Description
THOMAS AURIOL – Une bonne année pour les roses.
Artiste voyageur, Thomas Auriol (né en 1987 à Vouziers, France) partage sa vie entre les Côtes d’Armor et l’Andalousie. Sportif accompli, il prolonge ses explorations à la voile et en parapente dans ses peintures. Récemment, il a pris part à une expédition sur l’Artic Lab, un voilier qui a pour objectif de sensibiliser, en s’appuyant sur les sciences et la pédagogie, aux pollutions entropiques et au réchauffement climatique. Ce voyage s’insère dans les recherches de l’artiste sur les questions de dérèglement climatique qu’il tente de retranscrire – jamais littéralement – dans ses toiles. Thomas Auriol se sent comme « un lapin pris dans les phares d’un véhicule » lorsqu’il reçoit de nouveaux messages liés au changement climatique. Il cherche à témoigner de cet état de sidération nous mettant face à des paysages grandioses, parfois tendant vers l’abstraction. Il nous emmène sans indices géographiques en mer, sur les routes ou encore dans les fjords maniant poésie et étrangeté. Souvent, rêves, documents et hallucinations sont mêlés : des personnages émergent d’un paysage ou des formes sortent d’une nébuleuse. Thomas Auriol utilise ses expériences personnelles pour pointer des thématiques larges qui sont communes à toutes et tous. La condition « d’être artiste » et notamment la solitude et la précarité qui en découle se retrouvent également au cœur de l’exposition à travers des questions sous-jacentes : comment vivre de sa peinture ? Qu’est ce qui fait confort ?… Le titre de l’exposition « Une bonne année pour les roses » peut comprendre plusieurs sens depuis le travail d’un jardinier, au succès d’une équipe sportive ou encore aux choix de couleurs d’un artiste. La peinture est aussi polysémique et permet de projeter une infinité de réflexions ou sentiments. Les interprétations sont ouvertes même si les titres amènent des pistes de lecture aux visiteurs. HANAKO MURAKAMI – Le regard qui brûle
À rebours d’une approche fondée sur l’image fixe, Hanako Murakami (1984, Tokyo, Japon) interroge la photographie moins comme une technique que comme une manière de voir. Elle explore des situations où le regard ne se contente plus de percevoir : il agit, altère, déplace. Les œuvres rassemblées ici ont en commun une même tension : elles mettent l’accent sur des formes alternatives de génération d’images — des moyens de faire surgir le visible, fondamentalement différents des procédés connus, qu’ils soient industriels ou commerciaux. En déconstruisant les cadres conventionnels de la photographie, Murakami esquisse une réinvention du médium, entre spéculation, science et élan sensible. Avec Imaginary Landscapes, des matériaux photosensibles anciens, jamais utilisés depuis leur fabrication au début du XXe siècle, réagissent au contact du révélateur. Les images qui en surgissent ne représentent plus le monde : elles le transforment en formes autonomes, à la frontière de l’abstraction picturale et d’une vision intérieure. Dans Possibles (Thermographie), la chaleur des objets — et non la lumière — devient matrice de l’image. Réactivant un procédé imaginé au XIXe siècle mais rapidement abandonné, Murakami esquisse ici une photographie qui n’a jamais eu lieu, mais aurait pu exister. D’autres œuvres explorent les puissances transformatrices du regard lui-même. Dans la vidéo Burning Gaze, une succession d’extraits cinématographiques compose une mythologie visuelle contemporaine où le regard agit comme une force brûlante, traversée de fiction. Dans Exposure, un microscope électronique révèle en direct les effets de la lumière sur une surface sensible : le regard y imprime littéralement sa trace, comme une brûlure optique irréversible.
Tandis que Le regard devient geste renverse l’idée d’un regard passif : grâce à un dispositif de suivi oculaire, un simple gobelet posé sur une table se met à bouger — actionné par les yeux de celui qui le regarde. Voir devient faire. En réactivant des techniques oubliées ou en inventant de nouvelles interactions à l’aide de dispositifs numériques de pointe, Hanako Murakami ne se livre pas à une archéologie nostalgique du médium. Elle réinvente la photographie comme geste, comme spéculation, comme puissance sensible, comme manière d’entrer en contact avec le réel — par une poésie insoupçonnée, capable d’ouvrir un champ de possibles du visible.
Avec le soutien de la Nomura Foundation
English
THOMAS AURIOL – A good year for roses.
Traveling artist Thomas Auriol (b. 1987, Vouziers, France) divides his time between the Côtes d?Armor region and Andalusia. An accomplished sportsman, he extends his sailing and paragliding explorations into his paintings. Recently, he took part in an expedition aboard the Artic Lab, a sailing boat that uses science and education to raise awareness of entropic pollution and global warming. This voyage is part of the artist?s research into issues of climate change, which he attempts to transcribe – never literally – in his canvases. Thomas Auriol feels like "a rabbit caught in the headlights of a car" when he receives new messages about climate change. He seeks to bear witness to this state of stupefaction, confronting us with grandiose landscapes, sometimes tending towards abstraction. He takes us, without geographical clues, to the sea, the roads or the fjords, handling poetry and strangeness. Dreams, documents and hallucinations are often intertwined: figures emerge from a landscape or shapes emerge from a nebula. Thomas Auriol uses his personal experiences to highlight broad themes that are common to us all. The condition of "being an artist", and in particular the solitude and precariousness that comes with it, is also at the heart of the exhibition, through underlying questions such as: how do you make a living from painting? What makes for comfort? The title of the exhibition, "Une bonne année pour les roses" ("A good year for roses"), can take on many meanings, from the work of a gardener, to the success of a sports team, to an artist?s choice of colors. Painting is also polysemous, allowing us to project an infinite number of thoughts and feelings. Interpretations are open-ended, even if the titles provide hints for visitors. HANAKO MURAKAMI – The burning gaze
Hanako Murakami (1984, Tokyo, Japan) rejects an approach based on the fixed image, questioning photography less as a technique than as a way of seeing. She explores situations where the gaze no longer merely perceives: it acts, alters and displaces. The works gathered here share a common tension: they emphasize alternative forms of image generation? ways of bringing the visible into being that are fundamentally different from familiar processes, whether industrial or commercial. By deconstructing the conventional frameworks of photography, Murakami sketches out a reinvention of the medium, between speculation, science and sensitive impulse. In Imaginary Landscapes, old photosensitive materials, never used since their manufacture in the early 20th century, react to the developer. The images that emerge no longer represent the world: they transform it into autonomous forms, on the borderline between pictorial abstraction and inner vision. In Possibles (Thermographie), the heat of objects – not light – becomes the matrix of the image. Reactivating a process imagined in the 19th century but quickly abandoned, Murakami sketches a photograph that never took place, but could have. Other works explore the transformative powers of the gaze itself. In the video Burning Gaze, a succession of cinematographic extracts compose a contemporary visual mythology in which the gaze acts as a burning force, shot through with fiction. In Exposure, an electron microscope reveals the effects of light on a sensitive surface: the gaze literally imprints its mark on it, like an irreversible optical burn.
In Le regard devient geste, the idea of a passive gaze is turned on its head: thanks to an eye-tracking device, a simple cup placed on a table begins to move? activated by the eyes of the beholder. Seeing becomes doing. By reactivating forgotten techniques or inventing new interactions using cutting-edge digital devices, Hanako Murakami is not indulging in a nostalgic archaeology of the medium. She reinvents photography as a gesture, a speculation, a sensitive power, a way of coming into contact with reality? through an unsuspected poetry, capable of opening up a field of possibilities for the visible.
With the support of the Nomura Foundation
Deutsch
THOMAS AURIOL – Ein gutes Jahr für Rosen.
Der reisende Künstler Thomas Auriol (geboren 1987 in Vouziers, Frankreich) teilt sein Leben zwischen den Côtes d'Armor und Andalusien. Als erfolgreicher Sportler setzt er seine Erkundungen beim Segeln und Paragliding in seinen Bildern fort. Kürzlich nahm er an einer Expedition auf dem Segelschiff Artic Lab teil, das mithilfe von Wissenschaft und Pädagogik auf die entropische Verschmutzung und die globale Erwärmung aufmerksam machen soll. Diese Reise ist Teil der Recherchen des Künstlers zu Fragen des Klimawandels, die er – nie wörtlich – in seinen Bildern wiederzugeben versucht. Thomas Auriol fühlt sich wie "ein Kaninchen, das in die Scheinwerfer eines Fahrzeugs gerät", wenn er neue Nachrichten über den Klimawandel erhält. Er versucht, diesen Zustand der Verblüffung zu dokumentieren, der uns mit grandiosen Landschaften konfrontiert, die manchmal zur Abstraktion tendieren. Er nimmt uns ohne geografische Hinweise mit auf das Meer, auf die Straßen oder in die Fjorde, wobei er mit Poesie und Fremdheit umgeht. Oftmals werden Träume, Dokumente und Halluzinationen miteinander vermischt: Personen tauchen aus einer Landschaft auf oder Formen aus einem Nebel. Thomas Auriol nutzt seine persönlichen Erfahrungen, um auf breite Themen hinzuweisen, die allen Menschen gemeinsam sind. Die Bedingungen des "Künstlerseins" und insbesondere die Einsamkeit und die daraus resultierende Unsicherheit stehen ebenfalls im Mittelpunkt der Ausstellung und werden durch die folgenden Fragen untermauert: Wie kann man von seiner Malerei leben? Was macht den Komfort aus? Der Titel der Ausstellung "Ein gutes Jahr für die Rosen" kann viele Bedeutungen haben, von der Arbeit eines Gärtners über den Erfolg einer Sportmannschaft bis hin zur Farbwahl eines Künstlers. Auch die Malerei ist polysem und ermöglicht es, unendlich viele Gedanken oder Gefühle zu projizieren. Die Interpretationen sind offen, auch wenn die Titel den Besuchern eine Reihe von Interpretationsmöglichkeiten bieten. HANAKO MURAKAMI – Der brennende Blick
Hanako Murakami (1984, Tokio, Japan) stellt die Fotografie weniger als eine Technik, sondern vielmehr als eine Art des Sehens in Frage. Sie erforscht Situationen, in denen der Blick nicht mehr nur wahrnimmt: Er wirkt, verändert und verschiebt. Die hier versammelten Werke haben eine gemeinsame Spannung: Sie betonen alternative Formen der Bilderzeugung ? Mittel, um das Sichtbare hervorzubringen, die sich grundlegend von den bekannten Verfahren, seien sie industriell oder kommerziell, unterscheiden. Indem er die konventionellen Rahmen der Fotografie dekonstruiert, skizziert Murakami eine Neuerfindung des Mediums zwischen Spekulation, Wissenschaft und sensiblem Impuls. In Imaginary Landscapes reagieren alte lichtempfindliche Materialien, die seit ihrer Herstellung Anfang des 20. Jahrhunderts nie mehr verwendet wurden, auf den Kontakt mit dem Entwickler. Die entstehenden Bilder bilden die Welt nicht mehr ab, sondern verwandeln sie in autonome Formen, die an der Grenze zwischen malerischer Abstraktion und innerer Vision liegen. In Possibles (Thermographie) wird die Wärme der Objekte – und nicht das Licht – zur Matrix des Bildes. Murakami reaktiviert ein Verfahren, das im 19. Jahrhundert entwickelt, aber bald aufgegeben wurde, und skizziert hier eine Fotografie, die nie stattgefunden hat, aber hätte existieren können. Andere Werke untersuchen die transformative Kraft des Blicks selbst. In dem Video Burning Gaze stellt eine Folge von Filmausschnitten eine zeitgenössische visuelle Mythologie zusammen, in der der Blick als eine brennende, von Fiktion durchzogene Kraft wirkt. In Exposure zeigt ein Elektronenmikroskop live die Auswirkungen des Lichts auf eine empfindliche Oberfläche: Der Blick hinterlässt buchstäblich seine Spuren, wie eine irreversible optische Verbrennung.
In Le regard devient geste wird die Vorstellung eines passiven Blicks umgekehrt: Mithilfe eines Eye-Tracking-Geräts beginnt sich ein einfacher Becher auf einem Tisch zu bewegen – angetrieben von den Augen des Betrachters. Sehen wird zum Machen. Indem Hanako Murakami vergessene Techniken reaktiviert oder mithilfe modernster digitaler Geräte neue Interaktionen erfindet, betreibt sie keine nostalgische Archäologie des Mediums. Sie erfindet die Fotografie als Geste, als Spekulation, als sensible Kraft, als Art und Weise, mit der Wirklichkeit in Kontakt zu treten, neu? durch eine ungeahnte Poesie, die in der Lage ist, ein Feld von Möglichkeiten des Sichtbaren zu eröffnen.
Mit der Unterstützung der Nomura Foundation
Dutch
THOMAS AURIOL – Een goed jaar voor rozen.
Thomas Auriol (geboren in 1987 in Vouziers, Frankrijk) is een reizende kunstenaar die zijn tijd verdeelt tussen de Côtes d'Armor en Andalusië. Hij is een volleerd sportman en gebruikt zijn zeil- en paraglidingexpedities in zijn schilderijen. Onlangs nam hij deel aan een expeditie op de Artic Lab, een zeilboot die wetenschap en educatie gebruikt om mensen bewust te maken van entropische vervuiling en de opwarming van de aarde. Deze reis maakt deel uit van het onderzoek van de kunstenaar naar klimaatverandering, die hij – nooit letterlijk – probeert over te brengen in zijn schilderijen. Thomas Auriol voelt zich als "een konijn in de koplampen van een auto" wanneer hij nieuwe berichten over klimaatverandering ontvangt. Hij probeert getuige te zijn van deze staat van verbijstering door ons te confronteren met grandioze landschappen, soms neigend naar abstractie. Hij neemt ons zonder geografische aanwijzingen mee naar de zee, de wegen of de fjorden, gebruikmakend van poëzie en vreemdheid. Dromen, documenten en hallucinaties zijn vaak met elkaar verweven: figuren komen tevoorschijn uit een landschap of vormen komen tevoorschijn uit een nevel. Thomas Auriol gebruikt zijn persoonlijke ervaringen om brede thema's te belichten die we allemaal gemeen hebben. De conditie van 'kunstenaar zijn', en in het bijzonder de eenzaamheid en onzekerheid die daarmee gepaard gaan, staan ook centraal in de tentoonstelling, met onderliggende vragen als: hoe verdien je de kost met schilderen? Wat zorgt voor comfort? De titel van de tentoonstelling, "A Good Year for Roses", kan vele betekenissen hebben, van het werk van een tuinman tot het succes van een sportteam of de kleurkeuze van een kunstenaar. Schilderen is ook polysemisch, waardoor we een oneindig aantal gedachten en gevoelens kunnen projecteren. Interpretaties zijn voor onbepaalde tijd, ook al geven de titels de bezoekers enkele aanwijzingen. HANAKO MURAKAMI – De brandende blik
Hanako Murakami (1984, Tokio, Japan) heeft afstand genomen van een benadering die gebaseerd is op het vaste beeld en stelt fotografie niet zozeer ter discussie als techniek, maar als manier van kijken. Ze onderzoekt situaties waarin het oog niet langer alleen maar waarneemt: het handelt, verandert en verplaatst. De hier verzamelde werken hebben een gemeenschappelijke spanning: ze benadrukken alternatieve vormen van beeldgeneratie – manieren om het zichtbare tot leven te brengen die fundamenteel verschillen van bekende processen, of ze nu industrieel of commercieel zijn. Door de conventionele kaders van de fotografie te deconstrueren, schetst Murakami een heruitvinding van het medium, tussen speculatie, wetenschap en gevoelige impulsen. In Imaginary Landscapes reageren oude fotogevoelige materialen, die sinds hun productie aan het begin van de twintigste eeuw nooit meer zijn gebruikt, op de ontwikkelaar. De beelden die ontstaan vertegenwoordigen niet langer de wereld: ze transformeren deze tot autonome vormen, op de grens tussen picturale abstractie en een innerlijke visie. In Possibles (Thermographie) wordt de warmte van de objecten – en niet het licht – de matrix van het beeld. Murakami reactiveert een proces dat in de negentiende eeuw werd bedacht, maar al snel werd verlaten, en schetst hier een foto die nooit heeft plaatsgevonden, maar wel had kunnen plaatsvinden. Andere werken onderzoeken de transformerende krachten van de blik zelf. In de video Burning Gaze componeert een opeenvolging van filmfragmenten een hedendaagse visuele mythologie waarin de blik fungeert als een brandende kracht, doorschoten met fictie. In Exposure toont een elektronenmicroscoop de effecten van licht op een gevoelig oppervlak: de blik drukt letterlijk zijn stempel op het oppervlak, als een onomkeerbare optische brandwond.
In Le regard devient geste wordt het idee van een passieve blik op zijn kop gezet: dankzij een eye-tracking apparaat begint een eenvoudig kopje dat op tafel staat te bewegen? geactiveerd door de ogen van degene die ernaar kijkt. Zien wordt doen. Door vergeten technieken te reactiveren of nieuwe interacties uit te vinden met behulp van geavanceerde digitale apparaten, geeft Hanako Murakami zich niet over aan een nostalgische archeologie van het medium. Ze vindt fotografie opnieuw uit als een gebaar, als speculatie, als een gevoelige kracht, als een manier om in contact te komen met de werkelijkheid via een onvermoede poëzie, in staat om een veld van mogelijkheden te openen voor het zichtbare.
Met de steun van de Nomura Foundation
Español
THOMAS AURIOL – Un buen año para las rosas.
Artista viajero, Thomas Auriol (nacido en Vouziers, Francia, en 1987) reparte su tiempo entre las Côtes d'Armor y Andalucía. Deportista consumado, traslada a sus cuadros sus exploraciones en vela y parapente. Recientemente ha participado en una expedición en el Artic Lab, un velero que utiliza la ciencia y la educación para concienciar sobre la contaminación entrópica y el calentamiento global. Este viaje forma parte de la investigación del artista sobre los problemas del cambio climático, que intenta transmitir -nunca literalmente- en sus cuadros. Thomas Auriol se siente como "un conejo atrapado en los faros de un coche" cuando recibe nuevos mensajes sobre el cambio climático. Trata de dar testimonio de este estado de estupefacción, confrontándonos con paisajes grandiosos, a veces tendentes a la abstracción. Nos lleva sin pistas geográficas al mar, las carreteras o los fiordos, utilizando la poesía y la extrañeza. Sueños, documentos y alucinaciones se entremezclan a menudo: las figuras emergen de un paisaje o las formas surgen de una nebulosa. Thomas Auriol utiliza sus experiencias personales para poner de relieve temas generales que nos son comunes a todos. La condición de "ser artista", y en particular la soledad y precariedad que conlleva, también están en el centro de la exposición, con preguntas subyacentes como: ¿cómo se vive de la pintura? ¿En qué consiste la comodidad? El título de la exposición, "Un buen año para las rosas", puede tener muchos significados, desde el trabajo de un jardinero hasta el éxito de un equipo deportivo o la elección de colores de un artista. La pintura también es polisémica, nos permite proyectar infinidad de pensamientos y sentimientos. Las interpretaciones son abiertas, aunque los títulos ofrezcan algunas pistas a los visitantes. HANAKO MURAKAMI – La mirada ardiente
Hanako Murakami (1984, Tokio, Japón) se ha alejado de un enfoque basado en la imagen fija, cuestionando la fotografía menos como técnica que como forma de ver. Explora situaciones en las que el ojo ya no se limita a percibir: actúa, altera y desplaza. Las obras aquí reunidas comparten una tensión común: hacen hincapié en formas alternativas de generación de imágenes, maneras de dar vida a lo visible que son fundamentalmente diferentes de los procesos familiares, ya sean industriales o comerciales. Al deconstruir los marcos convencionales de la fotografía, Murakami esboza una reinvención del medio, entre la especulación, la ciencia y el impulso sensible. En Paisajes imaginarios, viejos materiales fotosensibles, nunca utilizados desde su fabricación a principios del siglo XX, reaccionan al revelador. Las imágenes que surgen ya no representan el mundo: lo transforman en formas autónomas, en la frontera entre la abstracción pictórica y una visión interior. En Possibles (Thermographie), el calor de los objetos -y no la luz- se convierte en la matriz de la imagen. Reactivando un proceso imaginado en el siglo XIX pero rápidamente abandonado, Murakami esboza aquí una fotografía que nunca tuvo lugar, pero que podría haberlo hecho. Otras obras exploran el poder transformador de la propia mirada. En el vídeo Burning Gaze, una sucesión de fragmentos de películas componen una mitología visual contemporánea en la que la mirada actúa como una fuerza ardiente, atravesada por la ficción. En Exposure, un microscopio electrónico revela los efectos de la luz sobre una superficie sensible: la mirada imprime literalmente su marca en la superficie, como una quemadura óptica irreversible.
En Le regard devient geste, se da la vuelta a la idea de una mirada pasiva: gracias a un dispositivo de seguimiento ocular, una simple taza colocada sobre una mesa comienza a moverse… activada por los ojos de la persona que la mira. Ver se convierte en hacer. Al reactivar técnicas olvidadas o inventar nuevas interacciones utilizando dispositivos digitales de vanguardia, Hanako Murakami no se entrega a una arqueología nostálgica del medio. Reinventa la fotografía como gesto, como especulación, como poder sensible, como forma de entrar en contacto con la realidad… a través de una poesía insospechada, capaz de abrir un campo de posibilidades para lo visible.
Con el apoyo de la Fundación Nomura
Italiano
THOMAS AURIOL – Un buon anno per le rose.
Artista itinerante, Thomas Auriol (nato a Vouziers, Francia, nel 1987) si divide tra le Côtes d'Armor e l'Andalusia. Sportivo di grande valore, estende le sue esplorazioni in barca a vela e parapendio ai suoi dipinti. Recentemente ha partecipato a una spedizione sull'Artic Lab, una barca a vela che utilizza la scienza e l'educazione per sensibilizzare l'opinione pubblica sull'inquinamento entropico e il riscaldamento globale. Questo viaggio fa parte della ricerca dell'artista sui temi del cambiamento climatico, che cerca di trasmettere – mai letteralmente – nei suoi dipinti. Thomas Auriol si sente come "un coniglio preso dai fari di un'auto" quando riceve nuovi messaggi sul cambiamento climatico. Cerca di testimoniare questo stato di stupefazione, confrontandosi con paesaggi grandiosi, talvolta tendenti all'astrazione. Ci porta senza indizi geografici verso il mare, le strade o i fiordi, usando la poesia e la stranezza. Sogni, documenti e allucinazioni sono spesso intrecciati: le figure emergono da un paesaggio o le forme da una nebulosa. Thomas Auriol utilizza le sue esperienze personali per evidenziare temi ampi e comuni a tutti noi. Anche la condizione di "artista", e in particolare la solitudine e la precarietà che ne derivano, sono al centro della mostra, con domande di fondo quali: come si vive di pittura? Che cosa rende confortevole la vita? Il titolo della mostra, "A Good Year for Roses", può assumere molti significati, dal lavoro di un giardiniere al successo di una squadra sportiva o alla scelta dei colori di un artista. La pittura è anche polisemica e ci permette di proiettare un numero infinito di pensieri e sentimenti. Le interpretazioni sono aperte, anche se i titoli forniscono alcuni indizi ai visitatori. HANAKO MURAKAMI – Lo sguardo bruciante
Hanako Murakami (1984, Tokyo, Giappone) si è allontanata da un approccio basato sull'immagine fissa, mettendo in discussione la fotografia non tanto come tecnica quanto come modo di vedere. L'artista esplora situazioni in cui l'occhio non si limita più a percepire: agisce, altera e sposta. Le opere qui raccolte condividono una tensione comune: sottolineano forme alternative di generazione dell'immagine – modi di dare vita al visibile che sono fondamentalmente diversi dai processi familiari, sia industriali che commerciali. Decostruendo le strutture convenzionali della fotografia, Murakami delinea una reinvenzione del mezzo, tra speculazione, scienza e impulso sensibile. In Imaginary Landscapes, vecchi materiali fotosensibili, mai utilizzati dalla loro produzione all'inizio del XX secolo, reagiscono allo sviluppatore. Le immagini che emergono non rappresentano più il mondo: lo trasformano in forme autonome, al confine tra astrazione pittorica e visione interiore. In Possibles (Thermographie), il calore degli oggetti – e non la luce – diventa la matrice dell'immagine. Riattivando un processo immaginato nel XIX secolo ma rapidamente abbandonato, Murakami abbozza qui una fotografia che non ha mai avuto luogo, ma che avrebbe potuto. Altre opere esplorano i poteri trasformativi dello sguardo stesso. Nel video Burning Gaze, una successione di estratti di film compone una mitologia visiva contemporanea in cui lo sguardo agisce come una forza bruciante, attraversata dalla finzione. In Exposure, un microscopio elettronico rivela gli effetti della luce su una superficie sensibile: lo sguardo imprime letteralmente il suo segno sulla superficie, come una bruciatura ottica irreversibile.
In Le regard devient geste, l'idea di uno sguardo passivo viene ribaltata: grazie a un dispositivo di eye-tracking, una semplice tazza posta su un tavolo inizia a muoversi? attivata dagli occhi di chi la guarda. Vedere diventa fare. Riattivando tecniche dimenticate o inventando nuove interazioni con dispositivi digitali all'avanguardia, Hanako Murakami non si abbandona a una nostalgica archeologia del mezzo. Reinventa la fotografia come gesto, come speculazione, come potere sensibile, come modo di entrare in contatto con la realtà attraverso una poesia insospettata, capace di aprire un campo di possibilità per il visibile.
Con il sostegno della Fondazione Nomura