morte. Morì nel 1280, lasciando come erede uno dei suoi figli, Gui III. Questo segnò l'inizio della dinastia Dampierre-Flandres. Fu la nipote Filippina, moglie del re Edoardo d'Inghilterra, a ottenere dal marito il perdono per gli abitanti di Calais nel 1347. Il terzo figlio di Marguerite de Flandres, Jean I, fu signore di Dampierre nel 1250, lasciando il maniero al fratello Jean II nel 1258, che lo tenne fino al 1307. Passò poi alla figlia Marguerite, che dal 1305 era moglie di Gaucher VI de Châtillon. Con loro ebbe inizio la dinastia dei Dampierre-Châtillon, esemplificata da Jacques I, ammiraglio di Francia, ucciso nella battaglia di Azincourt nel 1415. Durò fino al 1472 e scomparve con Valéran, la cui figlia maggiore sposò nel 1469 Philippe 1erde Lannoy, cavaliere del Toson d'Oro e ciambellano di Carlo V di Germania, che fondò la dinastia Dampierre-Lannoy. L'ultimo signore maschio di questa famiglia, Pierre II, morì nel 1522, senza lasciare figli. Fu sepolto nella chiesa di Dampierre, la cui tomba è uno degli ornamenti più belli. Sua sorella Jeanne e suo marito François d'Haraucourt la vendettero nel 1526 a Louis Picot, signore di Pommeuse, primo presidente della Corte degli Aiuti di Parigi. Si concluse così l'ininterrotta discendenza dei signori del maniero e il sangue della Champagne, che per 500 anni aveva nutrito le più illustri famiglie di Francia e d'Europa, cessò di scorrere nelle vene del nuovo proprietario. Louis Picot introdusse la dinastia Picot de Dampierre nel XVI secolo. Luigi II deteneva il titolo di barone. Fu sotto il figlio Eustache, uomo d'arme, che intorno al 1646 la baronia fu elevata al rango di marchesato: François Picot, maestro di campo di cavalleria, Jean-Auguste, capitano di marina, Pierre, brigadiere degli eserciti del re, capitano di caccia e di piacere del re trasmisero questa distinzione al figlio di quest'ultimo, il conte Auguste-Henri-Marie, generale degli eserciti della Repubblica, che morì per la Francia nel 1793. Ebbe 3 figli e 1 figlia. Il marchesato passò al figlio Charles, aiutante di campo del generale Dessoles sotto Napoleone I, suo cognato, pari di Francia, che lo aveva sostituito nel Consiglio generale e che fu gloriosamente ucciso alla testa dei Mobiles de l'Aube nella battaglia di Bagneux nel 1870. Non ebbe figli. Il castello e la proprietà di Dampierre entrarono quindi nella famiglia de la Rochefoucauld per discendenza, attraverso Louise Picot, figlia del generale rivoluzionario e madre della moglie di Jules de la Rochefoucauld, duca d'Estissac. Suo figlio, Roger de la Rochefoucauld-Ségur, ultimo marchese di Dampierre, lo lasciò alle figlie, le contesse di Kergolay e Amélie de Mérode, che lo vendettero nel 1907 a Viconte Beurret, grande collezionista di mobili e opere d'arte del XVIII secolo, che intraprese un notevole lavoro di restauro e decorazione a Dampierre. Il castello fu restituito alla famiglia originaria negli anni Trenta, quando un ramo della famiglia Picot de Dampierre, la famiglia Aligny, acquistò il castello e lo tenne fino al 2021. VISITE
dal lunedì al venerdì
dal 1° luglio al 30 luglio e dal 1° settembre al 30 settembre 2025
durante il weekend delle Giornate del Patrimonio del 20 e 21 settembre 2025
dalle 10.00 alle 12.00 e dalle 14.00 alle 18.00
10 euro a persona
Visita: tutti gli esterni, gli interni dello Châtelet e la scala/cucina dello Château. Le visite durano 1 ora e devono essere prenotate in anticipo per i gruppi (chiamare Guillaume Delpech al +33 6 29 02 92 36). Accesso a mobilità ridotta solo per il parco.