Description
Aristide Onésime Croisy naît le 31 mars 1840 à Fagnon, petit village situé à sept kilomètres de Mézières et y décède le 7 novembre 1899 . Sa mère Marie Charlotte Villière est couturière, son père Louis Adolphe maître maçon, sera chargé quelques années plus tard de la restauration des remparts de Mézières, ville où il s’installera pour quelque temps. Il faut noter que le grand-père d’Aristide, Jean-Baptiste, était tailleur de pierres à Fagnon et qu’il y fut maire. A onze ans, Aristide Croisy entre au collège de Mézières où il est remarqué pour ses talents de dessinateur. Vers ses seize ans, il réalise une petite statuette représentant sa grand-mère dans un fauteuil lisant son missel. Son père regrette de voir Aristide « perdre son temps » car il aurait aimé le voir comme lui dans le bâtiment ; pour autant, il ne s’oppose pas au souhait de son fils.C’est à l’âge de seize ans que l’adolescent part pour Paris où il travaille dans l’atelier du sculpteur Armand Toussaint (1806-1862). En mars 1857, il passe le concours d’entrée de l’Ecole des Beaux-Arts sections sculpture peinture, mais échoue. Il repasse le concours lors de la session d’octobre, le réussit et intègre la prestigieuse école dans l’atelier de Armand Toussaint, avec pour maîtres Auguste Dumont (1801-1884) et Charles Gumery (1827-1871). À l’écoute de ses maîtres, ses talents et aptitudes se voient reconnus. Ainsi, en 1863, il reçoit le « deuxième grand prix de Rome » pour sa sculpture avec le sujet imposé « Nisus et Euryale ». Lors de la guerre de 1870-1871, il quitte Paris et installe un atelier à Mohon, rue Etienne Dolet. Il y exécute plusieurs bustes de ses contemporains ainsi que des tombeaux, dont celui de Jean-Baptiste Brézol, maître de forges.Le 20 octobre 1875, il épouse à Charleville la fille d’un imprimeur carolopolitain, Louise Pouillard. De cette union naissent six enfants, Jeanne, Marguerite, Jacques, Suzanne, Charlotte et Pierre. Le couple retourne habiter à Paris. A partir de 1876, Aristide est chargé de la restauration des vingt huit statues en pierre de la balustrade de la chapelle au Château de Versailles jusqu’en 1879. Dans le même temps, il travaille pour la manufacture de porcelaine de Longwy et expose à Charleville faïences et sculptures dans les vitrines du libraire Letellier ou du miroitier Baudson.Il participe à l’exposition universelle en 1876 à Philadelphie aux États-Unis avec une statue en plâtre « Le Moissonneur ». Pour l’exposition universelle de 1889 à Paris, il réalise « La Paix et la Concorde » au fronton du dôme central de l’Exposition. En 1889, il crée la statue « Mercure » dans le jardin du Palais Royal, puis le fronton monumental de la Bourse de Commerce de Paris représentant la « Ville de Paris » sculptée dans la pierre et entourée de deux allégories féminines figurant « le Commerce et l’Abondance ». Pour l’étranger, il réalise la statue du héros national du Costa Rica, Juan Santamaria érigée sur la place centrale d’Alajuela. Aristide Croisy s’éteint le 7 novembre 1899 dans sa propriété de Fagnon où il aimait venir se reposer. Ses dernières recommandations :« Je veux un cercueil en chêne, sans ornement, avec deux seules poignées ; dans ce cercueil une enveloppe de plomb qui protègera mon corps. Mais ne m’y enfermez, car je pourrai n’être qu’en léthargie, que lorsque sera venue la décomposition du cadavre ; et surtout, pour vous être bien assuré que je suis mort, faites promener le feu sur mes talons. » Ses obsèques ont lieu le 9 novembre, en présence de son épouse, ses enfants, quelques personnalités.
English
Aristide Onésime Croisy was born on March 31, 1840 in Fagnon, a small village seven kilometers from Mézières, and died there on November 7, 1899. His mother, Marie Charlotte Villière, was a dressmaker, while his father, Louis Adolphe, was a master mason who, a few years later, was commissioned to restore the ramparts of Mézières, the town where he settled for a time. It should be noted that Aristide?s grandfather, Jean-Baptiste, was a stonemason in Fagnon, where he was mayor. At the age of eleven, Aristide Croisy entered the Mézières secondary school, where he was noticed for his talent as a draughtsman. Around the age of sixteen, he made a small statuette of his grandmother in an armchair reading her missal. His father regretted that Aristide was "wasting his time", as he would have liked to see him in the building trade, but did not object to his son?s wishes. At the age of sixteen, the teenager left for Paris, where he worked in the studio of sculptor Armand Toussaint (1806-1862). In March 1857, he took the entrance exam for the sculpture and painting section of the Ecole des Beaux-Arts, but failed. He took the examination again in the October session, passed and entered the prestigious school in Armand Toussaint?s studio, where his masters were Auguste Dumont (1801-1884) and Charles Gumery (1827-1871). Listening to his masters, his talents and skills were recognized. In 1863, he was awarded the "Second Grand Prix de Rome" for his sculpture of the imposed subject "Nisus and Euryale". During the 1870-1871 war, he left Paris and set up a workshop in Mohon, rue Etienne Dolet. On October 20, 1875, in Charleville, he married Louise Pouillard, the daughter of a Carolopolitan printer. The couple had six children, Jeanne, Marguerite, Jacques, Suzanne, Charlotte and Pierre. The couple returned to Paris. From 1876, Aristide was in charge of restoring the twenty-eight stone statues on the balustrade of the chapel at the Château de Versailles until 1879. At the same time, he worked for the Longwy porcelain factory and exhibited earthenware and sculptures in Charleville in the shop windows of bookseller Letellier and mirror-maker Baudson. He took part in the 1876 World's Fair in Philadelphia, USA, with a plaster statue of "The Harvester". For the 1889 Universal Exhibition in Paris, he created "La Paix et la Concorde" for the pediment of the Exhibition's central dome. In 1889, he created the statue "Mercure" in the garden of the Palais Royal, then the monumental pediment of the Paris Bourse de Commerce, depicting the "City of Paris" sculpted in stone and surrounded by two female allegories representing "Commerce and Abundance". Abroad, he creates a statue of Costa Rica?s national hero, Juan Santamaria, in Alajuela?s central square. Aristide Croisy died on November 7, 1899 at his estate in Fagnon, where he liked to come to rest. His last recommendations: "I want an oak coffin, unadorned, with only two handles; in this coffin a lead envelope to protect my body. But don?t lock me up in it, as I may only be lethargic once the corpse has decomposed; and above all, to be sure that I am dead, make the fire walk on my heels." His funeral took place on November 9, in the presence of his wife, children and a number of VIPs.
Deutsch
Aristide Onésime Croisy wurde am 31. März 1840 in Fagnon, einem kleinen Dorf sieben Kilometer von Mézières entfernt, geboren und starb dort am 7. November 1899. Seine Mutter Marie Charlotte Villière war Schneiderin, sein Vater Louis Adolphe Maurermeister, der einige Jahre später mit der Restaurierung der Stadtmauern von Mézières beauftragt wurde, wo er sich für einige Zeit niederließ. Aristides Großvater Jean-Baptiste war Steinmetz in Fagnon und war dort Bürgermeister. Mit elf Jahren besuchte Aristide Croisy das Collège in Mézières, wo er wegen seines Zeichentalents auffiel. Als er etwa 16 Jahre alt war, fertigte er eine kleine Statuette an, die seine Großmutter in einem Sessel beim Lesen ihres Messbuchs darstellte. Sein Vater bedauerte, dass Aristide "seine Zeit verschwendete", da er ihn gerne als Bauarbeiter gesehen hätte, doch er widersetzte sich dem Wunsch seines Sohnes nicht. Mit sechzehn Jahren ging der Teenager nach Paris, wo er im Atelier des Bildhauers Armand Toussaint (1806-1862) arbeitete. Im März 1857 nahm er an der Aufnahmeprüfung für die Ecole des Beaux-Arts in der Abteilung Bildhauerei und Malerei teil, scheiterte jedoch. Im Oktober wiederholte er die Prüfung, bestand sie und trat in das Atelier von Armand Toussaint ein. Seine Lehrer waren Auguste Dumont (1801-1884) und Charles Gumery (1827-1871). Seine Talente und Fähigkeiten wurden von seinen Lehrern anerkannt. So erhielt er 1863 den "zweiten großen Preis von Rom" für seine Skulptur mit dem vorgegebenen Thema "Nisus und Euryale". Während des Krieges von 1870-1871 verließ er Paris und richtete sich in Mohon in der Rue Etienne Dolet ein Atelier ein. Am 20. Oktober 1875 heiratete er in Charleville die Tochter eines Druckereibesitzers aus Carolopolitanien, Louise Pouillard, und nahm sie zur Frau. Aus dieser Verbindung gehen sechs Kinder hervor: Jeanne, Marguerite, Jacques, Suzanne, Charlotte und Pierre. Das Paar zieht wieder nach Paris. Ab 1876 wurde Aristide bis 1879 mit der Restaurierung der achtundzwanzig Steinstatuen an der Balustrade der Kapelle im Schloss von Versailles beauftragt. Gleichzeitig arbeitete er für die Porzellanmanufaktur in Longwy und stellte in Charleville Fayencen und Skulpturen in den Schaufenstern des Buchhändlers Letellier oder des Spiegelmachers Baudson aus.1876 nahm er mit einer Gipsstatue "Der Schnitter" an der Weltausstellung in Philadelphia (USA) teil. Für die Weltausstellung 1889 in Paris schuf er die Statue "La Paix et la Concorde" (Frieden und Eintracht) im Giebel der zentralen Kuppel der Ausstellung. 1889 schuf er die Statue "Merkur" im Garten des Palais Royal und anschließend den monumentalen Giebel der Pariser Handelsbörse, der die in Stein gemeißelte "Stadt Paris" darstellt, umgeben von zwei weiblichen Allegorien, die "Handel und Überfluss" repräsentieren. Für das Ausland schuf er die Statue des Nationalhelden von Costa Rica, Juan Santamaria, die auf dem Hauptplatz von Alajuela aufgestellt wurde. Aristide Croisy starb am 7. November 1899 auf seinem Anwesen in Fagnon, wo er sich gerne aufhielt, um sich auszuruhen. Seine letzten Empfehlungen: "Ich möchte einen Eichensarg, ohne Verzierungen, mit nur zwei Griffen; in diesem Sarg eine Bleihülle, die meinen Körper schützen soll. Aber schließen Sie mich nicht darin ein, denn ich kann nur lethargisch sein, wenn der Leichnam verwest ist; und vor allem, damit Sie sicher sind, dass ich tot bin, lassen Sie Feuer auf meinen Fersen brennen." Seine Beerdigung fand am 9. November statt, in Anwesenheit seiner Frau, seiner Kinder und einiger Persönlichkeiten.
Dutch
Aristide Onésime Croisy werd op 31 maart 1840 geboren in Fagnon, een klein dorpje op zeven kilometer van Mézières, en stierf daar op 7 november 1899. Zijn moeder, Marie Charlotte Villière, was kleermaker, terwijl zijn vader, Louis Adolphe, een meester-metselaar was die een paar jaar later de opdracht kreeg om de stadsmuren van Mézières te restaureren, de stad waar hij zich een tijdje vestigde. Aristide's grootvader, Jean-Baptiste, was steenhouwer in Fagnon en was burgemeester van de stad. Op elfjarige leeftijd ging Aristide Croisy naar de middelbare school in Mézières, waar hij opviel door zijn talent als tekenaar. Toen hij ongeveer zestien was, maakte hij een beeldje van zijn grootmoeder die in een leunstoel haar missaal zat te lezen. Zijn vader vond het jammer dat Aristide "zijn tijd verdoet", want hij had hem graag in de bouw zien werken, maar verzette zich niet tegen de wensen van zijn zoon. Op zestienjarige leeftijd vertrok de tiener naar Parijs, waar hij in het atelier van de beeldhouwer Armand Toussaint (1806-1862) werkte. In maart 1857 deed hij toelatingsexamen voor de beeldhouw- en schilderafdeling van de Ecole des Beaux-Arts, maar hij zakte. Hij deed het examen opnieuw in oktober, slaagde en ging naar de prestigieuze school in het atelier van Armand Toussaint, waar zijn leermeesters Auguste Dumont (1801-1884) en Charles Gumery (1827-1871) waren. Luisterend naar zijn meesters werden zijn talenten en vaardigheden erkend. In 1863 kreeg hij de "Tweede Grand Prix de Rome" voor zijn beeldhouwwerk van het opgelegde onderwerp "Nisus en Euryale". Tijdens de oorlog van 1870-1871 verliet hij Parijs en richtte hij een atelier in Mohon in de rue Etienne Dolet in. Op 20 oktober 1875 trouwde hij in Charleville met Louise Pouillard, de dochter van een Carolopolitische drukker. Ze kregen zes kinderen, Jeanne, Marguerite, Jacques, Suzanne, Charlotte en Pierre. Het echtpaar keerde terug naar Parijs. Vanaf 1876 was Aristide verantwoordelijk voor de restauratie van de achtentwintig stenen beelden op de balustrade van de kapel in het kasteel van Versailles tot 1879. Tegelijkertijd werkte hij voor de porseleinfabriek Longwy en stelde hij zijn aardewerk en beeldhouwwerken tentoon in Charleville in de etalages van boekhandelaar Letellier en spiegelmaker Baudson. Hij nam deel aan de Wereldtentoonstelling van Philadelphia in 1876 in de Verenigde Staten met een gipsen beeld getiteld "De Oogster". Voor de wereldtentoonstelling van 1889 in Parijs maakte hij "Vrede en eendracht" voor het fronton van de centrale koepel van de tentoonstelling. In 1889 creëerde hij het standbeeld "Mercure" in de tuin van het Palais Royal, daarna het monumentale fronton van de Parijse Beurs dat de "Stad Parijs" voorstelt, gebeeldhouwd in steen en omringd door twee vrouwelijke allegorieën die "Handel en Overvloed" voorstellen. In het buitenland maakte hij het standbeeld van de nationale held van Costa Rica, Juan Santamaria, op het centrale plein van Alajuela. Aristide Croisy stierf op 7 november 1899 op zijn landgoed in Fagnon, waar hij graag tot rust kwam. Zijn laatste aanbevelingen: "Ik wil een eikenhouten kist, onversierd, met slechts twee handvaten; in deze kist een loden omhulsel om mijn lichaam te beschermen. Maar sluit me er niet in op, want ik kan alleen maar lusteloos worden als het lichaam eenmaal is ontbonden; en bovenal, om er zeker van te zijn dat ik dood ben, zorg ervoor dat het vuur op mijn hielen blijft branden Zijn begrafenis vond plaats op 9 november, in aanwezigheid van zijn vrouw, kinderen en een aantal VIP's.
Español
Aristide Onésime Croisy nació el 31 de marzo de 1840 en Fagnon, un pequeño pueblo a siete kilómetros de Mézières, y murió allí el 7 de noviembre de 1899. Su madre, Marie Charlotte Villière, era modista, mientras que su padre, Louis Adolphe, era maestro albañil y unos años más tarde recibió el encargo de restaurar las murallas de Mézières, ciudad en la que se instaló durante un tiempo. Cabe señalar que el abuelo de Aristide, Jean-Baptiste, era cantero en Fagnon y fue alcalde de la ciudad. A los once años, Aristide Croisy ingresó en el instituto de Mézières, donde destacó por su talento como dibujante. Cuando tenía unos dieciséis años, hizo una pequeña estatuilla de su abuela en un sillón leyendo su misal. Su padre lamenta que Aristide "pierda el tiempo", ya que le habría gustado verle trabajar en la construcción, pero no se opone a los deseos de su hijo. A los dieciséis años, el adolescente marcha a París, donde trabaja en el taller del escultor Armand Toussaint (1806-1862). En marzo de 1857 se presenta al examen de ingreso en la sección de escultura y pintura de la Escuela de Bellas Artes, pero suspende. Volvió a presentarse al examen en la sesión de octubre, aprobó e ingresó en la prestigiosa escuela del taller de Armand Toussaint, donde sus maestros fueron Auguste Dumont (1801-1884) y Charles Gumery (1827-1871). Escuchando a sus maestros, sus talentos y habilidades fueron reconocidos. En 1863, obtuvo el "Segundo Gran Premio de Roma" por su escultura del tema impuesto "Niso y Euríale". Durante la guerra de 1870-1871, abandona París e instala un taller en Mohon, rue Etienne Dolet. El 20 de octubre de 1875 se casa en Charleville con Louise Pouillard, hija de un impresor carolopolitano. Tuvieron seis hijos, Jeanne, Marguerite, Jacques, Suzanne, Charlotte y Pierre. La pareja regresó a vivir a París. Desde 1876, Aristide se encargó de restaurar las veintiocho estatuas de piedra de la balaustrada de la capilla del castillo de Versalles hasta 1879. Paralelamente, trabaja para la fábrica de porcelana de Longwy y expone en Charleville sus lozas y esculturas en los escaparates del librero Letellier y del fabricante de espejos Baudson. Participa en la Exposición Universal de Filadelfia de 1876, en Estados Unidos, con una estatua de escayola titulada "El cosechador". Para la Exposición Universal de París de 1889, creó "Paz y Concordia" para el frontón de la cúpula central de la Exposición. En 1889, creó la estatua "Mercure" en el jardín del Palais Royal, y después el frontón monumental de la Bolsa de París que representa la "Ciudad de París" esculpida en piedra y rodeada por dos alegorías femeninas que representan "El Comercio y la Abundancia". En el extranjero, realizó la estatua del héroe nacional de Costa Rica, Juan Santamaría, en la plaza central de Alajuela. Aristide Croisy murió el 7 de noviembre de 1899 en su propiedad de Fagnon, donde le gustaba ir a descansar. Sus últimas recomendaciones: "Quiero un ataúd de roble, sin adornos, con sólo dos asas; en este ataúd una cubierta de plomo para proteger mi cuerpo. Pero no me encierren en él, ya que sólo podría aletargarme una vez que el cuerpo se haya descompuesto; y sobre todo, para asegurarse de que estoy muerto, asegúrense de que el fuego sigue ardiendo a mis talones" Su funeral tuvo lugar el 9 de noviembre, en presencia de su esposa, sus hijos y varias personalidades.
Italiano
Aristide Onésime Croisy nacque il 31 marzo 1840 a Fagnon, un piccolo villaggio a sette chilometri da Mézières, dove morì il 7 novembre 1899. Sua madre, Marie Charlotte Villière, era una sarta, mentre suo padre, Louis Adolphe, era un maestro muratore che, qualche anno dopo, fu incaricato di restaurare i bastioni di Mézières, città in cui si stabilì per un certo periodo. Da notare che il nonno di Aristide, Jean-Baptiste, era uno scalpellino di Fagnon e fu sindaco della città. All'età di undici anni, Aristide Croisy entrò nella scuola secondaria di Mézières, dove si fece notare per il suo talento di disegnatore. Verso i sedici anni realizzò una statuetta della nonna in poltrona che leggeva il suo messale. Il padre si rammarica che Aristide "perda tempo", perché avrebbe voluto vederlo lavorare nell'edilizia, ma non si oppone ai desideri del figlio. All'età di sedici anni, l'adolescente parte per Parigi, dove lavora nello studio dello scultore Armand Toussaint (1806-1862). Nel marzo 1857 sostenne l'esame di ammissione alla sezione di scultura e pittura dell'Ecole des Beaux-Arts, ma non lo superò. Ripresenta l'esame nella sessione di ottobre, lo supera ed entra nella prestigiosa scuola dell'atelier di Armand Toussaint, dove i suoi maestri sono Auguste Dumont (1801-1884) e Charles Gumery (1827-1871). Ascoltando i suoi maestri, il suo talento e le sue capacità furono riconosciuti. Nel 1863 ricevette il "Secondo Gran Premio di Roma" per la scultura del soggetto imposto "Niso ed Euriale". Durante la guerra del 1870-1871, lascia Parigi e apre un laboratorio a Mohon, in rue Etienne Dolet. Il 20 ottobre 1875, a Charleville, sposa Louise Pouillard, figlia di un tipografo carolopolitano. Ebbero sei figli, Jeanne, Marguerite, Jacques, Suzanne, Charlotte e Pierre. La coppia tornò a vivere a Parigi. Dal 1876, Aristide fu incaricato di restaurare le ventotto statue in pietra della balaustra della cappella del Castello di Versailles fino al 1879. Contemporaneamente, lavora per la fabbrica di porcellane Longwy ed espone le sue terrecotte e sculture a Charleville nelle vetrine del libraio Letellier e del fabbricante di specchi Baudson. Partecipa all'Esposizione Universale di Filadelfia del 1876 negli Stati Uniti con una statua in gesso intitolata "Il mietitore". Per l'Esposizione Universale di Parigi del 1889 realizza "Pace e concordia" per il frontone della cupola centrale dell'Esposizione. Nel 1889 crea la statua "Mercure" nel giardino del Palais Royal, poi il frontone monumentale della Borsa di Parigi che rappresenta la "Città di Parigi" scolpita in pietra e circondata da due allegorie femminili che rappresentano "Commercio e Abbondanza". All'estero ha realizzato la statua dell'eroe nazionale del Costa Rica, Juan Santamaria, nella piazza centrale di Alajuela. Aristide Croisy morì il 7 novembre 1899 nella sua proprietà di Fagnon, dove amava riposare. Le sue ultime raccomandazioni: "Voglio una bara di quercia, disadorna, con solo due maniglie; in questa bara un involucro di piombo per proteggere il mio corpo. Ma non rinchiudetemi in essa, perché potrei essere letargico solo quando il corpo si sarà decomposto; e soprattutto, per essere sicuri che io sia morto, assicuratevi che il fuoco sia tenuto acceso alle mie calcagna" I suoi funerali si sono svolti il 9 novembre, alla presenza della moglie, dei figli e di numerosi VIP.