Description
Maison de naissance d’Augustin Marlorat, grande figure de la Réforme, en 1506 et, en 1509, de Martin, son frère, qui sera du camp de la Contre-Réforme.
Orphelin très jeune, Augustin est confié par son tuteur à la communauté des Augustins de Bar, alors que, né en 1506 dans l’Hôtel sis actuellement au 54, rue des Ducs-de-Bar, dans une lignée de juristes de la cour des comptes de Bar, il aurait dû, comme aîné, hériter des biens, des livres de droit et de la charge de son père. C’est son cadet, Martin Le Marlorat, qui le fera. Augustin dira plus tard, à son procès, qu’il n’avait pas défroqué, puisque le faire « entrer en moinerie » avait été une manœuvre pour s’emparer de son bien. Ayant étudié les Écritures, les langues des humanités, Augustin prononça ses vœux en 1524. Moine augustin, lettré, fin prédicateur, prêtre, puis converti à la cause réformée pour s’être trop approché des thèses qu’il entendait combattre, il dut, après avoir renoncé à son statut et à sa charge, s’enfuir à Genève. D’abord correcteur d’imprimerie, notamment pour l’hébreu, il devint collaborateur de Calvin, commentateur, humaniste, ami de Théodore de Bèze, pasteur à Vevey et à Crissey. Lorsque les protestants de Rouen l’appellent en 1561, parce qu’ils manquent de pasteurs et de prédicateurs, il prend le risque de rentrer au royaume de France. Il adresse alors à la régente Catherine de Médicis sa « Remontrance à la Royne, mère du Roy par ceux qui sont persecutez pour la parolle de Dieu en laquelle ils rendent raison des principaux articles de la Religion, et qui sont aujourd’hui en dispute ». Celle-ci réunit à Poissy puis à Saint-Germain, des colloques, entre réformés et non réformés, où Augustin Marlorat est présent, y compris, en janvier 1562, pour répondre aux objections de la Sorbonne. Ce travail de recherche des conditions d’un « vivre ensemble », aboutira bien à la reconnaissance, par Catherine de Médicis, de « la nouvelle religion », l’édit de janvier 1562. Mais dès le 1er mars, à peine deux mois après, a lieu le massacre de Wassy. Les catholiques, incités par les Guise, à reprendre le terrain perdu, prennent les armes pour se rendre maîtres des villes acquises aux protestants. Fin octobre 1562, Augustin Marlorat, lors de la prise de Rouen, sera capturé, supplicié, pendu et décapité.
Son œuvre est constituée de commentaires, d’index pour les éditions du Nouveau Testament, de la Genèse, de la Sainte Bible, des Prophéties d’Isaïe, du livre de Job. Il a collaboré avec Calvin, par les citations des Écritures et leur commentaire, à l’Institution de la religion chrétienne. Il a composé un Thesaurus des Écritures Saintes ainsi que cent cinquante oraisons ou prières en prose française a la fin de chacun des cent cinquante psaumes de David traduits en rimes par Clément Marot et Théodore de Bèze.
Martin Le Marlorat put étudier le droit, probablement à Paris. D’abord notaire au tabellionnage de Bar, il fut procureur et receveur au Petit Couvent des sœurs grises. Ennobli en 1556 après son mariage avec Jeanne de Bar, elle-même de noble lignage, il est autorisé à porter blason, d’azur à une croix recroisetée d’or, et devise (Cruce cresco : « la croix m’accroît ». Après avoir occupé la fonction de conseiller auditeur en la chambre des Comptes, il fut appelé, en 1566, à la charge très importante de procureur général au baillage de Bar. Monseigneur Aimond, dans son Histoire de Bar-le-Duc, souligne que le propre frère du théologien de la Réforme Augustin Marlorat, Martin le Marlorat, « se signala par son zèle à poursuivre les Réformés à Bar et dans les environs », en 1572, par un édit intimant à tout huguenot de vendre tous ses biens et d’émigrer dans le délai d’un an, édit suivi par exemple par Jean Errard l’ingénieur qui dut partir en France et par Ligier Richier le sculpteur qui quitta le duché pour aller à Genève.
Le quatrième fils de Martin, mort dans cette maison en 1638, Gabriel Le Marlorat, conseiller auditeur, comme son père, en la Chambre des Comptes à partir de 1601, rédigea son journal de juriste qui éclaire l’histoire de Bar de 1605 à 1632.
English
Birthplace of Augustin Marlorat, a leading figure of the Reformation, in 1506 and, in 1509, of his brother Martin, who was to join the Counter-Reformation movement.
Orphaned at a very young age, Augustin was entrusted by his guardian to the Augustinian community of Bar, even though, born in 1506 in the Hôtel now located at 54, rue des Ducs-de-Bar, into a line of jurists from the Bar Court of Accounts, he should have inherited his father?s property, law books and office as the eldest child. His youngest son, Martin Le Marlorat, did just that. Augustine would later claim, at his trial, that he had not defrocked, since making him "enter a monastery" had been a maneuver to seize his property. Having studied the Scriptures and the languages of the humanities, Augustine took his vows in 1524. Augustinian monk, scholar, fine preacher, priest, then converted to the Reformed cause for having come too close to the theses he intended to fight, he had to flee to Geneva after renouncing his status and his office. Initially a printer?s proofreader, notably for Hebrew, he became Calvin?s collaborator, commentator, humanist, friend of Theodore de Bèze, and pastor in Vevey and Crissey. When the Protestants of Rouen called on him in 1561, because they were short of pastors and preachers, he took the risk of returning to the kingdom of France. He sent his "Remontrance à la Royne, mère du Roy par ceux qui sont persecutez pour la parolle de Dieu en laquelle ils rendent raison des principaux articles de la Religion, et qui sont aujourd?hui en dispute" to the regent Catherine de Médicis. In January 1562, Augustin Marlorat also took part in a series of colloquia at Poissy and Saint-Germain, attended by Reformed and non-Reformed alike, to respond to the Sorbonne's objections. This effort to find the conditions for "living together" led to Catherine de Médicis?s recognition of the "new religion" in the Edict of January 1562. But on March 1st, barely two months later, the Wassy massacre took place. The Catholics, incited by the Guise to regain lost ground, took up arms to take control of the towns acquired by the Protestants. At the end of October 1562, Augustin Marlorat was captured, tortured, hanged and beheaded during the capture of Rouen.
His work includes commentaries and indexes for editions of the New Testament, Genesis, the Holy Bible, the Prophecies of Isaiah and the Book of Job. He collaborated with Calvin on the Institution of the Christian Religion, quoting Scripture and commenting on it. He composed a Thesaurus des Écritures Saintes and one hundred and fifty oraisons or prayers in French prose at the end of each of the one hundred and fifty psalms of David translated into rhyme by Clément Marot and Théodore de Bèze.
Martin Le Marlorat studied law, probably in Paris. Initially a notary at the Tabellionnage de Bar, he became procurator and collector at the Petit Couvent des Soeurs Grises. Ennobled in 1556 following his marriage to Jeanne de Bar, herself of noble lineage, he was authorized to bear the coat of arms azure, a cross crosslet gold, and the motto Cruce cresco: "la croix m?accroît" ("the cross increases me"). After serving as an auditor at the Chambre des Comptes, in 1566 he was appointed to the important position of public prosecutor at the Baillage de Bar. Monseigneur Aimond, in his Histoire de Bar-le-Duc, points out that the brother of Reformation theologian Augustin Marlorat, Martin le Marlorat, "distinguished himself by his zeal in pursuing the Reformed in Bar and the surrounding area", in 1572, with an edict instructing all Huguenots to sell all their possessions and emigrate within a yearthis edict was followed, for example, by Jean Errard, the engineer, who had to leave for France, and by Ligier Richier, the sculptor, who left the duchy to go to Geneva.
Martin?s fourth son, Gabriel Le Marlorat, who died in this house in 1638, was, like his father, an auditor at the Chambre des Comptes from 1601, and wrote his jurist?s diary, which sheds light on the history of Bar from 1605 to 1632.
Deutsch
Geburtshaus von Augustin Marlorat, einer großen Persönlichkeit der Reformation, im Jahr 1506 und von Martin, seinem Bruder, der 1509 auf der Seite der Gegenreformation stehen wird.
Als sehr junger Waise wurde Augustin von seinem Vormund der Gemeinschaft der Augustiner in Bar anvertraut, obwohl er, der 1506 im heutigen Hotel 54, rue des Ducs-de-Bar, in einer Linie von Juristen am Rechnungshof von Bar geboren wurde, als ältester Sohn die Güter, die Rechtsbücher und das Amt seines Vaters hätte erben sollen. Dies tat jedoch sein jüngerer Bruder, Martin Le Marlorat. Augustinus sagte später bei seinem Prozess, dass er nicht aus dem Orden ausgeschieden sei, da es ein Manöver gewesen sei, ihn "in die Mönchskutte zu stecken", um an sein Eigentum zu gelangen. Nachdem er die Heilige Schrift und die Sprachen der Geisteswissenschaften studiert hatte, legte Augustinus 1524 seine Gelübde ab. Er war ein Augustinermönch, ein Gelehrter, ein guter Prediger, ein Priester und wurde dann zum reformierten Glauben bekehrt, weil er den Thesen, die er bekämpfen wollte, zu nahe gekommen war, und musste, nachdem er seinen Status und sein Amt aufgegeben hatte, nach Genf fliehen. Er begann als Druckereikorrektor, vor allem für Hebräisch, und wurde zu Calvins Mitarbeiter, Kommentator, Humanist, Freund von Théodore de Bèze und Pfarrer in Vevey und Crissey. Als ihn 1561 die Protestanten in Rouen anriefen, weil es ihnen an Pastoren und Predigern mangelte, ging er das Risiko ein, ins französische Königreich zurückzukehren. Er schrieb an die Regentin Katharina von Medici seine "Remontrance à la Royne, mère du Roy par ceux qui sont persecutez pour la parolle de Dieu dans laquelle ils rend raison des principaux articles de la Religion, et qui sont aujourd'hui en dispute" (Remonstration an die Königin, Mutter des Königs, von denen, die wegen des Wortes Gottes, in dem sie die wichtigsten Artikel der Religion begründen, und die heute in Streit stehen, verfolgt werden). In Poissy und später in Saint-Germain fanden Kolloquien zwischen Reformierten und Nichtreformierten statt, an denen auch Augustin Marlorat teilnahm, unter anderem im Januar 1562, um auf die Einwände der Sorbonne zu antworten. Diese Suche nach den Bedingungen für ein "Zusammenleben" führte schließlich zur Anerkennung der "neuen Religion" durch Katharina von Medici, dem Edikt vom Januar 1562. Doch schon am 1. März, nur zwei Monate später, kam es zum Massaker von Wassy. Die Katholiken, die von den Guise dazu angestiftet wurden, verlorenes Terrain zurückzuerobern, griffen zu den Waffen, um die von den Protestanten erworbenen Städte in ihre Gewalt zu bringen. Ende Oktober 1562 wird Augustin Marlorat bei der Eroberung von Rouen gefangen genommen, gefoltert, gehängt und geköpft.
Sein Werk umfasst Kommentare, Indizes für die Ausgaben des Neuen Testaments, der Genesis, der Heiligen Bibel, der Prophezeiungen Jesajas und des Buches Hiob. Mit Calvin arbeitete er durch Schriftzitate und deren Kommentierung an der Institution de la religion chrétienne mit. Er verfasste einen Thesaurus der Heiligen Schriften sowie 150 Orationen oder Gebete in französischer Prosa am Ende jedes der 150 Psalmen Davids, die von Clément Marot und Théodore de Bèze in Reime übersetzt wurden.
Martin Le Marlorat konnte Jura studieren, wahrscheinlich in Paris. Zunächst war er Notar im Tabellariat von Bar, dann Prokurator und Einnehmer im Kleinen Kloster der grauen Schwestern. Nach seiner Heirat mit Jeanne de Bar, die selbst von edler Abstammung war, wurde er 1556 geadelt und durfte das Wappen (Azur mit einem goldenen Kreuz) und das Motto (Cruce cresco: "Das Kreuz erhöht mich") führen. Nachdem er das Amt des Auditors in der Rechnungskammer innegehabt hatte, wurde er 1566 in das sehr wichtige Amt des Generalstaatsanwalts in der Vogtei Bar berufen. Monsignore Aimond betont in seiner Geschichte von Bar-le-Duc, dass der Bruder des reformierten Theologen Augustin Marlorat, Martin le Marlorat, "sich durch seinen Eifer bei der Verfolgung der Reformierten in Bar und Umgebung hervortat". 1572 erließ er ein Edikt, das jeden Hugenotten aufforderte, sein gesamtes Hab und Gut zu verkaufen und innerhalb einer Frist von fünf Jahren aus der Stadt zu fliehendiesem Edikt folgten beispielsweise der Ingenieur Jean Errard, der nach Frankreich gehen musste, und der Bildhauer Ligier Richier, der das Herzogtum verließ, um nach Genf zu gehen.
Martins vierter Sohn, Gabriel Le Marlorat, der 1638 in diesem Haus starb und wie sein Vater ab 1601 Auditor in der Rechnungskammer war, schrieb sein Juristentagebuch, das die Geschichte von Bar von 1605 bis 1632 beleuchtet.
Dutch
De geboorteplaats van Augustin Marlorat, een leidende figuur in de Reformatie, in 1506 en, in 1509, van Martin, zijn broer, die aan de kant van de Contrareformatie stond.
Augustin, die op zeer jonge leeftijd wees werd, werd door zijn voogd toevertrouwd aan de Augustijnengemeenschap in Bar, hoewel hij, geboren in 1506 in het Hôtel dat zich nu bevindt op Rue des Ducs-de-Bar 54, in een geslacht van advocaten van de Rekenkamer van Bar, als oudste kind de bezittingen, wetboeken en het kantoor van zijn vader had moeten erven. Het was zijn jongste zoon, Martin Le Marlorat, die dat deed. Augustinus zou later tijdens zijn proces zeggen dat hij hem niet uit het ambt had ontzet, omdat hem "het klooster in laten gaan" een manoeuvre was geweest om zijn eigendom in beslag te nemen. Nadat hij de Schrift en de talen van de menswetenschappen had bestudeerd, sprak Augustinus in 1524 zijn geloften uit. Hij was een Augustijner monnik, een geleerde, een goede prediker, een priester, maar later bekeerde hij zich tot de gereformeerde zaak omdat hij te dicht bij de stellingen kwam die hij wilde bestrijden. Nadat hij afstand had gedaan van zijn status en zijn ambt, moest hij vluchten naar Genève. Begonnen als corrector bij een drukker, met name voor Hebreeuws, werd hij Calvijns medewerker, commentator, humanist, vriend van Theodore de Bèze en pastoor in Vevey en Crissey. Toen de protestanten van Rouen in 1561 een beroep op hem deden omdat ze een tekort aan predikanten hadden, nam hij het risico om terug te keren naar het koninkrijk Frankrijk. Hij stuurde zijn "Remontrance à la Royne, mère du Roy par ceux qui sont persecutez pour la parolle de Dieu en laquelle ils rendent raison des principaux articles de la Religion, et qui sont aujourd?hui en dispute" naar de regentes Catherine de Médicis. Deze riep in Poissy en vervolgens in Saint-Germain colloquia bijeen tussen gereformeerden en niet-gereformeerden, waarbij Augustin Marlorat aanwezig was, onder andere om in januari 1562 te reageren op de bezwaren van de Sorbonne. Dit werk om de voorwaarden te vinden voor een "samenleven" leidde tot de erkenning van de "nieuwe religie" door Catherine de Médicis in het Edict van januari 1562. Maar op 1 maart, nauwelijks twee maanden later, vond het bloedbad van Wassy plaats. De katholieken, aangemoedigd door de Guise om verloren terrein terug te winnen, namen de wapens op om de controle over de door de protestanten verworven steden over te nemen. Eind oktober 1562 werd Augustin Marlorat gevangen genomen, gemarteld, opgehangen en onthoofd tijdens de inname van Rouen.
Zijn werk bestaat uit commentaren en indexen voor edities van het Nieuwe Testament, Genesis, de Heilige Bijbel, de Profetieën van Jesaja en het Boek Job. Hij werkte samen met Calvijn aan de Institutie van de Christelijke Religie, citeerde uit de Schrift en becommentarieerde deze. Hij schreef een Thesaurus van de Heilige Schrift en honderdvijftig oraties of gebeden in Frans proza aan het einde van elk van de honderdvijftig psalmen van David, vertaald op rijm door Clément Marot en Théodore de Bèze.
Martin Le Marlorat studeerde rechten, waarschijnlijk in Parijs. Aanvankelijk was hij notaris bij de tabellionnage in Bar, daarna procureur en collecteur bij het Petit Couvent des Soeurs Grises. Hij werd in 1556 in de adelstand verheven na zijn huwelijk met Jeanne de Bar, zelf van adellijke afkomst. Hij kreeg toestemming om het wapenschild, azuurblauw met een kruis in kruisvorm Or, en het devies (Cruce cresco: "la croix m?accroît") te dragen. Nadat hij als auditor in de Chambre des Comptes had gewerkt, werd hij in 1566 benoemd tot de zeer belangrijke functie van openbaar aanklager in de Baillage van Bar. Monseigneur Aimond wijst er in zijn Histoire de Bar-le-Duc op dat de broer van de reformatorische theoloog Augustin Marlorat, Martin le Marlorat, "zich onderscheidde door zijn ijver in het vervolgen van de gereformeerden in Bar en omgeving", in 1572 met een edict dat alle hugenoten verplichtte al hun bezittingen te verkopen en binnen een jaar te emigrerendit edict werd bijvoorbeeld gevolgd door Jean Errard, de ingenieur, die naar Frankrijk moest vertrekken, en door Ligier Richier, de beeldhouwer, die het hertogdom verliet om naar Genève te gaan.
De vierde zoon van Martin, die in 1638 in dit huis overleed, Gabriel Le Marlorat, vanaf 1601 net als zijn vader auditeur bij de Kamer van koophandel, schreef zijn juridisch dagboek, dat licht werpt op de geschiedenis van de Bar van 1605 tot 1632.
Español
Lugar de nacimiento de Augustin Marlorat, figura destacada de la Reforma, en 1506 y, en 1509, de Martin, su hermano, que estaba del lado de la Contrarreforma.
Huérfano desde muy joven, Augustin fue confiado por su tutor a la comunidad agustiniana de Bar, a pesar de que, habiendo nacido en 1506 en el Hôtel situado actualmente en el 54, rue des Ducs-de-Bar, en el seno de una estirpe de abogados del Tribunal de Cuentas de Bar, debería haber heredado los bienes, los libros de derecho y el despacho de su padre como hijo mayor. Fue su hijo menor, Martin Le Marlorat, quien lo hizo. Agustín diría más tarde, en su juicio, que no lo había desaforado, ya que hacerle "entrar en el monasterio" había sido una maniobra para apoderarse de sus bienes. Tras estudiar las Escrituras y las lenguas de las humanidades, Agustín pronunció sus votos en 1524. Monje agustino, erudito, buen predicador, sacerdote, se convirtió más tarde a la causa reformada porque se acercó demasiado a las tesis que pretendía combatir. Tras renunciar a su estatuto y a su oficio, tuvo que huir a Ginebra. Empezando como corrector de imprenta, sobre todo de hebreo, se convirtió en colaborador de Calvino, comentarista, humanista, amigo de Teodoro de Bèze y pastor en Vevey y Crissey. Cuando en 1561 los protestantes de Ruán le llamaron por falta de pastores y predicadores, se arriesgó a regresar al reino de Francia. Envió a la regente Catalina de Médicis su "Remontrance à la Royne, mère du Roy par ceux qui sont persecutez pour la parolle de Dieu en laquelle ils rendent raison des principaux articles de la Religion, et qui sont aujourd'hui en dispute". Ésta convocó, en Poissy y luego en Saint-Germain, coloquios entre reformados y no reformados, en los que estuvo presente Augustin Marlorat, incluso, en enero de 1562, para responder a las objeciones de la Sorbona. Este trabajo para encontrar las condiciones de la "convivencia" condujo al reconocimiento de la "nueva religión" por Catalina de Médicis en el Edicto de enero de 1562. Pero el 1 de marzo, apenas dos meses después, se produce la masacre de Wassy. Los católicos, alentados por los Guisa para recuperar el terreno perdido, se alzaron en armas para tomar el control de las ciudades adquiridas por los protestantes. A finales de octubre de 1562, Augustin Marlorat fue capturado, torturado, ahorcado y decapitado durante la toma de Ruán.
Su obra consiste en comentarios e índices para ediciones del Nuevo Testamento, el Génesis, la Santa Biblia, las Profecías de Isaías y el Libro de Job. Trabajó con Calvino en la Institución de la Religión Cristiana, citando las Escrituras y comentándolas. Compuso un Tesauro de las Sagradas Escrituras, así como ciento cincuenta oraciones u oraciones en prosa francesa al final de cada uno de los ciento cincuenta salmos de David traducidos en rima por Clément Marot y Théodore de Bèze.
Martin Le Marlorat estudió Derecho, probablemente en París. Inicialmente notario en el tabellionnage de Bar, fue fiscal y recaudador en el Petit Couvent des Soeurs Grises. Ennoblecido en 1556 tras su matrimonio con Jeanne de Bar, ella misma de noble linaje, fue autorizado a llevar el escudo de armas, de azur con una cruz cruzada de or, y el lema (Cruce cresco: "la croix m'accroît"). Tras ejercer como auditor en la Chambre des Comptes, en 1566 fue nombrado para el importantísimo cargo de fiscal en el Baillage de Bar. Monseigneur Aimond, en su Histoire de Bar-le-Duc, señala que el hermano del teólogo de la Reforma Augustin Marlorat, Martin le Marlorat, "se distinguió por su celo en la persecución de los reformados en Bar y sus alrededores", en 1572, con un edicto que obligaba a todos los hugonotes a vender todas sus posesiones y emigrar en el plazo de un añoeste edicto fue seguido, por ejemplo, por Jean Errard, el ingeniero, que tuvo que marcharse a Francia, y por Ligier Richier, el escultor, que dejó el ducado para ir a Ginebra.
El cuarto hijo de Martin, fallecido en esta casa en 1638, Gabriel Le Marlorat, auditor, como su padre, en la Chambre des Comptes desde 1601, escribió su diario jurídico, que arroja luz sobre la historia del Colegio de Abogados de 1605 a 1632.
Italiano
Luogo di nascita di Augustin Marlorat, figura di spicco della Riforma, nel 1506 e, nel 1509, di Martin, suo fratello, che si schierò dalla parte della Controriforma.
Rimasto orfano in tenera età, Augustin fu affidato dal suo tutore alla comunità agostiniana di Bar, anche se, essendo nato nel 1506 nell'Hôtel oggi situato al 54 di rue des Ducs-de-Bar, in una linea di avvocati della Corte dei Conti di Bar, avrebbe dovuto ereditare i beni, i libri di diritto e lo studio del padre in quanto primogenito. Fu il figlio minore, Martin Le Marlorat, a farlo. Agostino dirà in seguito, al processo, che non lo aveva defraudato, poiché farlo "entrare in monastero" era stata una manovra per impadronirsi dei suoi beni. Dopo aver studiato le Scritture e le lingue umanistiche, Agostino pronunciò i voti nel 1524. Monaco agostiniano, studioso, fine predicatore, sacerdote, si convertì in seguito alla causa riformata perché troppo vicino alle tesi che intendeva combattere. Dopo aver rinunciato al suo status e alla sua carica, dovette fuggire a Ginevra. Partito come correttore di bozze, in particolare per l'ebraico, divenne collaboratore di Calvino, commentatore, umanista, amico di Theodore de Bèze e pastore a Vevey e Crissey. Quando i protestanti di Rouen lo chiamarono nel 1561 perché erano a corto di pastori e predicatori, corse il rischio di tornare nel regno di Francia. Inviò alla reggente Caterina de Médicis la sua "Remontrance à la Royne, mère du Roy par ceux qui sont persecutez pour la parolle de Dieu en laquelle ils rendent raison des principaux articles de la Religion, et qui sont aujourd?hui en dispute". A Poissy e poi a Saint-Germain, quest'ultima convocò colloqui tra riformati e non riformati, ai quali Augustin Marlorat partecipò anche, nel gennaio 1562, per rispondere alle obiezioni della Sorbona. Questo lavoro per trovare le condizioni di "convivenza" portò al riconoscimento della "nuova religione" da parte di Caterina de Médicis nell'Editto del gennaio 1562. Ma il 1° marzo, appena due mesi dopo, ebbe luogo il massacro di Wassy. I cattolici, incoraggiati dai Guisa a riconquistare il terreno perduto, prendono le armi per riprendere il controllo delle città acquisite dai protestanti. Alla fine di ottobre del 1562, Augustin Marlorat fu catturato, torturato, impiccato e decapitato durante la presa di Rouen.
La sua opera consiste in commenti e indici per le edizioni del Nuovo Testamento, della Genesi, della Sacra Bibbia, delle Profezie di Isaia e del Libro di Giobbe. Lavorò con Calvino all'Istituzione della religione cristiana, citando le Scritture e commentandole. Compose un Tesauro delle Sacre Scritture e centocinquanta orazioni o preghiere in prosa francese alla fine di ciascuno dei centocinquanta salmi di Davide tradotti in rima da Clément Marot e Théodore de Bèze.
Martin Le Marlorat studiò legge, probabilmente a Parigi. Inizialmente notaio presso il tabellionnage di Bar, fu procuratore e collettore presso il Petit Couvent des Soeurs Grises. Nobilitato nel 1556 in seguito al matrimonio con Jeanne de Bar, anch'essa di nobile lignaggio, fu autorizzato a fregiarsi dello stemma, d'azzurro con una croce incrociata d'oro, e del motto (Cruce cresco: "la croix m?accroît"). Dopo aver prestato servizio come revisore dei conti presso la Chambre des Comptes, nel 1566 fu nominato all'importantissima carica di pubblico ministero presso il Baillage of Bar. Monseigneur Aimond, nella sua Histoire de Bar-le-Duc, ricorda che il fratello del teologo della Riforma Augustin Marlorat, Martin le Marlorat, "si distinse per il suo zelo nel perseguire i riformati a Bar e nei dintorni", nel 1572, con un editto che imponeva a tutti gli ugonotti di vendere tutti i loro beni ed emigrare entro un annoquesto editto fu seguito, ad esempio, dall'ingegnere Jean Errard, che dovette partire per la Francia, e dallo scultore Ligier Richier, che lasciò il ducato per andare a Ginevra.
Il quarto figlio di Martin, che morì in questa casa nel 1638, Gabriel Le Marlorat, revisore dei conti, come il padre, alla Chambre des Comptes dal 1601, scrisse il suo diario giuridico, che getta luce sulla storia di Bar dal 1605 al 1632.