Description
Chapelle situé au sud-est du village. Elle est inscrite sur l'Inventaire Supplémentaire des Monuments Historiques depuis le 18 septembre 1926. Histoire de la ferme de Suxy. (ou Sussy, issu de " subsidium " : secours.). La ferme appartient au territoire de Saint Broingt – Les Fosses, et se situe au Sud – Est de la commune, près de la route nationale N° 74, à 2 kilomètres au Sud de Prauthoy. C'était une ancienne maladrerie ou maison hospitalière, destinée à recueillir les nombreux pèlerins qui se rendaient à Rome, Jérusalem, St Jacques de Compostelle. Pierre Herlingue dans " Sur les pas des anciens pèlerins " (Bull. de la Soc. Hist. et Arch. de Langres, N° 191, Tome XIV, page 363. Carte page 357) cite dans la liste des Anciennes maisons Hospitalières sur les Chemins de l'Actuel Diocèse de Langres, rubrique " Hospices de chemins " : Saint Broingt-les-Fosses : Sussy, N.-D et S. Sulpice (1141), supprimé en 1697. Construit sur la grande route de Lyon, Suxy était, d'après certains historiens, placé sur les lieux mêmes d'une ancienne station romaine détruite à l'époque de l'invasion des Barbares dans les Gaules. Son érection remonterait à 1141, époque où Eudes de Saint Broingt et ses fils Maurice et Barthélémy donnèrent une partie de leurs domaines. A cette époque, Suxy était un simple asile destiné à recevoir les nombreux pélerins qui se rendaient à Jérusalem ou à Saint – Jacques de Compostelle. En 1204, Vallo, sire de St Beroingt, fait remise de XIV deniers de cens sur Soucy. Outre les sires de Saint Broingt, on trouve parmi les principaux fondateurs de Suxy : Odon ou Eudes de Balesmes, Henry de Rochetaillée, Dreux son fils, Hugues de Rouvres, Ulric de Sacquenay, Alerme d'Isômes, son fils Albert de Montsaugeon et Eudes de Marey. En 1498, la maladrerie de Suxy est a demi – détruite par des bandes de Routiers et Ecumeurs de routes. Cet hospice qui devint plus tard un prieuré, reçut une charte, donnée par l'évêque de Langres, Geoffroy de Rochetaillée, ancien prieur de Clairvaux, et parent de St Bernard qui s'en sépara avec regret à l'époque de son élévation à l'épiscopat. St Bernard l'appelait volontiers " son bras droit; la lumière de ses yeux et son bâton de vieillesse " ( Saint-Bernard est le fondateur de Clairvaux en 1114, aidé des libéralités du comte de Champagne. ) Suxy fut érigé en prieuré, et en eut le titre et les revenus jusqu'en 1697, année où ses dîmes, cens et revenus furent transmis à l'hôpital de la Charité à Langres, qui, aujourd'hui encore, possède la ferme et la fait valoir. L'hôpital de la Charité fut fondé par l'évêque Sébastien Zamet en 1638 – 1640, à l'emplacement du vieux collège de la ville alors abandonné. Le prieuré de Suxy était sous le vocable de la Vierge, et Saint Sulpice en était le patron secondaire. L'Eglise se composait d'une nef immense avec deux ailes transversales, plusieurs autels et plusieurs cloches. L'entrée du choeur était fermée par une balustrade et une cloison en fer forgé et, en 1675, subsistaient les anciennes stalles où les religieuses venaient s'asseoir pour célébrer les offices. Attenant à cette Eglise, se trouvait la salle des malades, où lors d'une visite officielle faite en 1545, on trouva sept lits, autant de malades et de pèlerins. Lorsque cet hôpital cessa d'être en exercice, les directeurs qui portaient le nom de " Maistre " prirent celui de prieur, la maison étant devenue une sorte de prieuré. Le " Maistre " ou prieur de Suxy, avait la collation des cures de Vaillant et de Saint Broingt – Les Fosses, était lui – même nommé par l'évêque de Langres en sa qualité de Seigneur dominant de Saint – Broingt. Le bénéfice de Suxy ayant été mis en commande, c'est à dire confié à des laïcs ou à des prêtres qui n'avaient de cette dignité que le costume, le prieur était tenu d'y placer à son défaut un prêtre résident chargé de dire les messes pour acquitter les fondations. C'est ainsi qu'en 1584, on trouve Jehan Laurent, prêtre desservant le prieuré aux lieu et place du prieur véritable qui, peut – être, ne visita jamais Suxy. Actuellement ne subsiste de tout cet ensemble, qu'une antique chapelle, classée monument historique par un arrêté du 16 juin 1926 (datée du XII ou XIIIe siècle). Cette chapelle, parfaitement orientée, représente la moitié d'un des bas – côtés, celle du choeur – l'autre moitié ayant été démolie. L'accès à la première grande nef s'étendant à sa droite, se faisait par une large ouverture encore visible mais murée. Il en est de même pour l'accès à la seconde nef située à gauche. La construction a un caractère à la fois robuste et gracieux, du style ogival à ses débuts, mais encore sous la dépendance du Roman, ainsi que l'indiquent les modillons à l'extérieur, et à l'intérieur, l'étroitesse des bancs, le cintre de la piscine, la décoration d'une sobriété toute cistercienne de deux frustes chapiteaux, encore gauche et géométrique. Leur feuillage paraît présenter la lettre S, reproduite également au – bas d'un pilier : allusion sans doute à la première lettre de Suxy (appelé Succiacum en 1291) ou bien au nom du titulaire de l'Eglise qui était dédiée à Saint Sulpice. Autour de la chapelle, ont été repérés des restes de tombes. De nombreux ossements ont été retrouvés en ce lieu, et y a – t – on sans doute soigné à certaines époques, des pestiférés, et peut être même des lépreux , si l'on se rapporte à la tradition locale qui place à Suxy, un cimetière de lépreux. On peut voir au château de Saint Michel, appartenant à la famille de Grouchy, une grande plaque en pierre qui porte une longue inscription gravée en beaux caractères. Elle fut érigée semble-t-il, sur l'initiative de l'illustre maire de Langres, Jean Roussat, en 1604, à la mémoire de cinq de ses parents, tous successivement chanoines de Langres. L'un d'eux est Richard Roussat, auteur du plus ancien livre d'anatomie écrit en français et d'autres ouvrages curieux et rarissimes où des données scientifiques et médicales voisinent avec des divagations astrologiques. Le texte fait allusion aux voyageurs auxquels lui – même et un autre Richard, son neveu, mort prématurément, accordèrent une hospitalité appréciable en ces temps de routes insuffisamment praticables et peu sûres. Cette plaque se trouvait-elle dans une église de Langres ? Un mot de l'inscription incline à le croire. Mais, d'autre part, on est porté à la placer à Suxy, d'autant que celui qui l'a érigée et d'abord gravée de sa main, dit-elle, était Joseph Boillot, contrôleur du grenier à sel de Montsaugeon. Crédit : Jean Rigollot, feu mon père André Rigollot (ses notes manuscrites), et Robert Fourot (fils du fermier de la ferme de Suxy).
English
Chapel located to the south-east of the village. It has been listed on the Inventaire Supplémentaire des Monuments Historiques since September 18, 1926. History of the Suxy farm. (or Sussy, from "subsidium": help). The farm belongs to the territory of Saint Broingt – Les Fosses, and is located to the south-east of the commune, near Route Nationale N° 74, 2 kilometers south of Prauthoy. It was a former "maladrerie" or hospice, designed to accommodate the many pilgrims on their way to Rome, Jerusalem and Santiago de Compostela. Pierre Herlingue in "Sur les pas des anciens pèlerins" (Bull. de la Soc. Hist. et Arch. de Langres, N° 191, Tome XIV, page 363. Map page 357) cites in the list of former hospices on the roads of the present Diocese of Langres, under the heading "Hospices de chemins": Saint Broingt-les-Fosses: Sussy, N.-D et S. Sulpice (1141), abolished in 1697. Built on the main road to Lyon, Suxy was, according to some historians, located on the site of an ancient Roman station destroyed during the Barbarian invasion of Gaul. Its erection dates back to 1141, when Eudes de Saint Broingt and his sons Maurice and Barthélémy donated part of their estates. At that time, Suxy was simply an asylum for the many pilgrims on their way to Jerusalem or Santiago de Compostela. In 1204, Vallo, sire of St Beroingt, remitted XIV deniers of cens on Soucy. In addition to the Sires de Saint Broingt, the main founders of Suxy included Odon or Eudes de Balesmes, Henry de Rochetaillée, his son Dreux, Hugues de Rouvres, Ulric de Sacquenay, Alerme d'Isômes, his son Albert de Montsaugeon and Eudes de Marey. In 1498, the Suxy hospice was half-destroyed by bands of Routiers and Ecumeurs de routes. This hospice, which later became a priory, was granted a charter by the bishop of Langres, Geoffroy de Rochetaillée, former prior of Clairvaux and a relative of St. Bernard, who reluctantly parted with it when he became bishop. St. Bernard liked to call him "his right arm, the light of his eyes and his staff of old age" (St. Bernard founded Clairvaux in 1114, with the help of the Count of Champagne. ) Suxy was established as a priory, and retained its title and revenues until 1697, when its tithes, cens and revenues were transferred to the Charité hospital in Langres, which still owns and manages the farm today. The Hôpital de la Charité was founded by bishop Sébastien Zamet in 1638 – 1640, on the site of the town's old college, which had by then been abandoned. The priory of Suxy was dedicated to the Virgin Mary, with Saint Sulpice as secondary patron saint. The church consisted of a huge nave with two transverse wings, several altars and several bells. The entrance to the choir was enclosed by a balustrade and a wrought-iron partition, and in 1675, the old stalls remained, where the nuns would sit to celebrate services. Adjoining the church was the sick room, where an official visit in 1545 found seven beds, as many patients and pilgrims. When the hospital ceased to operate, the directors who bore the name of "Maistre" took on the title of prior, the house having become a kind of priory. The "Maistre" or prior of Suxy, had the collation of the cures of Vaillant and Saint Broingt – Les Fosses, and was himself appointed by the bishop of Langres in his capacity as dominant lord of Saint – Broingt. As the benefice of Suxy had been placed in command, i.e. entrusted to laymen or priests who had only the costume of this dignity, the prior was obliged to place a resident priest in charge of saying masses to pay for the foundations. Thus, in 1584, we find Jehan Laurent, a priest serving the priory in place of the real prior, who perhaps never visited Suxy. Today, all that remains of this complex is an ancient chapel, classified as a historic monument by a decree dated June 16, 1926 (dating from the 12th or 13th century). This perfectly oriented chapel represents half of one of the aisles, the choir aisle – the other half having been demolished. Access to the first great nave, to the right of the chapel, was via a wide, walled-up opening. The same applies to access to the second nave on the left. The building is both robust and graceful, in the early ogival style, but still dependent on the Romanesque, as can be seen from the modillions on the outside and inside, the narrowness of the benches, the arched shape of the pool and the sober Cistercian decoration of the two frustrating capitals, still left and geometric. Their foliage appears to feature the letter S, also reproduced at the bottom of a pillar: an allusion, no doubt, to the first letter of Suxy (called Succiacum in 1291) or to the name of the incumbent of the church, which was dedicated to Saint Sulpice. Around the chapel, remains of graves have been found. Numerous bones have been found here, and at certain times, plague victims and perhaps even lepers were treated, according to local tradition, which places a leper cemetery in Suxy. At the Château de Saint Michel, owned by the de Grouchy family, a large stone plaque bears a long inscription engraved in fine characters. It was apparently erected on the initiative of the illustrious mayor of Langres, Jean Roussat, in 1604, in memory of five of his relatives, all successive canons of Langres. One of them was Richard Roussat, author of the oldest anatomy book written in French, as well as other curious and extremely rare works in which scientific and medical data go hand in hand with astrological ramblings. The text alludes to the travelers to whom he and another Richard, his nephew, who died prematurely, extended appreciable hospitality in those days of insufficiently practicable and unsafe roads. Was this plaque in a Langres church? A word in the inscription suggests so. But, on the other hand, we're inclined to place it in Suxy, especially since the person who erected it and engraved it in his own hand was Joseph Boillot, comptroller of the Montsaugeon salt store. Credit: Jean Rigollot, my late father André Rigollot (his handwritten notes), and Robert Fourot (son of the farmer of the Suxy farm).
Deutsch
Die Kapelle befindet sich im Südosten des Dorfes. Sie ist seit dem 18. September 1926 im Inventaire Supplémentaire des Monuments Historiques eingetragen. Geschichte des Bauernhofs von Suxy. (oder Sussy, abgeleitet von "subsidium": Hilfe). Der Hof gehört zum Gemeindegebiet von Saint Broingt – Les Fosses und liegt im Südosten der Gemeinde, in der Nähe der Nationalstraße Nr. 74, 2 km südlich von Prauthoy. Es handelte sich um eine ehemalige Krankenstation oder ein Hospital, das die zahlreichen Pilger auf ihrem Weg nach Rom, Jerusalem und Santiago de Compostela aufnehmen sollte. Pierre Herlingue in "Sur les pas des anciens pèlerins" (Bull. de la Soc. Hist. et Arch. de Langres, N° 191, Tome XIV, page 363. Carte page 357) zitiert in der Liste der Anciennes maisons Hospitalières sur les Chemins de l'Actuel Diocèse de Langres unter der Rubrik "Hospices de chemins": Saint Broingt-les-Fosses: Sussy, N.-D. et S. Sulpice (1141), 1697 aufgelöst. Suxy wurde an der großen Straße nach Lyon errichtet und stand laut einigen Historikern an der Stelle einer alten römischen Station, die zur Zeit der Invasion der Barbaren in Gallien zerstört worden war. Seine Errichtung soll auf das Jahr 1141 zurückgehen, als Eudes de Saint Broingt und seine Söhne Maurice und Barthélémy einen Teil ihrer Ländereien verschenkten. Zu dieser Zeit war Suxy eine einfache Zufluchtsstätte für die zahlreichen Pilger, die nach Jerusalem oder Santiago de Compostela reisten. Im Jahr 1204 übergab Vallo, der Herr von St. Beroingt, XIV Denare an Zöllen für Soucy. Neben den Herren von St. Broingt gehörten zu den wichtigsten Gründern von Suxy: Odon oder Eudes de Balesmes, Henry de Rochetaillée, sein Sohn Dreux, Hugues de Rouvres, Ulric de Sacquenay, Alerme d'Isômes, sein Sohn Albert de Montsaugeon und Eudes de Marey. 1498 wurde die Krankenstation von Suxy von Banden der Routiers und Ecumeurs de routes halb zerstört. Dieses Hospiz, das später zu einem Priorat wurde, erhielt eine Charta vom Bischof von Langres, Geoffroy de Rochetaillée, einem ehemaligen Prior von Clairvaux und Verwandten des heiligen Bernhard, der sich zur Zeit seiner Erhebung zum Bischof mit Bedauern von ihm trennte. Der Heilige Bernhard nannte ihn gerne "seinen rechten Arm, das Licht seiner Augen und seinen Altersstab" (Der Heilige Bernhard war der Gründer von Clairvaux im Jahr 1114, unterstützt von den Zuwendungen des Grafen der Champagne. ) Suxy wurde als Priorat errichtet und hatte den Titel und die Einkünfte bis 1697, als die Zehnten, Zölle und Einkünfte an das Krankenhaus der Charité in Langres übertragen wurden, das den Hof noch heute besitzt und bewirtschaftet. Das Hospital de la Charité wurde von Bischof Sébastien Zamet 1638 – 1640 an der Stelle des alten, damals verlassenen Kollegs der Stadt gegründet. Das Priorat von Suxy stand unter dem Vokabular der Jungfrau Maria und der Heilige Sulpice war ihr Nebenpatron. Die Kirche bestand aus einem riesigen Kirchenschiff mit zwei Querflügeln, mehreren Altären und mehreren Glocken. Der Eingang zum Chor war mit einer Balustrade und einer schmiedeeisernen Trennwand verschlossen und 1675 gab es noch das alte Chorgestühl, in dem die Nonnen saßen, um die Gottesdienste zu feiern. An diese Kirche schloss sich der Krankensaal an, in dem bei einem offiziellen Besuch im Jahr 1545 sieben Betten und ebenso viele Kranke und Pilger vorgefunden wurden. Als das Krankenhaus nicht mehr in Betrieb war, nahmen die Leiter, die den Namen "Maistre" trugen, den Namen "Prior" an, da das Haus zu einer Art Priorat geworden war. Der "Maistre" oder Prior von Suxy hatte die Pfarrstellen Vaillant und Saint Broingt – Les Fosses inne und wurde vom Bischof von Langres in seiner Eigenschaft als Herrscher von Saint Broingt ernannt. Da das Benefizium von Suxy in Auftrag gegeben wurde, d. h. Laien oder Priestern anvertraut wurde, die von dieser Würde nur die Tracht hatten, war der Prior verpflichtet, an seiner Stelle einen ansässigen Priester einzusetzen, der die Messen lesen sollte, um die Stiftungen zu begleichen. So findet man 1584 Jehan Laurent, einen Priester, der das Priorat anstelle des eigentlichen Priors betreute, der Suxy vielleicht nie besucht hat. Heute ist von diesem Komplex nur noch eine alte Kapelle erhalten, die durch einen Erlass vom 16. Juni 1926 als historisches Monument eingestuft wurde (12. oder 13. Jahrhundert). Diese perfekt ausgerichtete Kapelle stellt die Hälfte einer der unteren Seiten dar, nämlich die des Chors – die andere Hälfte wurde abgerissen. Der Zugang zum ersten großen Kirchenschiff, das sich rechts von ihr erstreckt, erfolgte durch eine große, noch sichtbare, aber zugemauerte Öffnung. Dasselbe gilt für den Zugang zum zweiten Kirchenschiff, das sich links davon befindet. Der Bau hat einen robusten und zugleich anmutigen Charakter, der in seinen Anfängen dem spitzbogigen Stil zuzuordnen ist, aber noch von der Romanik abhängt, wie die Modillons an der Außenseite und im Inneren, die schmalen Bänke, der Rundbogen des Schwimmbeckens und die schlichte, zisterziensische Dekoration der beiden schlichten Kapitelle, die noch links und geometrisch sind, zeigen. Ihr Blattwerk scheint den Buchstaben S zu zeigen, der auch am unteren Ende eines Pfeilers abgebildet ist: eine Anspielung auf den Anfangsbuchstaben von Suxy (1291 Succiacum genannt) oder auf den Namen des Inhabers der Kirche, die dem Heiligen Sulpice geweiht war. Um die Kapelle herum wurden Überreste von Gräbern gesichtet. An diesem Ort wurden zahlreiche Knochen gefunden, und zu bestimmten Zeiten wurden hier zweifellos Pestkranke und vielleicht sogar Leprakranke behandelt. Am Schloss Saint Michel, das der Familie de Grouchy gehört, ist eine große Steinplatte zu sehen, die eine lange, in schönen Buchstaben eingemeißelte Inschrift trägt. Sie wurde offenbar auf Initiative des berühmten Bürgermeisters von Langres, Jean Roussat, im Jahr 1604 zum Gedenken an fünf seiner Verwandten errichtet, die alle nacheinander Domherren von Langres waren. Einer von ihnen war Richard Roussat, Autor des ältesten auf Französisch verfassten Anatomiebuches und anderer kurioser und äußerst seltener Werke, in denen wissenschaftliche und medizinische Daten neben astrologischen Ausschweifungen stehen. Der Text bezieht sich auf Reisende, denen er selbst und ein anderer Richard, sein früh verstorbener Neffe, in Zeiten unpassierbarer und unsicherer Straßen eine willkommene Gastfreundschaft gewährt hatten. Befand sich diese Tafel in einer Kirche in Langres? Ein Wort in der Inschrift verleitet dazu, dies zu glauben. Andererseits ist man geneigt, sie in Suxy zu platzieren, zumal es sich bei demjenigen, der sie errichtete und zunächst eigenhändig gravierte, um Joseph Boillot, den Kontrolleur des Salzspeichers von Montsaugeon, handelte, wie es dort heißt. Kredit: Jean Rigollot, mein verstorbener Vater André Rigollot (seine handschriftlichen Notizen) und Robert Fourot (Sohn des Pächters des Bauernhofs in Suxy).
Dutch
Deze kapel ligt ten zuidoosten van het dorp. Ze staat sinds 18 september 1926 op de Inventaire Supplémentaire des Monuments Historiques. Geschiedenis van de boerderij Suxy. (of Sussy, van "subsidium": hulp). De boerderij maakt deel uit van het gebied Saint Broingt – Les Fosses en ligt in het zuidoosten van de gemeente, vlakbij de Route Nationale 74, 2 kilometer ten zuiden van Prauthoy. Het was een voormalige ziekenboeg of hospice, bedoeld voor de vele pelgrims op weg naar Rome, Jeruzalem en Santiago de Compostela. Pierre Herlingue citeert in "Sur les pas des anciens pèlerins" (Bull. de la Soc. Hist. et Arch. de Langres, N° 191, Tome XIV, pagina 363. Map page 357) noemt in de lijst van voormalige huizen van de Hospitaalridders langs de wegen van het huidige bisdom Langres, onder de rubriek "Hospices de chemins": Saint Broingt-les-Fosses: Sussy, N.-D et S. Sulpice (1141), afgeschaft in 1697. Suxy, gebouwd aan de hoofdweg naar Lyon, bevond zich volgens sommige historici op de plaats van een oude Romeinse nederzetting die werd verwoest toen de Barbaren Gallië binnenvielen. Het werd gesticht in 1141, toen Eudes de Saint Broingt en zijn zonen Maurice en Barthélémy een deel van hun landgoederen schonken. In die tijd was Suxy gewoon een toevluchtsoord voor de vele pelgrims op weg naar Jeruzalem of Santiago de Compostela. In 1204 schonk Vallo, Sire van St Beroingt, Soucy XIV deniers van cens. Naast de Sires de Saint Broingt waren de belangrijkste stichters van Suxy Odon of Eudes de Balesmes, Henry de Rochetaillée, zijn zoon Dreux, Hugues de Rouvres, Ulric de Sacquenay, Alerme d'Isômes, zijn zoon Albert de Montsaugeon en Eudes de Marey. In 1498 werd het hospice van Suxy half verwoest door bendes "Routiers" en "Ecumeurs de routes". Dit gasthuis, dat later een priorij werd, kreeg een charter van de bisschop van Langres, Geoffroy de Rochetaillée, voormalig prior van Clairvaux en een familielid van Sint-Bernardus, die er met tegenzin afstand van deed toen hij bisschop werd. Sint-Bernardus noemde hem graag "zijn rechterarm, het licht van zijn ogen en zijn staf op hoge leeftijd" (Sint-Bernardus stichtte Clairvaux in 1114, met de hulp van de graaf van Champagne. ) Suxy werd gesticht als priorij en behield zijn titel en inkomsten tot 1697, toen de tienden, cens en inkomsten werden overgedragen aan het Charité-ziekenhuis in Langres, dat de boerderij vandaag de dag nog steeds bezit en beheert. Het Hôpital de la Charité werd gesticht door bisschop Sébastien Zamet in 1638 – 1640, op de plaats van het oude college van de stad, dat toen verlaten was. De priorij van Suxy was gewijd aan de Maagd Maria, met Sint Sulpice als secundaire beschermheilige. De kerk bestond uit een groot schip met twee dwarsvleugels, meerdere altaren en meerdere klokken. De ingang naar het koor werd omsloten door een balustrade en een smeedijzeren afscheiding en in 1675 bleven de oude koorstoelen over, waar de nonnen zaten om diensten te vieren. Aangrenzend aan de kerk was de ziekenzaal, waar bij een officieel bezoek in 1545 zeven bedden en evenveel zieken en pelgrims werden aangetroffen. Toen het ziekenhuis ophield te bestaan, namen de directeuren, die de naam "Maistre" droegen, de titel van prior aan, omdat het huis een soort priorij was geworden. De "Maistre" of prior van Suxy, die de kuren van Vaillant en Saint Broingt – Les Fosses beheerde, werd zelf benoemd door de bisschop van Langres in zijn hoedanigheid van heerser over Saint Broingt. Aangezien het beneficie van Suxy in beheer was gegeven, d.w.z. toevertrouwd aan leken of priesters die alleen het kostuum van deze waardigheid hadden, was de prior verplicht een inwonende priester te belasten met het opdragen van de missen om de stichtingen te kunnen betalen. Zo vinden we in 1584 Jehan Laurent, een priester die de priorij diende in plaats van de echte prior, die Suxy misschien nooit bezocht. Van dit complex is alleen een oude kapel overgebleven die bij besluit van 16 juni 1926 op de monumentenlijst is geplaatst (daterend uit de 12e of 13e eeuw). Deze kapel, die perfect georiënteerd is, vertegenwoordigt de helft van een van de lagere zijden, die van het koor – de andere helft is gesloopt. De toegang tot het eerste grote schip rechts ervan was via een brede opening die nog steeds zichtbaar is, maar dichtgemetseld. Hetzelfde geldt voor de toegang tot het tweede schip links. Het gebouw is zowel robuust als sierlijk, in de vroege ogivale stijl, maar nog steeds afhankelijk van het Romaans, zoals te zien is aan de modillions aan de buiten- en binnenkant, de smalheid van de banken, de gebogen vorm van het zwembad en de sobere cisterciënzer decoratie van de twee frustrerende kapitelen, nog steeds links en geometrisch. Hun gebladerte lijkt de letter S te dragen, die ook is afgebeeld onderaan een pilaar: een allusie ongetwijfeld op de eerste letter van Suxy (Succiacum genoemd in 1291) of op de naam van de bewoner van de kerk, die was gewijd aan Sint Sulpice. Rond de kapel zijn overblijfselen van graven gevonden. Er zijn talloze botten gevonden op deze plek en in bepaalde tijden werden pestlijders en misschien zelfs melaatsen hier behandeld, volgens de plaatselijke traditie, die een leprozenkerkhof in Suxy aanwijst. In het Château de Saint Michel, dat toebehoort aan de familie Grouchy, bevindt zich een grote stenen gedenkplaat met een lange inscriptie in fijne letters. Het schijnt te zijn opgericht op initiatief van de illustere burgemeester van Langres, Jean Roussat, in 1604, ter nagedachtenis aan vijf van zijn familieleden, allen opeenvolgende kanunniken van Langres. Een van hen was Richard Roussat, auteur van het oudste anatomische boek geschreven in het Frans en andere merkwaardige en uiterst zeldzame werken waarin wetenschappelijke en medische gegevens worden gecombineerd met astrologische gebazel. De tekst verwijst naar de reizigers die hijzelf en een andere Richard, zijn vroeg gestorven neef, welkom heetten in die tijd van onveilige en onbegaanbare wegen. Stond deze plaquette in een kerk in Langres? Een woord in de inscriptie doet ons geloven van wel. Maar aan de andere kant zijn we geneigd om het in Suxy te plaatsen, vooral omdat de persoon die het heeft opgericht en het met zijn eigen hand heeft gegraveerd Joseph Boillot was, beheerder van de zoutopslag in Montsaugeon. Credit: Jean Rigollot, wijlen mijn vader André Rigollot (zijn handgeschreven notities), en Robert Fourot (zoon van de boer van de Suxy boerderij).
Español
Esta capilla está situada al sureste del pueblo. Está inscrita en el Inventario Complementario de Monumentos Históricos desde el 18 de septiembre de 1926. Historia de la granja Suxy (o Sussy, de "subsidium": ayuda). La granja pertenece a la zona de Saint Broingt – Les Fosses, y está situada al sureste del municipio, cerca de la Route Nationale 74, a 2 kilómetros al sur de Prauthoy. Era una antigua enfermería u hospedería, destinada a acoger a los numerosos peregrinos que se dirigían a Roma, Jerusalén y Santiago de Compostela. Pierre Herlingue en "Sur les pas des anciens pèlerins" (Bull. de la Soc. Hist. et Arch. de Langres, N° 191, Tomo XIV, página 363. Mapa página 357) cita en la lista de las antiguas casas hospitalarias en los caminos de la actual diócesis de Langres, bajo el epígrafe "Hospices de chemins": Saint Broingt-les-Fosses: Sussy, N.-D et S. Sulpice (1141), suprimido en 1697. Construido en la carretera principal de Lyon, Suxy se encontraba, según algunos historiadores, en el emplazamiento de un antiguo asentamiento romano que fue destruido cuando los bárbaros invadieron la Galia. Se fundó en 1141, cuando Eudes de Saint Broingt y sus hijos Maurice y Barthélémy donaron parte de sus propiedades. En aquella época, Suxy no era más que un asilo para los numerosos peregrinos que se dirigían a Jerusalén o Santiago de Compostela. En 1204, Vallo, Sire de St Beroingt, concede a Soucy XIV deniers de cens. Además de los Sires de Saint Broingt, los principales fundadores de Suxy fueron Odon o Eudes de Balesmes, Henry de Rochetaillée, su hijo Dreux, Hugues de Rouvres, Ulric de Sacquenay, Alerme d'Isômes, su hijo Albert de Montsaugeon y Eudes de Marey. En 1498, el hospicio de Suxy fue semidestruido por bandas de "Routiers" y "Ecumeurs de routes". El obispo de Langres, Geoffroy de Rochetaillée, antiguo prior de Clairvaux y pariente de san Bernardo, concedió una carta a este hospicio, que más tarde se convirtió en priorato. A San Bernardo le gustaba llamarle "su brazo derecho, la luz de sus ojos y su bastón de anciano" (San Bernardo fundó Claraval en 1114, con la ayuda del conde de Champaña. ) Suxy se erigió en priorato y conservó su título y sus rentas hasta 1697, año en que sus diezmos, censos y rentas se transfirieron al hospital de la Charité de Langres, que aún hoy posee y gestiona la finca. El Hôpital de la Charité fue fundado por el obispo Sébastien Zamet en 1638 – 1640, en el emplazamiento del antiguo colegio de la ciudad, por entonces abandonado. El priorato de Suxy estaba dedicado a la Virgen María, con San Sulpicio como patrón secundario. La iglesia constaba de una gran nave con dos alas transversales, varios altares y varias campanas. La entrada al coro estaba cerrada por una balaustrada y un tabique de hierro forjado, y en 1675 se conservaba la antigua sillería del coro, donde se sentaban las monjas para celebrar los oficios. Junto a la iglesia estaba la sala de enfermos, donde una visita oficial en 1545 encontró siete camas y otros tantos enfermos y peregrinos. Cuando el hospital dejó de funcionar, los directores, que llevaban el nombre de "Maistre", asumieron el título de prior, ya que la casa se había convertido en una especie de priorato. El "Maistre" o prior de Suxy, que tenía la colación de los curas de Vaillant y Saint Broingt – Les Fosses, fue nombrado a su vez por el obispo de Langres en su calidad de señor dominante de Saint – Broingt. Como el beneficio de Suxy había sido puesto en mando, es decir, confiado a laicos o sacerdotes que sólo tenían el traje de esta dignidad, el prior se vio obligado a poner un sacerdote residente encargado de decir misas para pagar las fundaciones. Así, en 1584, encontramos a Jehan Laurent, un sacerdote al servicio del priorato en lugar del verdadero prior, que quizás nunca visitó Suxy. De este conjunto sólo queda una antigua capilla, declarada monumento histórico por decreto de 16 de junio de 1926 (data del siglo XII o XIII). Esta capilla, perfectamente orientada, representa la mitad de uno de los lados inferiores, el del coro, ya que la otra mitad ha sido demolida. El acceso a la primera gran nave, situada a su derecha, se realizaba a través de una amplia abertura todavía visible, pero tapiada. Lo mismo ocurre con el acceso a la segunda nave, a la izquierda. El edificio es a la vez robusto y airoso, de estilo ojival temprano, pero todavía dependiente del románico, como se desprende de los modillones del exterior y del interior, de la estrechez de los bancos, de la forma arqueada del estanque y de la sobria decoración cisterciense de los dos capiteles frustrantes, todavía izquierdos y geométricos. Su follaje parece llevar la letra S, reproducida también en la parte inferior de un pilar: una alusión sin duda a la primera letra de Suxy (llamada Succiacum en 1291) o al nombre del titular de la iglesia, dedicada a San Sulpicio. Alrededor de la capilla se han encontrado restos de tumbas. En este lugar se han encontrado numerosos huesos y, en ciertas épocas, se trató aquí a víctimas de la peste y quizás incluso a leprosos, según la tradición local, que sitúa en Suxy un cementerio de leprosos. En el castillo de Saint Michel, perteneciente a la familia Grouchy, hay una gran placa de piedra con una larga inscripción grabada en finos caracteres. Al parecer, fue erigida por iniciativa del ilustre alcalde de Langres, Jean Roussat, en 1604, en memoria de cinco de sus parientes, todos canónigos sucesivos de Langres. Uno de ellos era Richard Roussat, autor del libro de anatomía más antiguo escrito en francés y de otras obras curiosas y extremadamente raras en las que se combinan datos científicos y médicos con divagaciones astrológicas. El texto se refiere a los viajeros a los que él mismo y otro Richard, su sobrino, fallecido prematuramente, brindaron acogida en aquellos días de caminos inseguros e intransitables. ¿Estaba esta placa en una iglesia de Langres? Una palabra en la inscripción nos hace pensar que sí. Pero, por otra parte, nos inclinamos a situarla en Suxy, sobre todo porque quien la erigió y grabó de su puño y letra fue Joseph Boillot, interventor del almacén de sal de Montsaugeon. Créditos: Jean Rigollot, mi difunto padre André Rigollot (sus notas manuscritas) y Robert Fourot (hijo del granjero de la granja de Suxy).
Italiano
Questa cappella si trova a sud-est del villaggio. È iscritta nell'Inventaire Supplémentaire des Monuments Historiques dal 18 settembre 1926. Storia della fattoria Suxy. (o Sussy, da "subsidium": aiuto). La fattoria appartiene alla zona di Saint Broingt – Les Fosses e si trova a sud-est del comune, vicino alla Route Nationale N° 74, 2 chilometri a sud di Prauthoy. Era un'antica infermeria o ospizio, destinata ad accogliere i numerosi pellegrini diretti a Roma, Gerusalemme e Santiago de Compostela. Pierre Herlingue in "Sur les pas des anciens pèlerins" (Bull. de la Soc. Hist. et Arch. de Langres, N° 191, Tome XIV, pagina 363. Mappa pag. 357) cita nell'elenco degli ex ospizi sulle strade dell'attuale diocesi di Langres, sotto la voce "Hospices de chemins": Saint Broingt-les-Fosses: Sussy, N.-D et S. Sulpice (1141), soppresso nel 1697. Costruito sulla strada principale per Lione, Suxy si trovava, secondo alcuni storici, sul sito di un antico insediamento romano che fu distrutto quando i barbari invasero la Gallia. Fu fondata nel 1141, quando Eudes de Saint Broingt e i suoi figli Maurice e Barthélémy donarono parte dei loro possedimenti. All'epoca, Suxy era semplicemente un asilo per i numerosi pellegrini diretti a Gerusalemme o a Santiago de Compostela. Nel 1204, Vallo, sire di San Beroingt, concesse a Soucy XIV denari di censo. Oltre ai siri di Saint Broingt, i principali fondatori di Suxy furono Odon o Eudes de Balesmes, Henry de Rochetaillée, suo figlio Dreux, Hugues de Rouvres, Ulric de Sacquenay, Alerme d'Isômes, suo figlio Albert de Montsaugeon ed Eudes de Marey. Nel 1498, l'ospizio di Suxy fu semidistrutto da bande di "Routiers" e di "Ecumeurs de routes". Questo ospizio, che in seguito divenne un priorato, fu concesso dal vescovo di Langres, Geoffroy de Rochetaillée, ex priore di Chiaravalle e parente di San Bernardo, che se ne separò a malincuore quando divenne vescovo. San Bernardo amava chiamarlo "il suo braccio destro, la luce dei suoi occhi e il suo bastone della vecchiaia" (San Bernardo fondò Clairvaux nel 1114, con l'aiuto del conte di Champagne). suxy fu fondato come priorato e mantenne il suo titolo e le sue entrate fino al 1697, quando le decime, i censimenti e le entrate furono trasferiti all'ospedale Charité di Langres, che ancora oggi possiede e gestisce la fattoria. L'Hôpital de la Charité fu fondato dal vescovo Sébastien Zamet nel 1638-1640, sul sito dell'antico collegio della città, ormai abbandonato. Il priorato di Suxy era dedicato alla Vergine Maria, con San Sulpizio come patrono secondario. La chiesa era composta da un'enorme navata con due ali trasversali, diversi altari e diverse campane. L'ingresso al coro era chiuso da una balaustra e da un tramezzo in ferro battuto e nel 1675 rimasero gli antichi stalli del coro, dove le suore si sedevano per celebrare le funzioni. Accanto alla chiesa si trovava l'infermeria, dove una visita ufficiale nel 1545 trovò sette letti e altrettanti malati e pellegrini. Quando l'ospedale cessò di funzionare, i direttori, che portavano il nome di "Maistre", assunsero il titolo di priore, essendo la casa diventata una sorta di priorato. Il "Maistre" o priore di Suxy, che aveva la collazione delle cure di Vaillant e Saint Broingt – Les Fosses, era stato a sua volta nominato dal vescovo di Langres in qualità di signore dominante di Saint Broingt. Poiché il beneficio di Suxy era stato posto in commenda, cioè affidato a laici o sacerdoti che avevano solo il costume di questa dignità, il priore era obbligato a mettere un sacerdote residente incaricato di celebrare le messe per pagare le fondazioni. Così, nel 1584, troviamo Jehan Laurent, un sacerdote al servizio del priorato al posto del vero priore, che forse non visitò mai Suxy. Di questo complesso rimane solo un'antica cappella, classificata come monumento storico con decreto del 16 giugno 1926 (risalente al XII o XIII secolo). Questa cappella, perfettamente orientata, rappresenta la metà di uno dei lati inferiori, quello del coro – l'altra metà è stata demolita. L'accesso alla prima grande navata alla sua destra avveniva attraverso un'ampia apertura ancora visibile ma murata. Lo stesso vale per l'accesso alla seconda navata a sinistra. L'edificio è allo stesso tempo robusto e grazioso, in stile ogivale, ma ancora dipendente dal romanico, come si evince dai modiglioni all'esterno e all'interno, dalla ristrettezza delle panche, dalla forma arcuata della vasca e dalla sobria decorazione cistercense dei due capitelli a frustolo, ancora a sinistra e geometrici. Il loro fogliame sembra riportare la lettera S, riprodotta anche alla base di un pilastro: un'allusione senza dubbio alla prima lettera di Suxy (chiamata Succiacum nel 1291) o al nome dell'incumbent della chiesa, che era dedicata a San Sulpizio. Intorno alla cappella sono stati rinvenuti resti di tombe. In questo luogo sono state rinvenute numerose ossa e, in alcuni periodi, qui venivano curati gli appestati e forse anche i lebbrosi, secondo la tradizione locale che colloca a Suxy un cimitero di lebbrosi. Presso il castello di Saint Michel, appartenente alla famiglia Grouchy, si trova una grande targa in pietra con una lunga iscrizione incisa in bei caratteri. Sembra che sia stata eretta su iniziativa dell'illustre sindaco di Langres, Jean Roussat, nel 1604, in memoria di cinque suoi parenti, tutti canonici successivi di Langres. Uno di loro era Richard Roussat, autore del più antico libro di anatomia scritto in francese e di altre opere curiose e rarissime in cui i dati scientifici e medici sono combinati con divagazioni astrologiche. Il testo allude ai viaggiatori ai quali lui e un altro Richard, suo nipote, morto prematuramente, diedero il benvenuto in quei giorni di strade insicure e impraticabili. Questa lapide si trovava in una chiesa di Langres? Una parola nell'iscrizione ci fa pensare di sì. Ma, d'altra parte, siamo propensi a collocarla a Suxy, tanto più che la persona che l'ha eretta e incisa di suo pugno è Joseph Boillot, controllore del deposito di sale di Montsaugeon. Merito di Jean Rigollot, del mio defunto padre André Rigollot (appunti scritti a mano) e di Robert Fourot (figlio del contadino della fattoria di Suxy).