Description
Mais ce n'est qu'avec le départ du Grand Arsenal à la fin du XVIIIe siècle que la Canebière est prolongée jusqu'au port et que de beaux immeubles y sont construits. Le Second Empire et l'expansion coloniale bouleversent la ville : de grandes percées sont ouvertes, de riches bâtiments sont construits, un nouveau port est créé. La Canebière connaîtra ses heures de gloire sous la Troisième République grâce à l'intense activité intellectuelle et commerçante régnant dans les cafés, grands hôtels et grands magasins.
La Canebière acquiert une réputation internationale et devient très vite un lieu-symbole de Marseille et de son port. Ce n'est, officellement, qu'en 1928 que la Canebière s'étendra du Vieux-Port jusqu'à l'église des Réformés englobant ainsi la rue Noailles et les allées de Meilhan. Certains immeubles sont classés Monument Historique. Un des premiers grands cafés installés sur la Canebière, le Café Turc (à l'ancien emplacement de l'Office du Tourisme et des Congrès) est dès 1850, le passage obligé des voyageurs pour l'Orient. Un salon à l'orientale ouvrait sur la rue Prince de Beauvau. Au centre de la salle principale donnant sur la Canebière, trônait une fontaine monumentale surmontée d'une horloge à quatre cadrans. Symbole de l'ouverture de Marseille sur le monde, elle marquait à la fois l'heure turque, chinoise, arabe et européenne. Son décor fastueux et son ambiance ont été souvent évoqués dans la littérature. Le café turc disparut au lendemain de la Première Guerre Mondiale. La rue Beauvau fut ouverte en 1785 sur les terrains de l'Arsenal des Galères, elle porte le nom d'un gouverneur de Provence. Elle fut l'une des premières rues de Marseille équipées de trottoirs. A noter au numéro 4 l'Hôtel Beauvau qui hébergea Lamartine en 1832 ainsi que George Sand et Frédéric Chopin en 1835.
L'Opéra. Les Marseillais ont toujours été des amateurs de théâtre et d'opéra. Plusieurs salles de spectacle furent d'ailleurs construites en divers points de la ville pour répondre à cet engouement local. Mais il faudra attendre la vente des terrains de l'Arsenal des Galères en 1781 pour permettre la construction du Grand Théâtre (une des clauses de l'acte de vente stipulait l'obligation de construire un opéra selon le principe de la concession à perpétuité). L'ensemble des terrains est cédé par le Ministère de la Marine à la ville qui les revend trois ans plus tard à une Compagnie dirigée par le génois Rapalli. Il procède à la construction d'immeubles qui vont donner lieu à d'extraordinaires flambées de prix. Tout le quartier va dès lors s'organiser autour de cette vaste parcelle et les rues seront dédiées au théâtre et à la musique (Corneille, Molière, Lully …) ainsi qu'aux grands représentants de la Royauté en Provence. Le Grand Théâtre, inauguré en 1787, était l'oeuvre de l'architecte Benard. De style néo-classique, il l'avait conçu comme un temple de la musique et de la danse. En 1919, un incendie détruisit entièrement la salle et la scène seuls furent conservés les murs maîtres, la colonnade ionique et la façade principale en pierre de taille. L'architecte Gaston Castel associé à Raymond Ebrard fût désigné pour reconstruire l'opéra de 1921 à 1924 dans un style Art Déco. L'idée de Castel fût d'ouvrir ce chantier à une pléiade de créateurs et de techniciens qui vont intervenir dans tous les domaines : peinture, sculpture, mosaïque, ferronnerie.
Sur la façade, on peut voir les quatre allégoriques de Sartorio ainsi que la phrase inscrite sur la corniche supérieure : " L'Art reçoit la Beauté d'Aphrodite, le rythme d'Apollon, l'équilibre de Pallas, et doit à Dionysos le mouvement et la vie ". Dans la salle surmontant le cadre de la scène " la naissance de la beauté " réalisée par Antoine Bourdelle, en stuc rouge sur fond or dans le grand foyer, deux superbes vases spécialement conçus pour ce vaste espace par la manufacture de Sèvres et le décor plafonnant de Carrera illustrant dans des tons acidulés le mythe d'Orphée et d'Eurydice. L'originalité du bâtiment est d'avoir réussi à mêler le style néo-classique du XVIIIe siècle et le style Art Déco du XXe siècle. Les grands hôtels
Une des plus belles réalisations est sans aucun doute l'ancien Hôtel du Louvre et de la Paix de l'architecte Pot occupé aujourd'hui par le magasin C&A. La façade offre aux visiteurs une entrée monumentale encadrée par quatre opulentes cariatides représentant les quatre continents (l'Europe, l'Asie, l'Amérique et l'Afrique). Cet hôtel était classé parmi les hôtels de première classe et avait 250 chambres, 20 salons et 2 salles de restaurants. Il fonctionne jusqu'en 1941 où il est réquisitionné et acheté par la Marine Nationale, puis occupé par la Kriegsmarine. Après la guerre et jusqu'en 1977 la Marine revient, installe ses bureaux, utilise les salles de réception pour les manifestations officielles, le mess des officiers… Le décor est alors tel qu'il était sous le Second Empire. En 1980, après 3 ans d'abandon et de dégradations, le bâtiment est vendu les architectes ne garderont que les façades, l'escalier et deux salons classés Monuments Historiques et en 1984 le magasin C&A ouvre ses portes. À l'intérieur, à gauche l'escalier est toujours visible et au fond du magasin des portes banales dissimulent ces deux magnifiques salons, témoins de l'époque fastueuse du Grand Hôtel du Louvre et de la Paix. C'est dans cet hôtel qu'en 1896, eut lieu la première représentation cinématographique des frères Lumière à Marseille "Entrée en gare de La Ciotat". L'Hôtel Noailles fut édifié par l'architecte Bérengier en 1865. C'est un très beau bâtiment, beaucoup plus sobre dans son architecture que le Louvre et Paix, avec un avant-corps central surmonté d'un fronton triangulaire. La façade est rythmée par l'alternance de frontons triangulaires et curvilignes. C'était autrefois un hôtel très luxueux et jusqu'en 1979 les grands de ce monde, qu'ils soient artistes ou hommes politiques, "descendaient" au Noailles.
Tous les hôtels de la rue Noailles étaient d'ailleurs si réputés qu'une rubrique quotidienne leur était consacrée dans le journal. Aujourd'hui transformé en commissariat, le Noailles reste néanmoins une adresse prestigieuse. Les allées de Meilhan
L'agrandissement de 1666 prévoyait la création d'une promenade publique au-delà des remparts. Les travaux ne furent achevés qu'en 1775 grâce à l'intendant de Provence, Sénac de Meilhan. Ces allées étaient alors réputées pour leurs guinguettes où les jeunes gens venaient s'amuser et danser. Le style des immeubles est très différent de celui de la Canebière et de la rue Noailles et ils datent pour la plupart de la fin du XVIIIe siècle. On retrouve d'ailleurs le type du "3 fenêtres marseillais" que l'on rencontrera plus loin sur le boulevard Longchamp. C'est sur cette partie de La Canebière que se tenait la foire aux santons. Elle est l'une des traditions les plus vivantes et les plus populaires de Marseille. Les origines de la foire aux santons remontent au lendemain de la Révolution et en font la plus vieille foire aux santons de Provence. La foire aux santons de Marseille est ouverte chaque année du dernier dimanche de novembre au 31 décembre. Son inauguration s'effectue, au son des tambourins et en présence d'une foule joyeuse, à l'issue de la messe des santonniers célébrée en provençal, en l'église Saint-Vincent de Paul les Réformés. Le kiosque à musique
Le kiosque à musique en métal remplace depuis 1911 un kiosque en bois plus ancien. Une fontaine Wallace, que l'on retrouvera dans le parc Longchamp, a été mise en place ici dans les années 1930. Le Monument aux Mobiles
Il a été érigé ici en 1894 en souvenir des soldats marseillais morts pendant la guerre de 1870. On reconnaît la France Armée avec à ses pieds les vaillants soldats. Le Monument aux Mobiles est le point de départ des manifestations qui descendent la Canebière vers le Vieux-Port, puis souvent se dirigent vers l'Hôtel de Ville ou vers la préfecture selon la nature des doléances ! Mais c'est aussi là que se forment les défilés, que ce soit pour le 14 juillet ou pour le carnaval quand les héros du jour pavoisent fièrement sur La Canebière, applaudis par la foule toujours prête à faire la fête ! Les Réformés
Au XIVe siècle, les ermites de Saint Augustin s'installent à l'emplacement de l'église Saint-Ferréol les Augustins, située sur le Vieux-Port. Au XVIe siècle, une réforme de leur culte s'organise les Augustins Déchaux bâtissent un autre couvent au-delà de la Canebière. Sous la Révolution, les moines sont dispersés. En 1803, une nouvelle paroisse est créée dans ce quartier dont la population augmente. Un prêtre de la Mission, congrégation fondée en 1625 par Saint-Vincent de Paul en devient le premier curé. La construction de la nouvelle église d'inspiration néo-gothique se fera selon les plans de l'architecte Reybaud. L'église est consacrée en 1888. En 1989, l'ASPRA est créée pour la sauvegarde de l'édifice. En 1998, un carillon de quatre cloches est enfin placé dans l'une des deux flèches. Leur hauteur, 69 mètres au-dessus du sol de la crypte donne une idée des dimensions imposantes de l'église. À l'intérieur, les vitraux réalisés par Didron évoquent les principales scènes de la bible et les saints de Provence. Les fonts baptismaux, le maître autel en marbre, lapis-lazuli, onyx, bronze doré orné d'émaux, la chaire en bois sculpté, l'autel en marbre réalisé en 1999 avec l'ancienne table de communion, le Christ du Saint Suaire du sculpteur marseillais Botinelly.
English
Only when the Grand Arsenal (shipbuilding dock) was demolished at the end of the 18th Century was the Canebière extended down to the port and fine buildings put up. A little further on was the narrow Noailles street and beyond it, outside the walls, lay the Allées de Meilhan that provided the people of Marseille with a tree-lined walk that took them past open-air cafés and dance-halls. The Canebière was only officially extended from the Old Port to the Réformés church in 1928, thus including Noailles street and the allées de Meilhan.
The Second Empire (1852-1870) and colonial expansion were responsible for major changes in the city: new thoroughfares were opened, elegant buildings were constructed and a new port built. The Canebière enjoyed its heyday during the Third Republic (1871-1940) when intense intellectual and business activity was omnipresent in the cafés, high-class hotels and shops. The Canebière became known throughout the world and was very quickly adopted as the symbol of Marseille and its port. Certain buildings are now classified as National Heritage Sites. The larger hotels and cafés on the Canebière closed after the French colonies gained their independence. The Canebière has recently become central to a number of long-term rehabilitation projects for the city centre and is to some extent reliving its past glory with the marseillais, as the town's inhabitants are known, enthusiastically opening new hotels and shops. The turkish cafe
One of the first cafés set up on the Canebière is the café alla turca, from 1850 an inevitable passage for travellers to the Orient.
An oriental lounge openend onto to the street Prince de Beauvau.
A monumental fountain, topped by a four-faced clock, sat imposingly in the centre of the main hall, that gave onto the Canebière. It symbolized the open relationship of Marseille with other cultures and showed the Turkish, Chinese, Arabic and European time. Its sumptuous décor and its atmosphere were often evoked in literature.
The café alla turca disappeaed just after the first world war.
The Beauvau street, which bears the name of a governor of Provence, was opened in 1785 on the land of the Arsenal des Galères (galley arsenal). It was one of the first streets of Marseille made with pavements. Please note Hôtel Beauvau at no. 4 where Lamartine stayed in 1832 as well as Georges Sand and Frédéric Chopin in 1835. The Opera House
The inhabitants of Marseille have always been theatre and opera fans. Several theatres were in fact built in various parts of the city to meet this local demand. But they had to wait for the sale of the land of the Arsenal des Galères in 1781 to allow the construction of the Grand Théâtre (one of the clauses of the bill of sale stipulated the obligation to construct an opera on the principle of perpetuity). The whole of the land was sold by the Ministère de la Marine to the city who sold it three years later to a company run by Rapalli from Genoa. He started constructing blocks of flats which resulted in extraordinary price explosions. The whole quarter is then organized around this vast plot of land and the streets are dedicated to theatre and music (Corneille, Molière, Lulli, etc) as well as to the high representatives of royalty in Provence. The Grand Théâtre, opened in 1787, was the work of the architect Benard. He designed it in a neo-classical style as a temple of music and dance. In 1919, a fire completely destroyed the theatre and the stage only the main walls, the Ionic colonnade and the main front in freestone were saved.
The arcitect Gaston Castel, associated with Raymond Ebrard, was chosen to rebuild the Opera from 1921 to 1924 in art deco style. It was the idea of Castel to open this building site to a large number of creative artists and technicians of all areas : painting, sculpture, mosaic and wrought iron.
On the front can be seen the four allegories of Sartorius as well as the phrase written on the upper cornice : « Art receives beauty from Aphrodite, rhythm from Apollo, balance from Pallas and owes movement and life to Dionysos ».
Inside, in the theatre, please note the stage setting « La naissance de la Beauté » by Antoine Bourdelle, in red stucco on a gold background in the main foyer, two superb Sèvres vases especially designed for this vast space and the ceiling decoration by Carrera illustrating the myth of Orpheus and Eurydice in bright colours. The originality of the building lies in the successful mixture of 18th century neo-classical style and 20th century art deco style.
Hôtel du Louvre et de la Paix.
One of the finest realizations is without doubt the former Hotel du Louvre et de la Paix of the architect Pot, today occupied by the C&A store. The front offers a monumental entrance to visitors framed by four opulent caryatids representing the four continents (Europe, Asia, America and Africa). This luxury category hotel had 250 rooms, 20 salons and 2 restaurant rooms. It was open until 1941, when it was requisitioned and bought by the French Navy, then occupied by the German Kriegsmarine. After the war, the Navy returned, installed offices and used the reception rooms for official events and the officer s mess up to 1977. The decoration had remained the same since the Second Empire.
In 1980, after 3 years of neglect and damage, the building was sold. The architects only kept the fronts, the stairs and and the two salons which were listed as historic buildings. In 1984, the C&A store opened. Inside, on the left, the stairs can still be seen and at the back of the store ordinary doors hide these two magnificents salons, representing the luxurious era of the Hôtel du Louvre et de la Paix. Projects are currently being studied to try to restore and give new life to this place, a symbol of the commercial power of Marseille in the 19th century. As indicated by a plaque on the front, the first film show of the Lumière brothers in Marseille, "the arrival at La Ciotat railway station", took place in this hotel in 1896.
L’hôtel de Noailles. It was designed by the architect Berengier in 1865. This very fine building, much more sober than the Hotel du Louvre et de la Paix, has a central front topped by a triangular pediment. The front shows an alternate rhythm of triangular and curved pediments. It used to be a very luxurious hotel and until 1979, very important persons, artists or politicians, stayed at the Noailles.
All hotels of Rue Noailles were so famous that a special daily column was dedicated to them in the newspaper. Today the Noailles building has been transformed into office premises, but it still remains a prestige address.
Les allées de Meilhan. The Allées de Meilhan are the last part of our Canebière. The expansion of 1666 planned to create a public esplanade outside the city walls. This work was only finished in 1775 thanks to the Provence Intendant, Sénac de Meilhan. This avenue was famous for its open-air cafés where young people came to enjoy themselves and to dance. The style of the buildings is very different from La Canebière and Rue Noailles most of them are from the end of the 18th century. Here the Marseille "three-window" type can be found, like on Boulevard Longchamp further along.
Every year between 1886 and 2005, the " santons fair " takes place on this part of La Canebière. Since 2005, the " santons fair " is based on the Cours d'Estienne d'Orves. The music pavilion.
The iron music pavilion replaced a older wooden pavilion in 1911. A Wallace fountain, which can also be found in the Parc Longchamp, was installed here in the 1930s. The monument aux Mobilisés.
The Monument aux Mobilisés was erected here in 1894 to commemorate the soldiers of Marseille who fell in the 1870 war. You can see "France Armée" and at her feet the valiant soldiers. The Monument aux Mobilisés is the departure point for demonstrations which go down La Canebière towards the Old Port, and then often continue towards the Town Hall or the Prefecture according to the nature of the grievances! But here processions also start, for 14 July or for the carnival when the heros of the day proudly rejoice on La Canebière, applauded by the crowd which is always ready to celebrate. Saint Paul-Saint Vincent church, The Réformés
In the 14th century, the hermits of Saint Augustinian established themselves on the site of the Saint Ferréol church, situated on the Old Port. In the 16th century, their cult was reorganized and the Augustinians Déchaux built another monastery above La Canebière. During the Revolution, the monks were dispersed. In 1803, a new parish was created in this quarter because of its increasing population. A priest of the Mission, a congregation founded in 1625 by Saint Vincent de Paul became the first priest of this quarter. The construction of the new church in a neo-gothic style followed the plan of the architect Reybaud. The church was consecrated in 1888. In 1989, the ASPRA association was created to save the building. Finally, in 1998,a set of four bells was placed in one of the two spires. Their height, 69 metres above the floor of the crypta, gives some idea of the imposing dimensions of the church. Inside, you can see the stained-glass windows by Didron, which evoke the main scenes of the bible and the saints of Provence, the baptismal fonts, the main altar of marble, lapis-lazuli, onyx, gilt bronze with enamels, the pulpit of sculptured wood, the marble altar made in 1999 from the former communion table and the Christ of the Holy Shroud of the Marseille sculptor Botinelly.
Deutsch
Jahrhunderts bis zum Hafen verlängert, als das Grand Arsenal verlegt wurde. Die großartigen Gebäude der ehemaligen Prunkstraße entstanden erst im Anschluß an diese Verlängerung. Das Second Empire (1852 – 1870) und die Kolonialzeit bringen tiefgreifende Veränderungen des Stadtbilds mit sich: breite Straßenzüge werden angelegt, großartige Gebäude werden errichtet und ein neuer Hafen entsteht. Während der dritten Republik (1871 – 1840) erlebt die Canebière dank der Cafés, großen Hotels und Geschäfte, die zahlreiche Intellektuelle und Geschäftsleute anziehen, ihre Blütezeit. Sie erwirbt nun Weltruhm und wird schon bald zu einem Symbol für die Hafenstadt Marseille. Offiziell führt die Canebière seit 1928 vom Alten Hafen bis zur Kirche Les Réformés, da sie erst ab diesem Datum die Rue Noailles und die Allées de Meilhan mit einschließt. Einige der an der Canebière stehenden Gebäude stehen unter Denkmalschutz. Abschließend sei noch erwähnt, dass der berühmte Weihnachtsmarkt von Marseille seit 1803 auf den ehemaligen Allées de Meilhan stattfindet.
Das Café Turc war eins der ersten exklusiven Cafés auf der Canebière und seit 1850 ein Muss für alle Orient-Reisenden. Zur Rue Prince de Beauvau hin lag ein orientalisch eingerichteter Salon. In der Mitte des Hauptsaals thronte ein monumentaler Springbrunnen auf dem eine Uhr angebracht war, die ein Symbol für die Weltoffenheit von Marseille war, und gleichzeitig die Uhrzeit in der Türkei, China, Arabien und Europa anzeigte. Das prächtige Dekor und die besondere Atmosphäre des Café Turc inspirierten mehr als nur einen Schriftsteller. Kurz nach dem ersten Weltkrieg wurde das Café Turc geschlossen. Die Oper
Die Marseiller sind seit jeher Opern- und Theaterliebhaber gewesen. Zahlreiche, über die ganze Stadt verteilte Bühnen zeugen im Übrigen von dieser Begeisterung der Bevölkerung für die darstellende Kunst. Das "Grand Théâtre" konnte jedoch erst 1781 durch den Verkauf der Arsenale erbaut werden. Der Kaufvertrag legte nämlich fest, dass auf dieser Parzelle einzig eine Oper erbaut werden könnte. Das Grundstück, welches das Ministerium der Handelsmarine an die Stadt Marseille abgetreten hatte, wurde drei Jahre später von einer Theatergruppe unter der Leitung des Genuesers Rapalli erworben. Dieser ließ auf dem Gelände großartige Wohnhäuser erbauen, was zu einem außerordentlichen Preisanstieg führte. Der weitläufige Gebäudekomplex wurde zum Mittelpunkt des nun entstehenden Stadtviertels, und die umliegenden Straßen wurden nach berühmten Komponisten und Dichtern (Corneille, Molière, Lulli …) sowie großen Vertretern des Königshauses in der Provence benannt. Das "Grand Théâtre", ein Werk des Architekten Bernard, wurde 1787 eingeweiht. Er schuf diesen der Musik und dem Tanz geweihten Tempel im neoklassizistischen Stil. 1919 wurden Bühne und Saal vollständig durch einen Brand zerstört nur die tragenden Wände und die Steinfassade mit den vorgebauten ionischen Säulen blieben erhalten. Von 1921 bis 1924 wurde die Oper unter der Leitung des Architekten Gaston Castel, Sozius von Raymond Ebrard, im Art Déco-Stil wieder aufgebaut. Castels Idee war, eine Vielfalt von Künstlern zu bitten, an dem Bau mitzuwirken, und dies in den verschiedensten Bereichen: Malerei, Skulptur, Mosaik, Kunstschmiedearbeiten, usw.
Die Fassade schmücken die vier Allegorien von Sartorio, sowie, auf dem Kranzgesims darüber, der Satz: "Die Kunst verfügt über die Schönheit der Aphrodite, den Rhythmus des Apollo, das Gleichgewicht der Pallas, und verdankt Dionysos ihre Lebendigkeit". Sehenswert im Inneren:
Der Fries über der Bühne, "Geburt der Schönheit", von Antoine Bourdelle, in rotem Stuck auf goldenem Hintergrund im großen Foyer zwei prächtige Vasen, die speziell für diesen großen Raum in der Manufaktur von Sèvres hergestellt wurden, Deckengemälde von Carrera in leuchtenden Farben, die den Mythos von Orpheus und Eurydike darstellen. Die Besonderheit des Gebäudes liegt in der harmonischen Verbindung des neoklassizistischen Stils des 18. Jahrhunderts mit dem Art Déco der zwanziger Jahre des letzten Jahrhunderts. Die Marseiller Oper ist weltweit eines der wenigen Beispiele von im Art Déco-Stil gestalteten öffentlichen Bauten. Hôtel du Louvre et de la Paix.
Das vom Architekten Pot entworfene Gebäude zählt sicherlich zu einem der schönsten in ganz Marseille. Gegenwärtig hat sich das Geschäft C&A in seinen Räumen niedergelassen. Der monumentale Eingang wird von vier stattlichen Karyatiden eingerahmt, welche die Kontinente Europa, Asien, Amerika und Afrika verkörpern. Das Hotel zählte zu den exklusivsten und verfügte über 250 Zimmer, 20 Salons und 2 Restaurants. Betrieben wurde es bis 1941, als es von der französischen Marine zunächst beschlagnahmt und danach gekauft wurde. Anschließend wurde es jedoch von der deutschen Kriegsmarine besetzt. Nach dem Krieg richtete die französische Marine wieder ihre Büros in dem Gebäude ein und nutzte die Säle für Veranstaltungen und als Offiziersmesse… Das Dekor war zu dieser Zeit noch im Originalzustand erhalten. 1980 wurde der Bau, nachdem er 3 Jahre lang leer stand und verfiel, verkauft. Beim Umbau blieben nur die Fassade, die Treppe und die Salons erhalten, die unter Denkmalschutz stehen. 1984 öffnete das Geschäft C&A seine Pforten. Im Inneren ist links die Treppe zu sehen, und hinter unscheinbaren Türen am Ende des Geschäfts versteckt liegen die beiden prächtigen Salons aus der Glanzzeit des Grand Hotel du Louvre et de la Paix. In diesem Hotel wurde zum ersten Mal in Marseille der Film "L'entrée du train en gare de La Ciotat" (die Ankunft eines Zuges im Bahnhof von La Ciotat) der Brüder Lumière vorgeführt.
Hôtel de Noailles. Dieses schöne Hotel wurde 1865 vom Architekten Bérengier erbaut. Verglichen mit dem Hotel Louvre et Paix ist das Gebäude mit dem zentralen Vorbau und Giebeldreieck eher nüchtern. Die Fassade wird von dreieckigen und geschwungenen Giebeln bestimmt, die sich gegenseitig abwechseln. Das Luxushotel, in dem bedeutende Persönlichkeiten wie auch Künstler und Politiker abzusteigen pflegten, wurde bis 1979 betrieben.
Im übrigen waren sämtliche Hotels der Rue Noailles so berühmt, dass ihnen in der lokalen Zeitung sogar eine eigene Rubrik gewidmet wurde. Heute ist das "Noailles", das nach wie vor zu einer der besten Adressen in Marseille gehört, ein Bürogebäude. Les allées de Meilhan
Die Allées de Meilhan bilden den letzten Abschnitt der Canebière. Der Ausbau im Jahr 1666 sah eine öffentliche Promenade vor den Toren der Stadt vor. Die Bauarbeiten wurden 1775 unter der Leitung des Intendanten der Provence, Sénac de Meilhan, abgeschlossen. Die Allee war damals berühmt für ihre Tanzlokale, in denen sich die jungen Leute amüsierten. Der Stil der Gebäude unterscheidet sich grundlegend von dem der auf der Canebière und der Rue Noailles stehenden Bauten, die zum Großteil Ende des 18. Jahrhunderts errichtet wurden. Hier findet man übrigens, wie auf dem Boulevard Longchamp auch, die klassischen Marseiller Häuser mit drei Fenstern. Auf diesem Teilstück der Canebière findet der alljährliche Weihnachtsmarkt statt, eine der lebendigsten und beliebtesten Traditionen in Marseille.
Am Ende der Revolution begann ein in der Altstadt lebender Marseiller mit der Serienfertigung von geformten und bemalten Tonfiguren, den "Santouns", was so viel heißt wie kleine Heilige, welche zu Weihnachten die Krippen der Familien bevölkerten. Bei der Schaffung dieser charaktervollen Figuren ließ sich Jean-Louis Lagnel vom Leben auf der Straße und den Berufen der damaligen Zeit anregen. Die Geschichte des Weihnachtsmarkts reicht bis in die Tage vor der französischen Revolution zurück, und macht ihn somit zum ältesten Markt für provenzalische Krippenfiguren. Weihnachten 1803 bauten erstmals drei Händler an der Kreuzung der Canebière mit dem Cours Saint Louis ihre Stände auf, um ihre Santons zum Kauf anzubieten. Der kleine, von der Stadt eher nur geduldete Markt entwickelte sich rasch und erfreute sich großer Beliebtheit. Im Jahr 1886 wurde der Markt dann auf die Allées de Meilhan verlegt. Der Weihnachtsmarkt von Marseille wird jedes Jahr am letzten Sonntag im November eröffnet und dauert bis zum 31. Dezember. Zur feierlichen Eröffnung, die nach der berühmten, in provenzalischer Sprache abgehaltenen Messe der Santon-Kunsthandwerker in der Kirche Saint-Vincent de Paul les Réformés stattfindet, die wir im Anschluss vorstellen werden, spielen Tambourin-Gruppen vor einem zahlreichen, Jahr für Jahr wiederkehrenden Publikum auf. Musikpavilon
Der Musikpavillon mit seiner Eisenstruktur wurde 1911 errichtet und ersetzte einen alten Pavillon aus Holz. Ein Wallace-Trinkbrunnen, von dem eine weitere Ausführung im Park Longchamp steht, wurde um 1930 aufgestellt.
Das „Monument aux Mobiles“. Das „Monument aux Mobiles“ wurde 1894 für die im Krieg von 1870 gefallenen Soldaten errichtet. Es zeigt die Verkörperung des bewaffneten Frankreichs, zu deren Füßen tapfere Soldaten liegen. Das Gefallenendenkmal ist häufig der Ausgangspunkt von Demonstrationen, die je nach Protestziel den Weg über die Canebière und dem Alten Hafen zum historischen Rathaus oder zur Präfektur einschlagen. Häufig gehen hier aber auch Paraden und Umzüge los, wie z. B. am Nationalfeiertag, dem 14. Juli, oder beim Karneval, wo die Helden des Tages unter dem Jubel des stets zum Feiern aufgelegten Publikums stolz ihre Kostüme auf der Canebière vorführen! Kirche Les Réformés.
Im 14. Jahrhundert ließen sich die Augustiner-Eremiten am Alten Hafen nieder, wo heute die Kirche Saint-Ferréol steht. Im 16. Jahrhundert wurde der Orden reformiert, und der daraus hervorgehende Bettlerorden erbaute am Ende der Canebière ein neues Kloster. Während der Revolution wurden die Mönche jedoch zerstreut. Im Jahre 1803 wurde in dem ständig anwachsenden Viertel eine neue Gemeinde gegründet. Ein Priester der 1625 vom Heiligen Vinzenz von Paul gegründeten Kongregation der Mission wurde zum ersten Pfarrer bestellt. Die neue Kirche wurde nach den Plänen des Architekten Reybaud im neugothischen Stil erbaut. Geweiht wurde sie im Jahr 1888. Hundert Jahre später wurde der Verein ASPRA ins Leben gerufen, um das Bauwerk zu erhalten. Im Jahr 1998 wurden endlich 4 Glocken in einem der beiden Kirchtürme installiert, die vom Boden der Krypta aus gemessen 69 Meter hoch aufragen, und somit Aufschluss über die imposanten Ausmaße der Kirche geben. Sehenswertes im Innern: die von Didron geschaffenen Kirchenfenster mit Darstellungen der wichtigsten Szenen aus der Bibel sowie provenzalischer Heiligen. Außerdem die Taufbecken, der Hochaltar aus Marmor, Lapislazuli, Onyx, vergoldeter Bronze mit Emailverzierungen, die Kanzel, der aus dem Jahr 1999 stammende Altar aus Marmor mit dem alten Kommunionstisch, die vom Marseiller Bildhauer Botinelly geschaffene Skulptur des Christus auf dem Grabtuch.
Dutch
Maar pas met het vertrek van het Groot Arsenaal aan het eind van de 18e eeuw werd de Canebière doorgetrokken naar de haven en werden prachtige gebouwen opgetrokken Het Tweede Keizerrijk en de koloniale expansie zetten de stad op zijn kop: grote openingen werden geopend, rijke gebouwen werden opgetrokken en er ontstond een nieuwe haven. De Canebière beleefde zijn hoogtijdagen tijdens de Derde Republiek dankzij de intense intellectuele en commerciële activiteit in de cafés, hotels en warenhuizen.
De Canebière verwierf een internationale reputatie en werd al snel een symbool van Marseille en zijn haven. Pas in 1928 werd de Canebière officieel uitgebreid van de Oude Haven tot aan de Eglise des Réformés, waardoor de Rue Noailles en de Allées de Meilhan erbij kwamen. Sommige gebouwen zijn geclassificeerd als historische monumenten. Een van de eerste grote cafés op de Canebière, het Café Turc (op de voormalige plaats van het Office du Tourisme et des Congrès) was vanaf 1850 de verplichte doorgang voor reizigers naar het Oosten. Een salon in oosterse stijl kwam uit op de rue Prince de Beauvau. In het midden van de grote zaal met uitzicht op de Canebière troonde een monumentale fontein met daarop een klok met vier wijzerplaten. Als symbool van de openheid van Marseille voor de wereld markeerde het de Turkse, Chinese, Arabische en Europese tijd. Het weelderige decor en de sfeer zijn vaak opgeroepen in de literatuur. Het Turkse café verdween na de Eerste Wereldoorlog. De Rue Beauvau werd in 1785 geopend op het terrein van het Arsenal des Galères, en werd genoemd naar een gouverneur van de Provence. Het was een van de eerste straten in Marseille die van trottoirs werden voorzien. Noteer op nummer 4 het Hôtel Beauvau waar Lamartine in 1832 en George Sand en Frédéric Chopin in 1835 verbleven.
Het Operahuis. De inwoners van Marseille zijn altijd liefhebbers geweest van theater en opera. In verschillende delen van de stad werden verschillende theaters gebouwd om aan deze plaatselijke rage tegemoet te komen. Het Grand Théâtre werd echter pas gebouwd na de verkoop van de grond van het Arsenal des Galères in 1781 (een van de clausules van de verkoopakte bevatte de verplichting om een operahuis te bouwen volgens het principe van een eeuwigdurende concessie). Het hele terrein werd door het Ministerie van Marine afgestaan aan de stad, die het drie jaar later verkocht aan een bedrijf onder leiding van de Genuese Rapalli. Hij ging door met de bouw van gebouwen, wat leidde tot buitengewone prijsstijgingen. De hele wijk was toen georganiseerd rond dit grote terrein en de straten waren gewijd aan het theater en de muziek (Corneille, Molière, Lully, enz.) en aan de grote vertegenwoordigers van het koningshuis in de Provence. Het Grand Théâtre, ingehuldigd in 1787, was het werk van architect Benard. In neoklassieke stijl ontwierp hij het als een tempel van muziek en dans. In 1919 verwoestte een brand de zaal en het podium volledig en bleven alleen de hoofdmuren, de Ionische zuilengalerij en de bewerkte gevel over. De architect Gaston Castel werd, in samenwerking met Raymond Ebrard, aangesteld om het operagebouw van 1921 tot 1924 te herbouwen in Art Deco stijl. Het idee van Castel was om de bouwplaats open te stellen voor een groot aantal scheppers en technici die op alle gebieden zouden moeten ingrijpen: schilderkunst, beeldhouwkunst, mozaïek, ijzerwerk.
Op de gevel zijn de vier allegorische figuren van Sartorio te zien, evenals de zin op de bovenste kroonlijst: "De kunst ontvangt schoonheid van Aphrodite, ritme van Apollo, evenwicht van Pallas, en dankt beweging en leven aan Dionysus". In de zaal boven de omlijsting van de scène "De geboorte van de schoonheid" van Antoine Bourdelle, in rood stucwerk op een gouden achtergrond in de grote foyer, twee prachtige vazen die speciaal voor deze grote ruimte zijn ontworpen door de manufactuur van Sèvres en de plafonddecoratie van Carrera die de mythe van Orpheus en Eurydice illustreert in zure tinten. De originaliteit van het gebouw is dat het erin geslaagd is de neoklassieke stijl van de 18e eeuw te vermengen met de Art Deco stijl van de 20e eeuw. De grote hotels
Een van de mooiste creaties is ongetwijfeld het voormalige Hôtel du Louvre et de la Paix van architect Pot, waar nu de winkel C&A is gevestigd. De gevel biedt bezoekers een monumentale entree omlijst door vier weelderige kariatiden die de vier continenten voorstellen (Europa, Azië, Amerika en Afrika). Dit hotel werd geclassificeerd als een eerste klas hotel en had 250 kamers, 20 salons en 2 restaurants. Het bleef in bedrijf tot 1941, toen het werd gevorderd en gekocht door de Franse marine, toen bezet door de Kriegsmarine. Na de oorlog en tot 1977 keerde de marine terug, richtte haar kantoren in, gebruikte de ontvangstruimten voor officiële evenementen, de officiersmess… Het decor is dan zoals het was onder het Tweede Keizerrijk. In 1980, na 3 jaar van verwaarlozing en verval, werd het gebouw verkocht. De architecten behielden alleen de gevels, het trappenhuis en twee salons, die als Historisch Monument werden geklasseerd, en in 1984 opende de C&A-winkel zijn deuren. Binnen, links, is de trap nog zichtbaar en achterin de winkel verbergen gewone deuren deze twee prachtige salons, getuigen van het weelderige tijdperk van het Grand Hôtel du Louvre et de la Paix. In dit hotel maakten de gebroeders Lumière in 1896 hun eerste film in Marseille, "Entrée en gare de La Ciotat". Het hotel Noailles werd gebouwd door de architect Bérengier in 1865. Het is een heel mooi gebouw, veel soberder van architectuur dan het Louvre en de Vrede, met een centraal voorplein bekroond door een driehoekig fronton. De gevel wordt onderbroken door afwisselend driehoekige en gebogen frontons. Het was ooit een zeer luxueus hotel en tot 1979 "daalden" de groten en goeden van de wereld, of het nu kunstenaars of politici waren, af naar de Noailles.
Alle hotels in de Rue Noailles waren zo beroemd dat er dagelijks een rubriek in de krant aan werd gewijd. Vandaag omgevormd tot politiebureau, blijft de Noailles niettemin een prestigieus adres. De Allées de Meilhan
De uitbreiding van 1666 voorzag in de aanleg van een openbare promenade achter de wallen. Het werk werd pas in 1775 voltooid dankzij de intendant van de Provence, Sénac de Meilhan. Deze steegjes waren toen beroemd om hun guinguettes waar jongeren kwamen om zich te vermaken en te dansen. De stijl van de gebouwen verschilt sterk van die van de Canebière en de Rue Noailles, en de meeste dateren van het einde van de 18e eeuw. Men vindt er ook het type "3-ramen Marseille" dat men verderop langs de boulevard Longchamp aantreft. Het is op dit deel van La Canebière dat de santonkermis werd gehouden. Het is een van de levendigste en populairste tradities van Marseille. De oorsprong van de santonkermis gaat terug tot de dag na de Revolutie en maakt het tot de oudste santonkermis van de Provence. De santonbeurs in Marseille is elk jaar geopend van de laatste zondag van november tot 31 december. Hij wordt ingehuldigd onder het geluid van tamboerijnen en in aanwezigheid van een vrolijke menigte, aan het einde van de Provençaalse mis van de santonmakers in de kerk Saint-Vincent de Paul les Réformés. De muziektent
De metalen tribune vervangt sinds 1911 een oudere houten tribune. Een Wallace fontein, die in Longchamp Park te vinden zal zijn, werd hier in de jaren 1930 geïnstalleerd. Het monument voor mobieltjes
Het werd hier in 1894 opgericht ter nagedachtenis aan de soldaten uit Marseille die tijdens de oorlog van 1870 sneuvelden. U ziet het Franse leger met de dappere soldaten aan zijn voeten. Het Monument aux Mobiles is het vertrekpunt van de demonstraties die langs de Canebière naar de Vieux-Port gaan, en dan vaak naar het Hôtel de Ville of de prefectuur, afhankelijk van de aard van de grieven! Maar het is ook de plaats waar de optochten worden gevormd, of het nu voor de 14e juli is of voor het carnaval, wanneer de helden van de dag trots paraderen op de Canebière, toegejuicht door de menigte die altijd klaar is om te feesten! De gereformeerde
In de 14e eeuw vestigden de kluizenaars van Sint-Augustinus zich op de plaats van de kerk Saint-Ferréol les Augustins, gelegen aan de Oude Haven. In de 16e eeuw werd een hervorming van hun cultus georganiseerd en bouwden de Augustins Déchaux een ander klooster voorbij de Canebière. Tijdens de Revolutie werden de monniken verspreid. In 1803 werd een nieuwe parochie opgericht in dit district, waarvan de bevolking groeide. Een priester van de Missie, een congregatie die in 1625 door Sint Vincent de Paul was gesticht, werd de eerste pastoor. De bouw van de nieuwe neogotische kerk was gebaseerd op de plannen van de architect Reybaud. De kerk werd ingewijd in 1888. In 1989 werd de ASPRA opgericht om het gebouw te beschermen. In 1998 werd uiteindelijk een beiaard van vier klokken geplaatst in een van de twee torenspitsen. Hun hoogte, 69 meter boven de cryptevloer, geeft een idee van de imposante afmetingen van de kerk. Binnen verwijzen de glas-in-loodramen van Didron naar de belangrijkste scènes uit de Bijbel en de heiligen van de Provence. De doopvont, het hoofdaltaar in marmer, lapis lazuli, onyx, verguld brons versierd met email, de preekstoel in gebeeldhouwd hout, het marmeren altaar dat in 1999 werd gemaakt met de oude communietafel, de Christus van de Heilige Lijkwade door de beeldhouwer Botinelly uit Marseille.
Español
Sobre la calle Prince de Beauvau se abría un salón a la oriental. En el centro de la sala principal, que daba a la Canebière, destacaba una fuente monumental, sobre la cual dominaba un reloj de cuatro cuadrantes. Símbolo de la apertura de Marsella hacia el mundo, este reloj marcaba a la vez la hora turca, china, árabe y europea. Su decorado fastuoso y su ambiente han sido evocados con frecuencia en la literatura. El café turco desapareció en los días que siguieron a la primera guerra mundial. Calle Beauvau.
Esta calle fue abierta en 1785 sobre los terrenos del Arsenal de las Galeras, y lleva el nombre de un gobernador de Provenza. Fue una de las primeras calles de Marsella a la que se dotó de aceras. A destacar, en el número 4, el Hôtel Beauvau, que fue la residencia de Lamartine en 1832, así como de George Sand y Frédéric Chopin en 1835. La Ópera.
Los marselleses siempre han sido amantes del teatro y de la ópera. Para responder a esta afición local se construyeron varias salas de espectáculos en diversos puntos de la ciudad. Pero habrá que esperar a la venta de los terrenos del Arsenal des Galères en 1781 para que se pueda emprender la construcción del Grand Théâtre (una de las cláusulas del contrato de venta estipulaba la obligación de construir una ópera según el principio de concesión a perpetuidad). El conjunto de los terrenos fue cedido por el Ministerio de la Marina a la ciudad, que los revende tres años más tarde a una Compañía dirigida por el genovés Rapalli. Este personaje procede a la construcción de inmuebles, lo que va a dar lugar a extraordinarias alzas de precios. Todo el barrio va a organizarse a partir de entonces alrededor de esta vasta parcela, y las calles se dedicarán al teatro y a la música (Corneille, Molière, Lulli …) así como a los grandes representantes de la Realeza en la Provenza. El Grand Théâtre, inaugurado en 1787, fue obra del arquitecto Benard. De estilo neoclásico, fue concebido como un templo de la música y de la danza. En 1919, un incendio destruyó completamente la sala y el escenario únicamente se conservaron los muros maestros, la columnata jónica y la fachada principal en piedra tallada. El arquitecto Gaston Castel, asociado con Raymond Ebrard, fue designado para reconstruir la ópera de 1921 a 1924, en un estilo Art Déco. La idea de Castel fue abrir esa obra a una pléyade de creadores y técnicos que van a intervenir en todos los ámbitos: pintura, escultura, mosaicos, forja… Sobre la fachada pueden verse las cuatro alegorías de Sartorio, así como la siguiente frase inscrita en la cornisa superior: “El Arte recibe la Belleza de Afrodita, el ritmo de Apolo, el equilibrio de Palas, y debe a Dionisos el movimiento y la vida”. En el interior no deben dejar de apreciarse los siguientes elementos:
En la sala situada sobre el marco del escenario, “el nacimiento de la belleza”, realizada por Antoine Bourdelle, en estuco rojo sobre fondo de oro en el gran salón, dos maravillosos vasos especialmente concebidos para ese vasto espacio por la manufactura de Sèvres y el decorado del techo, obra de Carrera, que ilustra en tonos acidulados el mito de Orfeo y Eurídice.
La originalidad del edificio reside en haber conseguido mezclar el estilo neoclásico del siglo XVIII y el estilo Art Déco del siglo XX. La ópera sigue siendo uno de los raros ejemplos en el mundo de arquitectura oficial concebida en estilo Art Déco. Hôtel Louvre et Paix
Una de las más bellas realizaciones es sin duda el viejo Hôtel du Louvre et de la Paix, del arquitecto Pot, ocupado hoy en día por la tienda C&A. La fachada ofrece a los visitantes una entrada monumental, que queda encuadrada por cuatro opulentas cariátides que representan a los cuatro continentes (Europa, Asia, América y África). Este hotel estaba clasificado entre los hoteles de primera clase, y tenía 250 habitaciones, 20 salones y 2 salas de restaurantes. Funcionará hasta 1941, fecha en la que será requisado y comprado por la Marina Nacional, y después por la Kriegsmarine. Después de la guerra, y hasta 1977, la Marina vuelve, instala sus despachos, utiliza las salas de recepción para sus actos oficiales, la misa de los oficiales… El decorado se mantenía entonces tal y como era en la época del Segundo Imperio. En 1980, tras 3 años de abandono y de degradaciones, se vende el edificio los arquitectos no conservarán más que las fachadas, la escalera y dos salones que fueron declarados como Monumento Histórico, y en 1984 la tienda C&A abrió sus puertas. En el interior, a la izquierda, puede verse todavía la escalera, y al fondo de la tienda unas falsas puertas disimulan esos dos magníficos salones, testigos de la época fastuosa del Grand Hôtel du Louvre et de la Paix. Es en ese hotel en donde en 1896 tuvo lugar la primera representación cinematográfica de los hermanos Lumière en Marsella, la "Entrada en la Estación de La Ciotat". Hôtel Noailles
Fue edificado por el arquitecto Bérengier en 1865. Se trata de un edificio muy bello, mucho más sobrio en su arquitectura que el Louvre et Paix, con un saledizo central coronado por un frontón triangular. La fachada aparece distribuida sobre una alternancia de frontones triangulares y curvilíneos. En otros tiempos fue un hotel muy lujoso, y hasta 1979 los grandes personajes de este mundo, ya fueran artistas o hombres políticos, “bajaban” al Noailles. Todos los hoteles de la calle de Noailles eran, por otra parte, tan conocidos, que el periódico les dedicaba una rúbrica diaria. Hoy transformado en edificio de oficinas, el Noailles sigue siendo, sin embargo, una dirección prestigiosa.
Las Avenidas de Meilhan forman la última parte de nuestra Canebière. La ampliación de 1666 preveía la creación de un paseo público más allá de las murallas. Las obras no se terminaron hasta 1775, con la intervención del intendente de Provenza, Sénac de Meilhan. Estas avenidas tenían entonces mucha fama por los merenderos a los que acudían los jóvenes para divertirse y bailar. El estilo de los inmuebles es muy diferente del de la Canebière y del de la calle Noailles, y la mayoría de ellos datan de finales del siglo XVIII. Puede encontrarse de nuevo el estilo “marsellés de 3 ventanas”, que reaparece más adelante, en el boulevard Longchamp. Es en esta parte de La Canebière en donde se celebra cada año la feria de las figuritas. Es una de las tradiciones más vivas y más populares de Marsella. Cuando terminó la Revolución Francesa, un marsellés de los Barrios Viejos, Jean-Louis Lagnel, comienza una importante producción en serie de figuritas de arcilla, moldeadas y pintadas. Estos "santouns", o pequeños santos, se destinan a los belenes familiares. Para crear sus propios personajes, Jean-Louis Lagnel se inspira en las calles de Marsella y en los oficios de la época. Los orígenes de la feria de las figuritas se remontan a los días posteriores a la Revolución, lo que hacen de esta feria de figuritas de Belén la más antigua de toda Provenza.
En la Navidad de 1803, tres tenderos vendían figuritas de arcilla en la esquina de la Canebière y el cours Saint Louis. El pequeño mercado, tolerado por la municipalidad, se transformará muy pronto en la feria de los belenes, después de las figuritas, y conocerá un éxito fulgurante. En 1886, se trasladará a las avenidas de Meilhan. La feria de las figuritas de Marsella se abre todos los años desde el último domingo de noviembre hasta el 31 de diciembre. Su inauguración se realiza al son de los tamboriles y en presencia de un gentío feliz, a la salida de la misa de los “santonniers”, que se celebra en lengua provenzal, en la iglesia de San Vicente de Paúl – los Reformados, sobre la que volveremos más adelante. El quiosco de música, construido en metal, sustituye desde 1911 a un quiosco de madera más antiguo. En los años 1930 fue colocada una fuente Wallace, que después se recolocará en el parque Longchamp.
Le Monument aux Mobiles. Aquí se erigió también el Monumento a los Móviles en recuerdo de los soldados marselleses muertos durante la Guerra de 1870. En él puede reconocerse a Francia en armas, con los valientes soldados a sus pies. El Monumento a los Móviles es el punto de partida de las manifestaciones que bajan desde la Canebière hacia el Puerto Viejo, y después suelen dirigirse hacia el ayuntamiento, o hacia la prefectura, según sea la naturaleza de sus reclamaciones. Pero es en ese lugar en donde se forman también los desfiles, ya sean para el 14 de julio o para el carnaval, cuando los héroes del día se pasean con orgullo por La Canebière, mientras les aplaude el gentío siempre dispuesto a festejar. Les Réformés.
Durante el siglo XIV, las ermitas de San Agustín dejaron su antiguo emplazamiento para trasladarse a la iglesia de los agustinos de Saint-Ferréol, situada sobre el Puerto Viejo. En el siglo XVI se inició una reforma de su culto: los agustinos de Déchaux construyen otro convento más allá de la Canebière. Durante la Revolución, los monjes se dispersaron. En 1803 se creó una nueva parroquia en este barrio cuya población sigue aumentando. Un pastor de la Misión, congregación fundada en 1625 por San Vicente de Paúl, se convirtió en el primer cura de esa parroquia. La construcción de la nueva iglesia de inspiración neo-gótica se llevará a cabo según los planos del arquitecto Reybaud. La iglesia fue consagrada en 1888. En 1989 se creó la ASPRA para la conservación del edificio. En 1998 se colocó por fin un carillón de cuatro campanas en una de las dos agujas. Su altura, 69 metros por encima del suelo de la cripta, da una idea de las dimensiones imponentes de la iglesia. En el interior destacan los vitrales realizados por Didron, que evocan las principales escenas de la Biblia y los santos de Provenza. También, las fuentes bautismales, el altar mayor realizado en mármol, lapislázuli, ónice, bronce dorado adornado de esmaltes, la silla en madera esculpida y el altar en mármol realizado en 1999 con la vieja mesa sagrada, el Cristo del Santo Sudario del escultor marsellés Botinelly.
Italiano
La Canebière fu aperta nel 1666 durante l’ampliamento della città ordinato di Luigi XIV. Il suo nome viene dal provenzale «Canebe», canapa, in ricordo delle corderie che sorgevano qui fin dal Medioevo. Ma è solo quando scompare il Grande Arsenale alla fine del XVIII° secolo che la Canebière viene prolungata fino al porto e vi vengono costruiti begli edifici.
Il Secondo Impero e l’espansione coloniale cambiano il volto della città : vengono avviati grandi lavori di urbanizzazione, sono costruiti ricchi edifici, e viene creato un nuovo porto. La Canebière conoscerà il suo momento di gloria sotto la Terza Repubblica grazie all’intensa attività intellettuale e commerciale che regna nei caffè, nei grandi hotel, e nei grandi magazzini.
La Canebière acquisisce una reputazione internazionale e diventa molto presto un luogo simbolo di Marsiglia e del suo porto. Ufficialmente, è nel 1928 che la Canebière si estenderà dal Vecchio Porto fino alla Chiesa dei Riformati inglobando così la Rue des Noailles e le Allées de Meilhan.
Alcuni edifici sono classificati Monumenti Storici.
Il Cafè Turc (attuale ufficio del turismo e dei congressi).
Uno dei primi grandi caffè installati sulla Canebière, il Cafè Turc è dal 1850, il passaggio obbligato per tutti i viaggiatori diretti verso Oriente. Un salone all’orientale si affacciava sulla Rue Prince de Beauvau. Al centro della sala principale che guarda sulla Canebière, troneggiava una fontana monumentale sormontata da un orologio con quattro quadranti. Simbolo dell’apertura di Marsiglia sul mondo, segnava contemporaneamente l’ora turca, cinese, araba e europea. Il suo decoro fastoso e il suo ambiente sono stati sovente evocati nella letteratura.
Il Cafè Turc scomparve all’indomani della prima guerra mondiale.
Rue Beauvau.
Questa via fu aperta nel 1785 sul terreno dell’Arsenale delle Galere, e porta il nome di un governatore della Provenza. Essa fu una delle prime vie di Marsiglia dotata di marciapiedi. Da ricordare al numero 4 l’Hotel Beauvau che ospitò il poeta Lamartine nel 1832 e George Sand e Frédéric Chopin nel 1835.
L’Opera.
I marsigliesi sono sempre stati appassionati del teatro e dell’opera. Diverse sale per spettacoli sono state costruite in diversi punti della città per rispondere a questa locale passione. Ma bisognerà attendere la vendita del terreno dell’Arsenale delle Galere nel 1781 per permettere la costruzione del Gran Teatro (una delle clausole dell’atto di vendita stipulava l’obbligo di costruire un teatro dell’opera secondo il principio della concessione perpetua). L’insieme dei terreni viene ceduto dal Ministero della Marina alla città che li rivende tre anni più tardi alla Compagnia diretta dal genovese Rapalli. Egli procedette alla costruzione di edifici che creeranno straordinarie impennate di prezzi. Tutto il quartiere da allora si organizza attorno a questo vasto lotto le cui vie saranno dedicate al teatro e alla musica (Corneille, Molière, Lulli …) oltre che ai grandi rappresentanti della monarchia in Provenza.
Il Grande Teatro, inaugurato nel 1787, fu opera dell’architetto Benard. Di stile neo – classico, era stato concepito come un tempio della musica e della danza. Nel 1919, un incendio distrusse completamente la sala e il palcoscenico si salvarono soltanto i muri maestri, il colonnato ionico e la facciata principale in pietra da taglio. L’architetto Gaston Castel insieme a Raymond Ebrard fu designato per ricostruire l’opera dal 1921 al 1924 in stile Art Déco. L’idea di Castel fu di aprire questo cantiere ad una pleiade di costruttori e tecnici che intervenissero in ogni campo: pittura, scultura, mosaico, ferro battuto.
Sulla facciata, si possono vedere le quattro allegorie di Sartorio e la frase iscritta sulla cornice superiore: «L’Arte riceve la Bellezza da Afrodite, il Ritmo da Apollo, l’Equilibrio da Atena, e deve a Dionisio il movimento e la vita».
Da segnalare all’interno: Nella sala a sormontare la cornice del palcoscenico «La Nascita della Bellezza» realizzata da Antoine Bourdelle, in stucco rosso su fondo oro nel grande foyer, due superbi vasi creati espressamente per questo vasto spazio dalla manifattura di Sèvres e la decorazione del soffitto di Carrera che illustra con tonalità delicate il mito di Orfeo ed Euridice.
L’originalità dell’edificio risiede nel mix riuscito di stile neo – classico del XVIII° secolo e stile Art Déco del XX° secolo.
L'Hôtel du Louvre et de la Paix.
Una delle più belle realizzazioni è senza dubbio l’antico Hotel du Louvre et de la Paix dell’architetto Pot occupato oggi dai magazzini C&A. La facciata offre ai visitatori un’ingresso monumentale inquadrato da quattro maestose cariatidi che rappresentano i quattro continenti (l’Europa, l’Asia, l’America e l’Africa).
Quest’albergo era classificato tra gli hotel di prima categoria e aveva 250 camere, 20 saloni e 2 ristoranti. Sarà in funzione fino al 1941 quando verrà requisito e acquistato dalla Marina Nazionale e poi occupato dalla Kriegsmarine. Dopo la guerra e fino al 1977 la Marina ritorna, installa i suoi uffici, utilizza le sale di ricevimento per le manifestazioni ufficiali, la mensa degli ufficiali … La decorazione era all'epoca la stessa che durante il Secondo Impero.
Nel 1980, dopo 3 anni di abbandono e degrado, l’edificio viene venduto gli architetti conservano solo le facciate, la scala e i due saloni classificati Monumento Storico e nel 1984 il magazzino C&A apre i battenti. All’interno, a sinistra, la scala è sempre visibile e al fondo del magazzino due normalissime porte mascherano due magnifici saloni, testimoni dell’epoca fastosa del Grand Hôtel du Louvre et de la Paix. E’ in questo hotel che nel 1896, ebbe luogo la prima rappresentazione cinematografica dei Fratelli Lumière a Marsiglia "Entrée en gare de La Ciotat", "L'arrivo del treno alla stazione di La Ciotat.
L’Hotel di Noailles.
Fu edificato dall’architetto Bérengier nel 1865. E’ uno splendido edificio, molto più sobrio nell’architettura rispetto al Louvre et Paix, con un avancorpo centrale sormontato da un frontone triangolare. La facciata è scandita dall’alternanza di frontoni triangolari e curvilinei. Era un tempo un albergo molto lussuoso e fino al 1979 i grandi di tutto il mondo, artisti o uomini politici, "scendevano" al Noailles.
Tutti gli alberghi della Rue Noailles erano all'epoca così famosi che il giornale dedicava loro una rubrica quotidiana . Oggi divenuto sede di uffici, il Noailles rimane comunque un indirizzo prestigioso.
Di fronte, sul luogo dell’edificio in cemento costruito dall’architetto Pouillon negli anni ‘50 si ergeva un tempo il bel palazzo che ospitava le Nouvelles Galeries, i grandi magazzini che vendevano "le novità". La famosa torretta d’angolo, comune a questo stile di magazzini, appariva nella città come un punto di riferimento urbano importante per gli abitanti ma anche per i numerosi viaggiatori che attraversavano la Rue Noailles per "scendere" verso il Vecchio Porto. Purtroppo, nell’ottobre 1938, un tragico incendio distrusse il Grande Magazzino , e 73 persone vi trovarono la morte. Le carenze d' intervento dei pubblici poteri durante questo evento provocò un cambiamento dell'amministrazione municipale e dal 1939 al 1945, la città venne amministrata dal prefetto, mentre il sindaco dell’epoca non aveva che il ruolo di presidente del Consiglio Municipale. E’ in quest’occasione che venne creato il Corpo dei Pompieri di Marsiglia che ancora oggi vigila sulla sicurezza della città.
Le Allées de Meilhan
Le Allées de Meilhan formano l’ultima parte della nostra Canebière. L’ingrandimento del 1666 prevedeva la creazione di una passeggiata pubblica al di là dei bastioni. I lavori furono terminati solo nel 1775 grazie all’Intendente della Provenza, Sénac de Meilhan. Questi viali erano allora famosi per le guinguettes, le balere dove i giovani venivano a divertirsi e ballare.
Lo stile degli edifici è molto diverso da quello della Canebière e della Rue Noailles, essi risalgono per la maggior parte alla fine del XVIII° secolo. Si ritrova allora la tipologia delle «3 finestre» che si ritroverà più in là sul Boulevard Longchamp. E’ su questa parte della Canebière che si teneva ogni anno la Fiera dei Santons, una delle tradizioni più vive e popolari di Marsiglia.
Dal mese di dicembre 2005, durante i lavori sulla Canebière, la Fiera dei Santons si svolgerà sul Corso d'Estienne d'Orves (quartiere vecchio Porto).
Il kiosque à musique.
Il chiosco per la musica, in metallo sostituisce dal 1911 un chiosco in legno più antico. Una fontana Wallace, che si ritroverà nel Parco Longchamp, è stata sistemata qui nel 1930.
Il "Monument Mobiles".
Il "Monument aux Mobiles" è stato eretto qui nel 1894 in ricordo dei soldati marsigliesi morti durante la guerra nel 1870. Sono riconoscibili la Francia Armata che ha ai suoi piedi i valorosi soldati. Il Monumento è il punto di partenza delle varie manifestazioni di protesta che scendono dalla Canebière verso il Vecchio Porto, e poi si dirigono verso il Municipio o verso la prefettura secondo il motivo della protesta! Ma è anche là che iniziano le sfilate, sia per il 14 luglio che per il carnevale quando gli eroi del giorno si pavoneggiano fieri sulla Canebière, applauditi da una folla sempre pronta a fare festa!
I Riformati.
Nel XIV° secolo, gli eremiti di Sant’Agostino si installarono sul luogo della chiesa di Saint-Ferréol les Augustins, situata sul Vecchio Porto. Nel XVI° secolo, si avvia una riforma del loro culto gli Agostiniani Déchaux costruiscono un altro convento al di là della Canebière. Durante la Rivoluzione, i monaci si disperdono. Nel 1803, una nuova parrocchia viene creata in questo quartiere in cui la popolazione aumenta. Un prete della Missione, congregazione fondata nel 1625 da San Vincenzo de Paoli ne diviene il primo curato. La costruzione della nuova chiesa di ispirazione neo – gotica avverrà secondo i piani dell’architetto Reybaud. La chiesa è consacrata nel 1888. Nel 1989, per salvaguardare l’edificio, viene creata l’ASPRA. Nel 1998, un carillon di quattro campane viene infine sistemato su una delle due guglie. La loro altezza, 69 m al di sopra della cripta, dà un’idea delle imponenti dimensioni della chiesa.
All’interno: le vetrate realizzate da Didron che rievocano le principali scene della Bibbia e dei Santi della Provenza, i fonti battesimali, l’altare maggiore in marmo, lapislazzuli, onice, bronzo dorato ornato di smalto, il pulpito in legno scolpito, l’altare in marmo realizzato nel 1999 con l’antica tavola di comunione, il Cristo di Saint Suaire dello scultore marsigliese Botinelly.